COPEAU
TURE MILITAIRE. Paroï cxtépicuro iriin fossé opposée à Vescarpe.
La contrescarpe doit avoir une hauteur d'au moins 4 mètres et une pente de 1/3 à l/:2, selon la nature des terres, pour les ouvrages de fortification passagère. Dans la fortification permanente, la contrescarpe , si elle est revêtue en maçonnerie, n'a qu'une pente de 1/20.
Contrevent, s. m. — Charpente.
Nom que Ton donne à des pièces A (fig. 1174) posées obliquement, dans le
Fig. 1174.
sens de la longueur d'un comble, et allant du poinçon au faîtage, pour empêcher que l'action du vent ne fasse déverser les fermes. On dit : contreventer, ou faire le contreventement.
Les fermes qui composent un cinlre ou une travée de pont sont également
Fig. WTy.
reliées par des pièces inclinées (fig. 1175)
qui garantissent le système des actions latérales pouvant s'exercer d'amont en aval ou d'aval en amont.
Menuiserie. Volet extérieur (vov. Volet).
Convenance, s. f. — En architecture, on désigne ainsi l'art d'approprier un édifice à sa destination et de choisir pour tous les membres de cet édifice la forme qui se prête le mieux à leur fonction (1).
C'est de la convenance parfaitement réalisée que naît ce genre de beauté qui s'appelle le caractère, c'est-à-dire l'expression générale du monument.
Copal, s. m. — Résine de couleur jaune, (lue l'on appelle aussi résine animée.
Le copal, substance lisse et transparente, s'obtient, par incision, du sumac copal, du coiirbaril et d'autres arbres résineux. Étendue sur du bois, du papier, du métal, etc., cette substance forme un vernis nommé vernis copal.
On l'emploie, d'ailleurs, pour la préparation des vernis durs de bonne qualité. Fondu et brûlé pendant quelques secondes, le copal peut entrer dans la composition des vernis gras.
Une espèce particulière, le copal tendre ou animé tendre est soluble dans l'essence de térébenthine. L'une des meilleures recettes pour préparer les vernis de copal est celle de Rœltger : on dissout une partie de camphre dans douze parties d'éther ; on y fait gonfler quatre parties de copal, puis on ajoute quatre parties d'alcool absolu et un quart de partie d'huile de térébenthine rectifiée.
Copean, s. w. — 1° Éclat enlevé d'une pièce de bois par un instrument tranchant.
2° Les treillageurs donnent le nom de copeaux à de petites pièces de bois fen-
(1) cil. Blaiic, Gratninaiie des arts du dessm.
CORBEAU
CORBEAU
dues très minces, qu'on unit avec la plane pour en faire des ornemenls.
Coq, s. w. — Arrêt de cliarnièrebriquet (voy. Charnière).
Coquille, s. f. — 1" Ornement de sculpture en forme de conque marine, qu'on place dans le fond de la parlie sphérique d'une niche ; ce genre de décoration est très usité depuis la Renaissance.
On emploie aussi des coquilles dans la
Fig. 1176.
sculpture sur bois; la figure 1176 représente un ornement de ce genre qui couronne des pilastres dans l'ancienne bibliothèque Sainte-Geneviève , aujourd'hui lycée Henri IV, à Paris.
^2" Coquille d'escalier : dessous des marches d'un escalier en limaçon qui porte leur délardement et présente la forme d'une coquille.
S*' Voûte en coquille : sorte de demicoupole servant à couvrir une niche (voy. ce mol).
Coquiller, ère, adj. — Calcaire coquiller : celui dans lequel on trouve de petites coquilles donnant à cette pierre des parements troués.
On dit aussi coquilleiix.
Corbeau, s. m. — 1<' Support de pierre ou de bois formant saillie sur le
parement d'un mur et destiné à soutenir une corniche, la retombée d'une arcature, l'extrémité d'une poutre, etc.
On trouve dans les amphithéâtres anciens une application des consoles ou corbeaux comme supports. On remarque, en effet, dans l'attique de ces édifices, au sommet de la façade, une suite non interrompue de corbeaux en pierre, percés verticalement d'un large trou et qui recevaient des bois dressés, auxquels étaient attachés les cables tendus vers le centre de Tédifice pour supporter un velarium destiné à mettre la foule des spectateurs à l'abri. Ces consoles
Fig. 1177.
sont représentées par la figure il 77 empruntée à la première Instruction du comité historique des arts et des monuments.
Dans les premiers temps de l'époque
Fig. 1178.
romane, les corbeaux, rappelant le modillon antique, ont la forme de parallélipipèdes plus ou moins saillants ; beau-
CORBEAU
CORBEAU
coup sont taillés en chanfrein sur leur face. Plus tard, le biseau se creuse en gorge, comme le montre la figure 1178; la poutre ainsi soutenue est dite en encorbellement. La gorge elle-même se transforme en scotie ornée de feuil-
Fig. 11-9.
lages (fig. 1179), de têtes d'hommes ou d'animaux, de figures fantastiques, de
Fig. 1180.
fleurs, de fruits, d'armoiries (fig. 1180).
Les corbeaux étaient surtout employés dans l'architeclure du moyen âge.
Vers le milieu du xni' siècle, les arcatures sont supportées par des corbeaux en forme de culs-de-lampe (voy.
ce mol).
Le retour à la console, pour remplir les mêmes fonctions, est dû à la Renaissance.
L'usage des corbeaux se retrouve dans farchitecture arabe ; ces supports afl'ectent les formes les plus variées et quelquefois les plus singulières, comme le montre la figure 1181.
2° On donne, en serrurerie, le nom de corbeaux à des supports en fer carré ou rond, à talon d'un bout, et ta scellement de l'autre. En général, il y a deux scellements, ainsi que le montre la
figure 1182. Ici, le corbeau soutient une
sablière et affecte la forme d'une con-
Fig. 1182.
sole avec enroulements de fer méplat.
Législatio-. L'existence de plusieurs
corbeaux, établis dans un mur séparatif