CONTRE-LATTE
nissent au corps du bâtiment, au point où s'exerce la poussée des voûtes.
Des clochetons, des statues, des pinacles servent plus tard autant à décorer
Fig. 1169.
les contreforts qiïk augmenter leur résistance à Técartement, en leur donnant plus de poids (voy. Arc-boutant).
A Fépoque de la Renaissance, les contreforts furent remplacés par des colonnes engagées d'ordres gréco-romains et auxquelles succédèrent plus tard des consoles renversées.
Aujourdluii, on emploie le contrefort soit comme pilier de maçonnerie, soit comme colonne en saillie : les pavillons du nouveau Louvre, à Paris, présentent ainsi des colonnes surmontées de consoles renversées et faisant fonction de contreforts.
Les murs de soutènement doivent être construits avec empâtement ou renforcés par des piliers butants dont on réunit souvent les sommets par des arcs, pour répartir les poussées et économiser la matière. Les murs élevés et isolés doivent être pourvus de contreforts es-
pacés d'environ 4 mètres ; la saillie varie suivant la hauteur du mur. La liaison entre la muraille et Téperon doit être aussi complète que possible, et le niveau des fondations doit être le même.
Contre-fruit, s. m. — Voy. Fruit.
Contre-garde, s. f. — Arcfutec- TURE MiLiTAmE. Ouvrage en terre revêtu de maçonnerie et servant à couvrir un bastion.
La contre-garde est construite en avant d'un bastion, ses faces étant parallèles à celles de cet ouvrage ; elle en est séparée par un fossé et un autre fossé la sépare du chemin couvert. La hauteur de l'escarpe est de 5 à 6 mètres.
Contre -haut {En), loc. adv.
Contre -bas.
Voy.
Contre-heurtoir, s. m. — Fer qui
reçoit le choc du heurtoir.
Contre-jamhage, s. m. — Petit mur dont on renforce un jambage de fourneau ou de cheminée de cuisine.
Contre-jauger, v. a. — Charpente. Reproduire sur la deuxième face des bois les lignes tracées sur la première face pour tailler exactement les joints, les tenons et les mortaises.
On se sert, dans cette opération, du compas de charpentier dit compas de poche (voy. Compas).
Contre-jumelles, s. f. pi. —
Pavés placés deux à deux de façon que leur joint forme le milieu du ruisseau.
Contre-latte, s. f. — Couverture.
Lattes que l'on posait autrefois parallèlement aux chevrons pour soutenir l'ardoise ou la tuile.
Les contre-lattes T^onrVavùoise étaient des chevrons refendus en deux à la scie. Aujourd'hui, on remplace les contrelattes par les voliges et les lattes.