‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 33 sur 232 · CONSCIENCE · texte numérisé non relu

CONSCIENCE

parties ne pourra donner congé k Tautre qu'en observant les délais fixés par l'usage des lieux.

L'usage à Paris est de donner congé six semaines d'avance, pour les locations de 400 fr. et au-dessous ; trois mois, pour les locations au-dessus de 400 fr., et six mois, pour les boutiques, magasins, établissements commerciaux, corps de logis entier, maison entière. Les locations partent du 1" janvier, i" avril, !«■■ juillet et 1" octobre.

Conisteriuni. — Pièce des gymnases ou palestres antiques où l'on gardait une sorte de poussière très fine que l'on faisait venir d'Egypte pour les lutteurs. On leur en frottait le corps, après les avoir oints, pour leur permettre de se saisir, parce que l'huile et la sueur auraient, sans ce moyen, rendu leur peau trop glissante.

Le conisteriuni était situé à droite de Yephebeum dont il était séparé par le coriceum (voy. ces mots).

Coiioïde, adj. — Surface conokle :

surface de douelle d'un berceau croisant une voûte annulaire.

Cette surface est engendrée par une droite qui se meut en restant toujours horizontale et en s'appuyant, d'une part, contre l'axe vertical de la voûte annulaire, de l'autre, contre une courbe elliptique tracée au choix du constructeur.

Conscience, s. f. — Terme de serrurerie et de marbrerie qui sert à désigner une pièce en fer, ou en bois garnie

Fig. 1149.

de fer (fig. 1149), que l'on pose sur la

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poitrine pour soutenir et pousser le foret pendant qu'on le fait tourner avec un archet.

Conservation des bois. — Exposés à l'influence des agents atmosphériques et aux alternatives de sécheresse et d'humidité, les bois s'altèrent, pourrissent et finalement tombent en poussière. L'action de la sève, qui renferme des matières solubles, susceptibles de fermenter, est la cause principale de la détérioration du bois ; c'est donc ce liquide qu'on doit chasser ou dont il faut annuler les effets si l'on veut assurer la conservation de la pièce.

La dessiccation naturelle ou artificielle des bois doit, par conséquent, précéder leur emploi ; l'introduction, dans le tissu fibreux, d'agents chimiques destinés à combattre le travail de fermentation de la sève, constitue un procédé plus récent. Parlons d'abord du séchage.

Dessiccation des bois. Cette opération se fait par exposition à l'air libre ou par immersion : dans tous les cas, on doit d'abord, après l'abatage, enlever toutes les parties altérées, vider les noeuds ' pourris et les remplir de goudron.

; La dessiccation naturelle à l'air est le j système le plus ancien et le plus ré- I pandu. On dépose les bois sous des hangars où on les empile, de manière que l'air puisse circuler autour, sans toutefois amener un séchage trop rapide. A cet effet, on pose les premiers rangs sur des chantiers et on en place d'autres audessus, en interposant des pièces de rebut appelées tasseaux ou épingles.

Si l'on manque de hangar, on emploie le même procédé, en couvrant les bois de paille ou de paillassons ; l'exposition doit durer au moins trois ans.

Ld. dessiccation artificielle se fait par la vapeur ; on comprend dans cette opération : le lessivage, dans lequel on soumet les bois à l'action de la vapeur dans un réduit clos en maçonnerie ; Y essorage ou exposition des pièces, pendant un mois, dans un local sec, bien aéré ;

CONSERVATION

CONSERVATION

Yétîivage ou séjournement des bois pendant un mois également, dans une salle chaufîée à 25 ou 30°. Les bois ainsi desséchés deviennent quelquefois cassants et toujours très hygrométriques, ce qui nuit à leur durée.

L'immersion ou flottage des bois, employée surtout pour les bois durs, a pour but de luUer la dessiccation en dissolvant les matières solubles contenues dans la sève ; Teau courante est préférable à Teau stagnante pour cette opération ; trois mois d'immersion et trois à quatre semaines d'exposition à l'air suffisent pour donner des bois propres à être mis en œuvre.

L'immersion dans Teau de mer rend les bois hygrométriques et les fait pourrir rapidement. La vase et le sable humide peuvent, suivant les circonstances locales dans lesquelles on se trouve, remplacer l'eau pour Timmersion.

On a encore proposé d'expulser la sève du bois par compression, par Faction de la chaleur, de Teau bouillante ou par le séchage à Tétuve ; mais, de tous ces procédés, le meilleur est encore le plus simple et le plus ancien : c'est la dessiccation lente à l'air libre qui donne les meilleurs résultats. Néanmoins, la plupart des bois employés à Paris dans les constructions sont des bois flottés.

Injection des bois. Ce système de conservation est basé sur le principe de la transformation dans le bois, par les agents ciiimiques, des substances solubles, fermentescibles et attaquables aux insectes, en substances insolubles et à l'abri de la fermentation et des attaques. A cet efï'et, on introduit dans Jes canaux séveux un li(iuide contenant une matière antisepti(|ue, telle (]ue le sublimé coi'rosif, le sulfate et le pyrolignitc de fer, le chlorure de zinc, un mélange de sulfate et de sulfure de barium, la créosote et le sulfate de cuivre. Cette dei'nière substance, considérée comme un des lUfilleurs préservatifs, ne résiste pas dans des teiM'aiiis impré-

gnés de substances ammoniacales, parce que le cuivre est dissous par l'ammoniaque. Le sulfate de baryte, qui est une des substances les plus insolubles que l'on connaisse, qui résiste aux décompositions ammoniacales comme à l'action de chlorures, parait être la matière la plus convenable à adopter pour Yinjection du bois. Cette opération a lieu par la double décomposition, dans le corps du bois, du sulfate de fer et du sulfure de bariura, injectés successivement dans le bois ; mais il y a ceci à craindre : c'est que les deux liquides ne s'introduisant pas simultanément dans le bois, l'un chasse l'autre, sans que le mélange et, par suite, la double décomposition aient lieu.

C'est pourquoi ce système, qui avait été longtemps appliqué , a été abandonné pour d'autres substances et pour le procédé de simple injection.

Aujourd'hui, les deux substances les plus ordinairement employées pour la conservation des bois, sont le sulfate de cuivre et la créosote, ou mieux les goudrons liquides provenant de la distillation de la houille et qui sont riches en ci'éosote. On fait surtout en France usage de la première de ces substances; la seconde est plus particulièrement employée en Angleterre.

Ce qu'il importe de faire par Yinjection des bois, c'est de chasser ou de modifier l'albumine végétale qu'ils renferment, parce que cette matière est la principale cause de Taltération des végétaux, dès qu'ils se trouvent soustraits aux conditions de leur existence.

C'est, en effet, par l'albumine que la fermentation se transmet et se développe dans les bois coupés. En outre, elle sert d'aliment ou d'engrais aux végétations cryptogames, d'amorce et de nouri'iture aux vers et insectes qui travaillent à la destruction anticipée de la plante. Mais il ne suflit pas de chasser l'albumine pour assurer la conservation du bois, il faut encore faire absorber au tissu ligneux des substances capables de

CONSERVATION

CONSERVATION

transformer ralbumine qui n'aurait pas été éliminée et de résister elles-mêmes à Taction des milieux où le bois doit être employé.

Le procédé dHnjection qui a paru tout d'abord le plus simple a été l'immersion dans un bain de la substance préservatrice. C'est ce que fit, dès 1813, le baron de Champy, qui plaça dans un bain de suif fondu, maintenu à la température de 130% des bois destinés h servir de revêtements aux murs intérieurs d'une poudrerie pour les préserver de l'bumidité.

On a employé aussi Fimniersion pour injecter au sulfate de cuivre, soit à froid, soit à cbaud, des traverses de chemin de fer.

L'immersion dans un bain de sublimé corrosif (bichlorure de mercure), employée dans le procédé Kyan, donne de bons résultats, mais est trop dispendieuse.

L'idée de l'injection des bois par pression est due à M. Bréant ; le principe est le suivant : soumettre les bois dans un appareil disposé ta cet effet à une pression de plusieurs atmosphères ; cette idée a été réalisée, sur une grande échelle, par M. Payn et perfectionnée par MM. Léger et Fleury-Pironnet, de telle sorte que l'on peut exécuter une injection complète en deux heures et renouveler plusieurs fois l'opération dans une journée. Cette opération peut s'exécuter soit par la différence de niveau des Hquides injectants, soit par l'entremise d'une pompe foulante. Par le second procédé, on peut obtenir jusqu'à 10 et 12 atmosphères.

Le procédé par succion a été inventé par M. Boucherie : un réservoir contenant une dissolution de sulfate de cuivre ou de pyrolignite de fer entoure le pied de l'arbre encore debout ou récemment abattu et garni de ses feuilles. La force naturelle qui produit le mouvement de la sève détermine l'absorption du liquide par deux fortes entailles pratiquées sur le tronc. Cette méthode,

quoique très simple, a l'inconvénient d'exiger que le travail d'injection se pratique en forêt ; M. Boucherie l'a remplacée par l'infdtration, sous une pression convenable, dans le sens des cellules longitudinales, de la substance antiseptique.

A cet etïet, la dissolution, sortant d'un réservoir placé assez haut, est amenée par un tube sur l'extrémité de la pièce ou sur une fente pratiquée au milieu, et finit par remplir toutes les veines du bois, si bien que le liquide sort à l'extrémité opposée à celle par laquelle il est entré.

Le procédé Boucherie est en usage pour la préparation des bois destinés aux traverses de chemin de fer, poteaux télégraphiques, etc.

Les matières employées dans cette opération, le sulfate de cuivre ou le pyrolignite de fer, ne préviennent pas seulement la pourriture et la vermoulure, mais encore rendent la combustion plus difficile et durcissent les fibres du bois ; il en résulte que l'on peut employer, après les avoir soumis à Yinjection, des bois rejetés jusqu'ici comme trop tendres.

Les bois qui s'injectent le mieux par ce dernier système sont le hêtre, le charme, le bouleau, le platane, l'orme, le pin sylvestre et le pin maritime ; mais le chêne se refuse à Vinjection, non-seulement dans le cœur, mais aussi dans l'aubier.

Il est vrai que la durée propre du chêne fait que celte question est moins importante à son égard que pour les essences repoussées de tout service, à cause de leur résistance insuffisante.

La pénétration plus ou moins facile du liquide antiseptique dans le tissu ligneux dépend non-seulement de la nature de ce ligneux, mais encore des qualités du liquide injectant.

C'est ainsi que l'infiltration du sulfate de fer est plus rapide que celle du sulfate de cuivre.

Les acides s'injectent plus facilement

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que les sels; la soude et la potasse sont aisément absorbées. On peut donc employer, pour certaines substances, d'autres procédés cVinJection que les procédés par infiltration ou par pression en vase clos. On parvient, d'ailleurs, très facilement à injecter le bêtre au sulfate de cuivre si, en plaçant les pièces debout dans le bain et la tête debors, on ajoute l'action de la cbaleur à la pression du liquide.

On a essayé aussi d'ajouter à V injection par infdtration le vide fait à l'extrémité opposée à celle par laquelle le liquide est introduit dans une plante, que ce vide soit fait à Tabri d'une ligature imperméable et bien étancbe, au moyen d'une pompe aspirante, ou plus simplement par la combustion de matières légères et flambantes en vase clos.

Ce procédé est excellent; mais il exige un grand nombre d'appareils simultanés et beaucoup de bras pour l'exécuter.

M. le comte A. d'Adhémar propose, dans le Dictionnaire des arts et manufactures de Laboulaye, un procédé nouveau qui a pour principe : Vinjection des bois par double décomposition, à l'aide de l'immersion mixte.

Dans une première cuve en tôle, plaquée de plomb à l'intérieur, on met un bain contenant 1 pour 100 d'acide sulfurique, auquel on ajoute 'J/2 pour 100 d'un agent variable suivant les qualités spéciales que l'on veut donner au bois et pris dans la série des sulfates et des aluns. Cette cuve est munie d'un fourneau à sa partie inférieure. Une autre cuve de même modèle est destinée à recevoir un bain de cblorure debarium.

On place les bois à injecter debout dans des paniers quadrangulaires en fort treillis de fer et disposés de manière à s'adapter au vide de la cuve.

On les enlève au moyen d'un truck suspendu pour les plonger l'un à la suite de l'autre dans le bain d'acide sulfuriipie, dont on peut élever la tempé-

rature jusqu'à 100°. Dès que l'on reconnaît sur les têtes des bois qui surmontent le bain que le liquide injectant y est parvenu, on retire les paniers pour les immerger dans la seconde cuve contenant le cblorure de barium , maintenu à une température de 60 à 100°.

La première injection à l'acide demande trois beures ; il en faut bien six pour la seconde au cblorure.

Ces divers procédés (ï injection des bois sont employés notamment pour les traverses des cbemins de fer.

Carbonisation des bois. Un autre procédé de conservation très répandu depuis quelque temps, grâce aux travaux de M. de Lapparent, consiste dans la carbonisation superficielle des bois.

Sous l'action d'un jet de gaz enflammé, il se forme une pellicule audessous de laquelle le bois présente une couche brunâtre, torréfiée, dans laquelle se trouvent développés des produits créosotes qui sont éminemment antiseptiques. Ce mode de conservation est applicable, en particulier, au chêne, qui, comme nous l'avons dit, se laisse difficilement pénétrer par les liquides.

Conservation des bois ouvrés. Les agents les plus efficaces, pour préserver de la destruction les bois mis en œuvre, après dessiccation, sont la peinture à l'huile et les enduits au goudron.

Console, s. f. — Support en pierre, bois ou métal, destiné à soutenir un membre saillant d'architecture tel que balcon, galerie, corniche, colonne suspendue, ou bien encore un vase, une statue, etc.

Les clefs d'archivolte et les chambranles sont souvent ornés de consoles (voy. Clef, Chambranle).

Ces supports atTectent des formes très diverses ; on distingue :

La console à enroulements, qui porte une volute en haut et en bas; nous en donnons ici deux exemples : le premier (fig. 1150) est une console appartenant à

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rarchitecture du xvii'^ siècle et des

— 93 - CONSOLE

de Féglise de Saint-Gilles (Gard); ce sup-

iirr

Fig. 1150.

tinée à supporter un buste ; le second exemple (fig. 1151) est un support de balcon du xvni* siècle, établi audessus de la porte d'entrée d'un hôtel situé , à Paris , rue de Braque , au Marais ;

La console arasée, dont les enroulements affleurent les côtés ;

La console plate, en forme de corbeau (voy. ce mot) ;

La console renversée, dont le plus grand enroulement est en bas ; on en voit des exemples sur les colonnes qui forment avant-corps aux pavillons du nouveau Louvre.

L'usage des consoles est très ancien (voy. Corbeau).

La console antique a pour forme générique le talon (voy. ce mot) ; celle du moyen âge est de forme très variée et présente les aspects divers de culots, de mascarons, de culs-de-lampe (voy. ces mots).

Nous donnons (fig. 1152) une console romane ornée de feuillage, qui est tirée

Fig. 1151.

port est un de ceux qui soutiennent le

CONSOLE

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bandeau supérieur de la face intérieure de Tabside (1).

La Renaissance, bien que revenant aux formes antiques, donna cependant aux consoles des formes très diverses.

La figure 1153 représente une console

Fig. 1153.

de cette époque qui appartient à Thôlel d'Assczat, à Toulouse ; elle reçoit la retombée d'arcs qui soutiennent une galerie en encorbellement. Nous avons donné (lig. 1150 et 1151) des exemples de consoles des xvn'' et xvni" siècles.

Aujourd'bui, l'usage des balcons à forle saillie a généralisé l'emploi, sur les

(1) Révoil, Architecture romaiie

façades des maisons d'habitation , de

Fig. 1154.

consoles également très saillantes ainsi que le montre la figure 1154.

Dans les constructions légères, on se sert de consoles en bois découpé, par

Fig. 1155.

exemple, pour soutenir des toits saillants (fig. 1155).

La forme en potence plus ou moins ornée, indiquée par la figure 1156, est souvent aussi très employée pour les consoles destinées à supporter Tégout pendant d'une couverture ou la saillie de pannes sur un mur pignon.

On emploie aussi des consoles en fer forgé ; celle que représente la figure 1157 se trouve dans le réfectoire du couvent de rAssomption à Auteuil.

CONSOLE

Enfin, nous signalerons, clans les

Tarbalétrier, comme on le fait souvent,

Fig. 1156.

constructions modernes , remploi de

Fig. 1157.

consoles destinées à soulager la portée des fermes de grande ouverture. La figure 1158 représente une console en fonte placée sous le pied d'un arbalétrier de ferme, dans la salle d'attente de la gare Saint-Lazare, à Paris. L'architecte a eu soin d'accuser l'extrémité du tirant dans la console même, et cela est d'autant plus rationnel, qu'il est inutile de prolonger le tirant jusqu'au pied de

Fig. 1158.

puisque la console est solidaire de Tarbalétrier.

Constructeur, s. m. — Nom que l'on donne à celui qui dirige, d'après les plans, l'exécution d'une construction quelconque.

Construction, s. f. — 1° D'une manière générale, art de bâtir ; dans un sens plus restreint, partie de l'architecture dont l'objet spécial est Vexécution.

La construction a pour base l'étude des sciences physiques, chimiques et naturelle:^ et comprend la connaissance des matériaux et des procédés nécessaires à leur mise en œuvre.

1° La connaissance des matériaux

embrasse la nature des terres ; les diverses espèces de matériaux tels que pierres, marbres, briques, chaux, plâtre, stucs, mortiers, ciments, bétons, bitume, bois, etc. ; leur nature, leur pesanteur spécifique, leurs qualités de résistance.

2° La mise en œuvre emploie les moteurs animés, tels que les hommes, les animaux, les instruments, machines, outils, etc., le tracé des ouvrages, enfin la série des arts mécaniques qui concourent à rérection des édifices, savoir : la terrasse, la maçonnerie, la charpente, la couverture, la menuiserie, la serrurerie, le carrelage, le pavage, la plomberie, la fontainerie, la fumisterie, la peinture d'impression et en décors, la sculpture, la quincaillerie, la vitrerie, la miroiterie, le treillage, le jardinage, etc. (voy. ces mots).

A ces deux grandes divisions de la construction , il convient d'ajouter la partie administrative : comptabilité, dil'ection des agents, approvisionnements des chantiers, et la législation des bâtiments.

2° On donne aussi le nom de construction à tout édifice public ou privé ; on dislingue les constructions urbaines, rurales, civiles, religieuses, monastiques, mditaires, etc.

On désigne encore ainsi la disposition des parties des éléments d\m édifice.

Législation. L'administration n a pas le droit de régler le mode de construction intérieure des bâtiments. Elle ne peut non plus imposer la symétrie dans hi construction des façades établies le long do la voie publicjue, ni certaines dispositions particulières, qu'en vertu d'une loi spéciale ou d'une convention volontairement souscrite par le propi'iétaire.

Los dislances et les règles à observer, pour certaines constructions, sont fixées par divers règlements et usages particuliers.(voy. Alignement, Cheminée, Fosse, Puits, Saillie, etc.).

Les conslructious prorisoires, con-

96 contiguïté.

structions légères, telles qu'appentis, échoppes, qu'une ordonnance royale du 24 décembre 1823 permet d'élever pour masquer tout renfoncement entre deux maisons, pourvu qu'il n'ait pas au-delà de 8 mètres de longueur et que sa profondeur soit au moins de 1 mètre, ne doivent pas excéder la hauteur du rezde-chaussée, et le retranchement de l'une des maisons attenantes entrame leur suppression.

Les angles de toute espèce de retranchement au-dessus de 8 mètres de longueur peuvent être masqués par des constructions légères en forme de pan coupé, mais dans les conditions énoncées ci-dessus.

Le préfet de police doit toujours être consulté sur les demandes formulées à cet effet.

Contiguïté, s. f. — Etat des choses qui se touchent : deux ]fnaisons, deux terrains sont contigus si rien ne les sépare.

Législation. Mur contigu : mur de clôture élevé à l'extrémité d'un héritage et joignant, sans nul intermédiaire, la propriété limitrophe. Ce mur peut, sauf les prohibitions de police et à moins de stipulation contraire, porter tous les ouvrages autorisés par les règlements généraux et les lois du voisinage ; mais, comme les murs contigus peuvent devenir mitoyens (voy. ce mot) sur la première réquisition du voisin, il est prudent, si l'on doit y adosser des constructions , telles que fosses d'aisances, puits, cheminées, etc., de se conformer, dans l'établissement de ces ouvrages, aux règlements en vigueur sur les murs mitoyens.

Le propriétaire d'un mur contigu ne peut faire écouler les eaux provenant de son héritage sur la propriété voisine ; il ne peut non plus établir sur ce mur des vues droites ou obliques (voy. Vues), mais des jours de soufi"rance à verre dormant que le voisin peut masquer, s'il a intérêt à le faire, et même bou-

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