CONTRE-CLEF
cher en acquérant la mitoyenneté. Les autres vues, telles que lucarnes et soupiraux, sont également des jours de tolérance qui peuvent être supprimés, au gré du propriétaire limitrophe, ou du moins rétablis aux distances imposées pour les vues (voy. ce mot).
La servitude d appui (voy. Servitude) n'autorise pas le voisin à percer le mur contigu d'outre en outre, et, s'il le faisait par la tolérance du propriétaire dudit mur, il devrait se conformer aux règles établies plus haut ; de plus, cette servitude empêche, de son côté, le propriétaire du mur de le percer d'outre en outre, à l'endroit où se trouve appuyée la construction voisine.
Le droit de passage sur l'héritage limitrophe existe, dans le cas de clôture forcée , pour les réparations du mur jugées indispensables , et moyennant indemnité. En outre, le voisin ne peut appuyer contre ledit mur ni constructions fixes ou mobiles, ni même des objets, tels qu'amas de pierres, de terres, de fumier, etc. Toutefois, l'application de ce règlement n'est pas sévèrement exécutée.
La tolérance pendant trente ans, par le propriétaire du mur, de l'appui d'une construction quelconque enlève à ce dernier le droit de la faire disparaître, et dans ce cas, le mur est réputé mitoyen, pour la partie occupée par ces ou^Tages.
Le voisin peut cependant exécuter, sur le parement qui est de son côté, certains travaux, tels qu'enduits et peintures, lesquels travaux ont pour effet de conserver le mur plutôt que de l'altérer.
L'acquisition de la mitoyenneté d'un mur contigu est un droit pour le propriétaire voisin; de même, le copropriétaire d'un mur mitoyen peut céder sa part de mitoyenneté et rendre le mur contigu (voy. Acquisition, Mitoyenneté).
Contour, 5. m. — Ligne qui détermine la dimension et l'apparence d'une
surface ou d'un corps; on dit: le contour d'une colonne.
Contouriieinent, s. m. — On appelle contournement des fibres, le défaut du bois qui lui fait donner le nom de bois rebours (voy. ce mot).
Contracture, s. f. — Diminution ou rétrécissement continu d'une colonne dans sa partie supérieure.
Contre-allée, s. f. — Voy. Allée.
Contre-arètier, s. ni. — Ardoise ou tuile qui précède celle qui est coupée obliquement pour former Yarétier. On dit aussi contre-approche (voy. Arêtier).
Contre-bas, Contre-haut (En),
loc. adv. — On dit, dans les travaux du bâtiment, qu'un objet est en contre-bas ou en contre-haut d'un autre, quand il est à un niveau inférieur ou supérieur : une fosse est généralement en contrebas du sol des caves.
Contre-bàti, s. m. — Bdti que l'on
place au droit d'une baie percée dans un mur. Ce bdti est à l'opposé de celui qui reçoit la porte et lui-même ne reçoit pas de battant.
Contre-bouter ou Contre-bu-
ter, V. a. — Contenir la poussée d'un arc ou d'une plate-bande, l'écartement d'un mur, au moyen d'un contrefort, d'un arc-boutant ou d'un étai ; on dit : un pilier, une poutre contre-boutante .
Contre-chambranle, 5. m. — Voy. Chambranle.
Contre-clavette, s. f. — Clavette de renfort qui se place contre une autre pour compléter le serrage de deux pièces.
Contre-clef, s. f. — Nom que Ton donne aux voussoirs placés immédiate-