‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 57 sur 232 · CRÉPI · texte numérisé non relu

CRÉPI

mur ; il peut être percé lui-même d'une meurtrière (fig. 1256).

Le créneau couvert, c'est-à-dire sous comble, est muni d un volet à bascule ou à crémaillère pour masquer les défenseurs (voy. Volet).

Pendant le moyen âge, les créneaux étaient d'un usage général. La forme que l'on donnait aux nierions qui les séparent était ordinairement rectangulaire, mais il y avait bien d'autres formes souvent employées. Certains créneaux avaient un amortissement décrit par une courbe

Fig. 1257.

quelconque (fig. 12o7) ; d'autres étaient

Fig. 1238.

dentelés de diverses manières, soit en

Fig. 1239.

biseau (fig. 1238), soit en gradins (fig.

12o9), particulièrement dans les pays où l'influence arabe se fit sentir.

Crénelure, s. f.

d'orge.

Vov. Grain

Creiioiîs, 5. m. pi. — Petits blocs d'ardoise provenant de la rupture des blocs de forte dimension qui se brisent en tombant dans les tranchées que Ton ouvre pour l'extraction de l'ardoise ; ce sont ces morceaux que l'on subdivise pour les rendre plus transportables (voy. Ardoise).

Créosote, s. f. — Matière contenue dans les goudrons des fabriques où l'on carbonise les bois en vase clos et qui est employée à la conservation des bois, qu'elle protège énergiquement contre toute altération.

La créosote agit seule, employée h l'état de vapeur et par pénétration dans le bois ou bien comme élément contenu dans le pyrolignite de fer, l'un des corps qui servent le plus communément pour cette opération.

Crépi, 5. m. — Enduit ou couche de mortier ou de plâtre qu'on applique sur les murs. Ce nom désigne spécialement les couches de plâtre qu'on étend sur les maçonneries en moellons, sur les hourdis de pans de bois et sur les augets de plafonds pour préparer les surfaces à recevoir l'enduit.

Pour faire un crépi sur un mur neuf, on mouille d'abord la surface ; si le mur est vieux, on hache le vieux plâtre, on nettoie et on mouille également la surface pour facihter l'adhérence du crépi. On jette le plâtre sur le mur au moyen delà truelle. Le plâtre ne doit pas être gâché trop serré ; quand il commence à prendre dans l'auge, le maçon se sert de la taloche (voy. ce mot), qu'il couvre de plâtre et promène contre le mur en tous sens. Il achève d'aplanir avec la truelle en ménageant quelques aspérités au moyen du tranchant. Si le crépi doit rester

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