‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 37 sur 232 · CONTRE-MUR · texte numérisé non relu

CONTRE-MUR

Contre-latter, v. a. — Latter une entaillée à cet effet, repose sur la cor cloison ou un pan de bois sur chaque ■ nière inférieure, face, pour recouvrir en plâtre ces ouvraffes.

Contre-lobes, s. m. pi. — Petites arcalures garnissant l'intérieur de certains arcs dans l'architecture des xni° , xiv^ et xv^ siècles ( voy. Lobe).

Contremaître, s. m. — Dans un atelier, on donne ce nom à celui qui dirige le travail des ouvriers ; on l'appelle aussi chef (Vatelier ( voy. Atelier).

Contremarche, s. f. — Pièce verticale qui, dans un escalier, forme le devant de la marche.

Les contremarches des escaliers en

Fig. 1170.

bois sont des planches verticales C (lig. 1170) qui s'assemblent à rainures et languettes avec les planches formant les marches supérieure et inférieure ; les rainures se trouvent sur la marche et les languettes sur la contremarche.

Si le limon est apparent, sa face intérieure reçoit l'encastrement de la contremarche; si cette pièce est à crémaillère, elle est coupée à onglet et reçoit l'onglet de la contremarche.

On fait des escaliers dans lesquels les marches seules sont en bois (fig. 1171) : les contremarches sont des tôles renforcées de cornières qui s'appuient sur un limon à crémaillère également en lôlc. Le devant de la marche prend son assiette sur la cornière supérieure de la contremarche et la pai'lie postérieure.

l^isr. 1171,

Contremarque, s. f. — On donne ce nom à des traits de différentes sortes que font les charpentiers sur les pièces de bois façonnées pour les reconnaître au montage.

Contre-mur, s. m. — Seconde muraille que l'on adosse à un mur pour le fortitîer ou le garantir, par exemple, lorsqu'on veut faire, à proximité d'un I mur de clôture, mitoyen ou non, une ' fosse d^aisances, une fosse à chaux ou à j fumier, une care, une cheminée, un ! four, un fourneau, une écurie, une bergerie, etc. (voy. ces mots).

Un contre-mur est également indispensable quand on veut amonceler le long du mur des malières telles (jue terres, pierres, bois, fers, fumiers, etc., capables de l'endommager, par l'elTet de leui' poussée, par les éléments corrosifs qui y sont contenus ou par Thumidilé que ces matières peuvent engendrer.

On fait encore un contre-mur si l'on veut construire à la limite de deux héritages placés à des niveaux ditTérents.

Dans ce cas, le terrain nécessaire pour

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