COULOIR
COUPE
laquelle glisse la lige d'une crémone
Fig. 1205.
(fig. 1206). Une coupe faite suivant AB
Fig. 12ÛG.
montre la forme demi-cylindrique de la
lige
'vov. Crcmone\
Couloir, s. m.— i° Passage ou dégagement dans un appartement.
2° Maçonnerie. On donne le nom de couloir à béton à une machine servant à la fabrication du mortier.
C'est une caisse rectangulaire à parois épaisses, en bois, de 2"", 50 de hauteur sur 0",80 à 1 mètre de section.
Dans l'intérieur sont placés, les uns au-dessous des autres, de trois à cinq plans inclinés successivement en sens inverse. On jette pêle-mêle par le haut les cailloux et le mortier ; la chute de ces matières sur les plans inclinés opère le mélange (pii forme le béton.
Aujourd'lmi, cet appareil est souvent remplacé par le couloir cylindrique en tôle de 2"\50 à 3 mètres de luuiteur et 0'°,60 de diamètre. A Tintérieur, des croisillons en fer, placés dans des sens différents, remplissent le même rôle que les plans inclinés dans le couloir rectangulaire.
Les ouvriers appellent ces deux appareils des bétonnières (voy. ce mot).
3" Fumisterie. Petit espace pour la circulation de la fumée entre les cloisons de brique cl les carreaux d'un poêle de construction.
Coiilottes, s. f. pi. — Pièces de bois que les scieurs de long mettent sur tréteaux pour porter les bois qu'ils ont à refendre.
Coup, s. m. — 1° Coup de crochet :
petite cavité qu'on fait avec un crochet pour dégager une moulure en plâtre dans un ravalement.
2° On dit qu'un mur prend coup quand il n'est plus à plomb et menace de tomber.
Coupe, s. f. — Architecture. 1" Vase sculpté, ovale ou circulaire, servant d'amortissement à une décoration (voy.
Vase).
2° Coupe d'édifice : dessin représentant un édifice supposé coupé, c'est-àdire dans lequel on aurait fait une section quelconque laissant voir les épaisseurs des murs, des planchers, la construction des combles, les aménagements intérieurs, etc..
La coupe a donc pour ol)jet d'indiquer, depuis la base jusqu'au sommet, les formes et les dimensions intérieures de l'édifice; elle montre l'aspect qu'il offrira au dedans, l'effet que produira sa profondeur, la manière dont il pourra être éclairé et les décorations dont il sera enrichi.
Généralement, la coupe est géométrale : les objets sont projetés sans perspective.
On choisit le plus souvent, comme ligne de coupe, les axes transversaux et longitudinaux.
Il est d'usage d'indiquer dans les coupes toutes les sections par des teintes roses si le dessin est lavé, et par des hachures obliques, s'il est rendu au trait.
Construction. 1° Se dit de Tinclinai-
COUPE
COUPE
son des joints, des vo lissoirs d'un arc ou des claveaux d'une plate-bande ; on donne à ces joints plus ou moins de coupe.
2° Coupe-larme : petit canal placé sous un appui de croisée, pour empêcher l'eau de tomber et de couler sur le mur (voy. Mouchette).
3° Coupe de fontaine (voy. Vasque).
Charpente. Sorte d'assemblage appelé joint en coupe ou à nu: on le divise en quatre espèces :
1° La coupe plate, qui est le joint en coupe proprement dit ; c'est (fig. 1207)
Fig. 1207.
la jonction sans assemblage de plusieurs pièces de bois simplement fixées ensemble par des clous ou d'autres ferrures. Ce mode d'assemblage s'emploie surtout quand on doit placer une pièce de bois entre deux autres qu'on ne peut changer de place ;
2" La paume (voy. ce mot);
3° Vembrèvement (voy. ce mot);
4" La fausse-coupe (voy. Assemblage).
Menuiserie, i** Façon de disposer sur le bois les joints des moulures et des champs, comme la coupe d'onglet (voy.
Onglet].
2" Coupe biaise : section faite sur une pièce de bois, suivant un plan oblique à son axe.
Coupe des pierres. — L'une des branches de U stéréotomie [\o\ . cemol).
C'est l'art de tailler les pierres selon le genre de construction dans lequel elles doivent entrer, et de façon qu'elles forment, une fois mises en place, un ou-
vrage solide, sans liaison de mortier ou de ciment.
Il importe de ne pas confondre l'art de la coupe des pierres avec celui de Yappareil simple. Ce dernier consiste dans l'arrangement des pierres de taille posées les unes sur les autres pour constituer un mur ou un point d'appui ; tandis que, par le premier, on forme, en pierres de taille, des voûtes et plafonds où les blocs, placés les uns à côté des autres, ne se soutiennent que grâce à leurs coupes.
On appelle plus particulièrement la taille Tensemble des méthodes qui permettent de donner au bloc les formes qu'il doit avoir ; on dit encore, dans ce sens : Vapplication du trait sur la pierre (voy. Taille, Trait).
On doit, en général, dans la coupe des pierres, éviter les angles trop aigus, et faire les surfaces de joints, autant qu'il est possible, normales aux surfaces extérieures. Le moyen le plus répandu pour guider l'ouvrier chargé de la taille est le tracé en vraie grandeur, sur un mur bien blanc, de l'épure de l'appareil.
Pour l'exécution plus facile de la taille, l'appareilleur qui dirige les ouvriers marque par avance, par des signes convenus, les faces qui doivent être le lit de pose, le lit de dessus et les parements. Au ht de pose, il donne le
Fiçr. 1208.
signe A, au lit de dessus le signe B, aux parements le signe C (fig. 1208).
Les Égyptiens, qui connaissaient bien Yappareil et qui ont construit des monuments gigantesques , ignoraient la coupe des pierres ; aussi durent-ils employer des pierres de dimensions colossales pour former les plafonds de leurs édifices.
A l'imitation des Égyptiens, les Grecs,
COUPE