‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 47 sur 232 · COURVILLE · texte numérisé non relu

COURVILLE

Course, s. f. — Serrurerie. Course du pêne : chemin que fait le pêne pour entrer dans la serrure ou pour en sortir.

Coursier, s. m. — Arciutecture HYDRAULIQUE. Ou appelle ainsi le chenal dans lequel coule l'eau, soit à son arrivée sur une roue à auhes, soit pendant qu'elle agit sur celte roue, soit quand elle en sort (voy. Alichom).

Le coursier est quelquefois contenu entre des planches ou des madriers ; le plus souvent il est entre les murs d'appui de la roue, murs qu on nomme bajoyers.

Le fond peut être en madriers sur pilotis ou en pierres de taille reliées par du ciment.

CouY^on {Banc royal de).— Calcaire tendre, oolithique,blanc, qui provient des carrières des Milleries ou de Courson, commune de ce nom, arrondissement d'Auxerre.

Cette pierre a de 0'^,50 à 1°^,10 de hauteur d'assise. Le poids du mètre cube est de 1,920 kilogr., et la charge d'écrasement par centimètre carré, de 85 kilogr.

On cite, comme emplois remarquables du banc royal de Cour son : la halle et le palais de justice d'Auxerre ; une église de Roanne ; les cathédrales de Sens et de Nevers ; la Banque de France, les Arts-et-Métiers, l'Opéra et l'Hôtel de Ville, à Paris.

Courtine, s. f.

Architecture

Pig. 1219.

militaire. Partie d'une enceinte fortifiée qui sépare deux bastions (lig. 1219).

La courtine est défendue par les flancs des bastions ; c'est en son milieu que sont ordinairement placées les poternes qui mènent au fossé et aux ouvrages extérieurs. On pratique aussi dans les courtines les portes de villes et les passages pour les chemins de fer.

x\u moyen âge, la courtine était une muraille épaisse réunissant deux tours et portant des créneaux et un chemin

de ronde (fig. 1220). Des hourds en bois étaient souvent placés au sommet pour défendre le pied de la muraille ; des mâchicoulis de pierre servaient au même usage (voy. Hourd, Mâchicoulis).

Courville {Liais de). — Calcaire fin, demi-dur, blanchâtre, que l'on tire de la carrière de Courville, commune de ce nom, arrondissement de Reims.

Cette pierre porte 0°',60 de hauteur d'assise ; le poids du mètre cube est de 2,150 à 2,170 kilogr., et la charge d'écrasement par centimètre carré, de 350 à 400 kilogr.

Le liais de Courville a été employé à l'hôtel de ville, au palais de justice, au Ihéâtre, au lycée et aux églises de Saint- André, Saint-Thomas et Saint-Remi, à Reims. Celte pierre s'exporte, surtout

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