CLOAQUE
par les pluies d'orage. Tarquin l'Ancien résolut de faire élever le sol de ces rues sur des canaux voûtés allant aboutir dans le Tibre.
On pratiqua dans les voûtes de ces canaux et au travers du pavé des rues, d'espace en espace, des ouvertures par lesquelles les eaux de pluie et celles destinées à laver les rues entraînaient facilement toutes les ordures. C'est ainsi que les princes que nous venons de citer entreprirent d'abord le dessèchement de la vallée du Velabriim, située entre le Capitole et le Palatin, et construisirent plusieurs égouts qu'ils réunirent dans un seul canal plus vaste, lequel commençait au Forum et aboutissait au Tibre.
Ce principal conduit, qui fut nommé Cloaca maxima, existe encore de nos jours et son inébranlable solidité fait l'admiration de tous les constructeurs (voy. Égoiit).
Vers 572, environ quatre cents ans après Tarquin l'Ancien, les censeurs Marcus Cato et Valerius Flaccus firent nettoyer et réparer les égouts de Rome ; ils en établirent même de nouveaux, notamment sur le mont Aventin, et ils dépensèrent pour ces améliorations , suivant Denys d'Halycarnasse, 1,000 talents, c'est-à-dire environ 4 à 5 millions de notre monnaie.
On a cru retrouver dans les deux embouchures antiques qu'on aperçoit entre la Cloaca maxima et les rives du pont Sublicius celles qui furent établies à cette époque. L'une d'elles aujourd'hui reçoit une source, la Marrana.
Plus tard. Agrippa, pendant son édilité, lit aussi construire des cloaques si grands et si nombreux que, selon l'expression de Pline, il bâtit sous Rome une ville navigable.
Les historiens de Tanticiuité et entre autres Denys, Cassiodore, ont célébré les égouts de Rome ; le dernier de ces deux personnages, qui était vivant en 470 et qui était préfet du prétoire sous Théodore, avoue dans le Recueil de ses