CRÊTE
apparent, le raclage à la truelle se fait plus légèrement et plus uniformément.
Les crépis de plafonds exigent plus de soins ; il faut les dresser de façon que Tenduit ait une épaisseur uniforme de O^'jOOo en dehors des nus.
On donne aux crépis de 0°^,0i5 à 0"',02 d'épaisseur.
Les crépis décrits ci-dessus sont les crépis pleins ; on appelle crépis mouchetés ceux qui se composent d'un crépi ordinaire et d'un enduit au plâtre au panier gâché très serré et jeté au halai. On
Fig. 1260.
entoure souvent ce genre de crépi de bandeaux en plâtre au sas (fig. 1260).
Dans le métré des ouvrages de maçonnerie, on compte les crépis au mètre superficiel, comme les enduits.
Les crépis ordinaires sur brique , moellon, ou meulière, sont évalués à 17/1 00 de légers.
Les crépis sur vieux mur, compris hachement de l'ancien enduit, à 25/100 —
Les crépis mouchetés, h 30/100 —
Crépir, v. a.
ce mot).
Faire un crépi (voy
Crête, s. f. — 1° Arête supérieure d'un toit, du chaperon d'un mur.
2° Suite d'ornements découpés qui décorent le faîte d'un comble.
L'usage de cette décoration date de l'époque romame ; les crêtes étaient
alors en pierre découpée. Nous donnons (fig. 1261) celle qui orne le faîtage de la grande nef à Cavaillon (Vaucluse) (1).
Fig. 1261.
A partir du xn^ siècle, ces couronnements ont été faits en plomb, représen-
Fig. 1262.
tant souvent des feuillages, comme le montre la figure 1262 (2).
Sur les monuments rehgieux, les crêtes se terminent par des statues de saints ; sur les maisons particulières, par des épis ou des girouettes.
Les crêtes qui décorent les constructions des xni'' et \i\^ siècles ont leurs lames de plomb maintenues par des armatures en fer ; ce procédé est encore employé aujourd'hui.
La Renaissance a fait aussi usage de ce genre d'ornements.
Actuellement, on fait des crêtes de toute nature, en y employant la pierre, le bois, le métal ou la terre cuite. Nous donnons (fig. 1263) une crête en terre cuite exécutée à l'usine Miiller d'après
(1) Révoil, Architecture romane.
(2) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française.
CRÈTE. - lo5 —
les dessins de M. Vaudreracr, pour