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CULÉE

(fig. 1318} sont encore des culs- delampe.

176 — CULEE.

Fig. 1318.

Cul-de-poiile, s. m. — Renflement réservé sur la tringle d'une espagnolette (voy. ce mot) et qui est percé d'un trou destiné à recevoir la tige de la poignée.

Culée, s. f. — Architecture hydraulique. Massif de maçonnerie qui forme l'appui extrême d'un pont, et que l'on construit sur la rive du cours d'eau que ce pont doit traverser.

La cillée reçoit l'une des retombées de la première arche, et en contre-bute la poussée.

Les culées les moins épaisses doivent être celles qui servent d'appui à des arches en plein cintre, parce que ce sont ces arches qui produisent la plus petite poussée.

La figure 1319 représente une culée de pont en fer.

Avant d'établir une culée de pont en

Fig. 1319.

maçonnerie, on détermine les dimensions qu'elle doit avoir pour résister à l'etïort qui s'exerce sur elle, c'est-à-dire à la poussée d'une demi-arche. Sans entrer dans les considérations théoriques qui conduisent au calcul de l'épaisseur k donner à la culée, nous donnerons seulement ici, d'après M. Claudel, des formules qui fournissent, pour la détermination de cette épaisseur, des résultats suffisamment approchés.

Si l'on appelle E l'épaisseur de la culée, d l'ouverture de la voûte, f la flèche, e l'épaisseur de la voûte à la clef, h la hauteur comprise entre les naissances et la base de la culée, H la distance de la chaussée au-dessus de cette même base (H a généralement pour valeur h -\- f -{- e -\- 0°^,60 ; ce dernier terme représente la liauteur de la surcharge et du pavage), on obtient :

1** Dans les ponts où les arches sont en plein cintre :

E = (0,60 + m d) i / M^O^âo^ 0-865 d 2" Pour les ponls avec arches en anse de panier :

3» Pour les ponls avec arches en arc de cercle :

CULEE.

La formule relative aux arches en anse de panier suppose que la flèche f diffère peu des 2/3 de la demi-ouverture. Les ponts avec arches en plein cintre sont ceux qui occasionnent la moindre poussée ; leurs culées ont donc l'épaisseur minima. Les ponts dont les arches sont en arc de cercle donnent la plus forte poussée et leurs culées doivent avoir l'épaisseur maxima.

Dans la construction des culées en maçonnerie, les travaux de fondation sont à peu près les mêmes que pour les piles ; seulement, en raison du peu de profondeur de Teau, il est presque toujours possible d'employer les batardeaux et les épuisements, qui permettent de construire à sec et, par conséquent, avec plus de facilité (voy. Batardeau, Fondation, Pont).

L'établissement des culées, dans les ponts suspendus, est soumis à des conditions toutes différentes : au lieu de supporter une pression, elles doivent résister à une traction qui doit être contre-balancée par leur poids. Ordinairement les câbles ou chaînes de suspension passent sur des bielles ou des piliers établis sur les culées, s'infléchissent et pénètrent dans des massifs de maçonnerie par des ouvertures appelées cheminées on puits d'amarre.

Une culée se compose alors : 1° tVune tête de culée renforcée aux angles, de manière à recevoir le support destiné à soutenir les chaînes ; 2° de deux murs perpendiculaires à cette tête et dont Taxe correspond aux plans verticaux qui contiennent les chaînes ; 3° de deux massifs d'amarre destinés à servir de points d'attaclie aux câbles de suspension.

Les massifs d'amarre peuvent recevoir les chaînes de deux façons différentes : 1° celles-ci ne changent pas de direction à partir du support (fig. 1320) et alors les puits sont inclinés ; 2° ils reçoivent les chaînes après un changement de direction, et alors les puits sont inclinés et même verticaux (lig. 1321).

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