‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 77 sur 232 · DAVIER · texte numérisé non relu

DAVIER

cite, comme emplois remarquables : les principaux édifices de Dijon et de Resançon ; les ponts Saint-Michel et Solférino, la fontaine Saint-Michel, le socle de rÉcole des Reaux-Arts, le soubassement du nouvel Opéra, le square du Conservatoire des Arts-et-Métiers, l'église de la Trinité, THôtel de ville, la Préfecture de police, la Cour de cassation, THôtel-Dieu, le Château-d'Eau, le palais duTrocadéro, à Paris; le théâtre, THôtel national, la Ranque du Commerce, à Genève ; le palais des Reaux- Arts et le palais de justice, à Rruxelles ; le Kaiserhoiï, à Rerlin ; l'École de Hambourg ; la cathédrale de Dublin.

Damply {Pierre de). — Pierre que l'on extrait des quatre bancs que contient la carrière de Damply, commune d'Oinville, arrondissement de Mantes.

Les deux sortes de pierres que l'on obtient sont :

1° La roche fine de Damply, calcaire gréseux , dur , blanchâtre , qui porte 0",50 de hauteur d'assise et pèse, au mètre cube, de 2,400 à 2,450 kilogr.; la charge d'écrasement , par centimètre carré, est de 350 à 450 kilogr.

2° Le banc royal de Damply, calcaire demi-dur, blanc-jaunâtre, qui porte de 0"^,40 à 0^,60 de hauteur d'assise, pèse de 1,700 à 1,800 kilogr. le mètre cube, et s'écrase sous une charge de 90 à 120 kilogr. par centimètre carré.

On cite, comme emplois remarquables de ces pierres : l'hôtel de ville de Rouen; des monuments publics à Amiens et au Havre ; des marches et balcons au château de Saint-Germain-en-Laye.

Dansante, adj. — On appelle marches dansantes, les marches qui sont plus étroites près du limon que du côté du mur, par exemple, les marches d'un escalier en spirale ou en limaçon (voy. ce mot).

Dard, s. m. — Ornement de sculpture en forme de pointe de flèche, servant à

Danser [MaUre à).

compas (voy. ce mot).

— Sorte de

Fig. 1339.

séparer des ovcs sur un quart de rond (fig. 1339).

Dardilly [Pierre de). — Calcaire dur, gris-jaunâtre, susceptible de poli, qui provient des carrières de Dardilly, commune de ce nom, arrondissement de Lyon.

La hauteur d'assise de cette pierre est de 0^^,10 à 0"»,70.

Dauphin, s. m. — Extrémité inférieure et recourbée d'un tuyau de descente.

Ce nom vient de ce qu'au xvi** siècle on a commencé à façonner cette partie du tuyau en tête de dauphin, la gueule béante.

Les dauphins sont en fonte de fer.

Les uns sont simples et unis, comme

Fig. 1340.

Fig. 1341.

le montre la figure 1340; les autres sont ornés de cannelures et de têtes d'animaux (fig. 1341).

Davier, s. m.

(voy. Serre-joint).

Serre-joint en fer

DÉBILLARDEMENT.

DÉBIT

Dé, s. m. — Architecture. On donne ce nom à la partie d'un piédestal qui en forme le corps : c'est un solide cubique compris entre le socle et la corniche.

On appelle aussi dés les pierres quadrangulaires qui supportent des vases, des statues, etc.

CosTRucTioN. 1° Pierre de forme géo-

Fig. 1342.

métrique régulière (fig. 1342) qu'on met sous un poteau ou un pilier de bois, pour en surélever le pied et le garantir de l'humidité du sol; le poteau doit être pourvu d'un goujon qui entre dans un trou creusé à cet effet b. la surface du dé. 2° Cube de pierre que l'on place au niveau du sol, pour recevoir un chasseroue, une colonne de fonte, etc.

Débardeur, s. m. — On' donne ce nom aux ouvriers qui déchargent les bateaux chargés de bois, de pierres, de briques, de pavés, etc.

Débillardement , 5. m. — Les

charpentiers désignent ainsi l'opération qu'ils font en coupant sui^une pièce de bois, dans sa longueur, une portion triangulaire ou arrondie, soit pour former une partie de l'échiffre d'un escalier rampant, soit pour faire un arêtier, un faîtage.

Le débillardement ou dégrossissement d'une pièce de bois courbe se fait à la scie ou au fermoir.

On nomme aussi débillardement le bois qui tombe dans l'opération.

On dit d'une pièce ainsi travaillée qu'elle est débillardée.

Débit des bois. — Opération qui a pour objet de partager les arbres en pièces de petits échantillons, planches, madriers, chevrons , etc. , suivant les dimensions usitées dans les travaux, tout en tirant le parti le plus avantageux possible du bois ainsi divisé.

Ordinairement , on commence par prendre sur le corps de l'arbre la portion qui doit fournir les grosses pièces, nécessaires pour la charpente, et c'est le surplus qu'on débite en menus bois.

On procède ainsi au débit des planches : le tronc est coupé en billes (voy. ce mot), que Ton écorce ; sur les deux bouts de la bille à refendre, on trace, de façon à ce qu'elles soient exactement parallèles, les divisions des planches, pour que les lignes battues qui marquent le chemin de la scie soient bien parallèles aussi et par conséquent dans un même plan. La pièce est ensuite posée sur les chevalets où Ton opère la séparation des planches par le procédé appelé sciage de long. Ce travail se fait encore à la machine, dans les scieries, au moyen de scies droites ou circulaires.

Le procédé que nous venons d'indiquer donne des planches ou des madriers qui sont tous de largeurs diffé-

rentes, comme le montre en A la ligure 1343. Les besoins du commerce exigeant plutôt des pièces débitées suivant une dimension donnée, on commence par couper, dans la bille à partager, deux dosses, a, a, ainsi qu'on le voit en B : puis on pose ta plat cette bille diminuée et on la débite en planches, qui ont alors toutes la même largeur, 0°',32o

DÉBIT

DEBIT

ou 0°',216, dimensions usitées dans le commerce, (voy. Planche) ; il reste deux pelites dosses, b, b, de chaque côlé.

Ce mode de débit, quoique très simple et n'exigeant pas le maniement de la pièce sur les tréteaux, est cependant défectueux, sous plus d'un rapport. Si Ton examine la coupe d'un tronc d'arbre, on y remarque difïérentes lignes qui sont, les unes concentriques, les autres rayonnantes ; les premières sont les couches annuelles, au moyen desquelles l'arbre s'accroît; les secondes sont les rayons médullaires ou mailles, par lesquels circulent les liquides intérieurs ; ces mailles sont tranchées et aboutissent aux faces des planches, dans la méthode de sciage que nous venons d'indiquer et que l'on nomme sciage sur cercles annuels ; les pores du bois étant très sensibles aux influences hygrométriques, dans le sens de ces canaux rayonnants, l'humidité augmente la largeur des planches et, de plus, les fait gondoler dans le sens indiqué en G, parce que les mailles situées sur la ïuccfg, plus rapprochée du centre, sont plus nombreuses et plus serrées que sur la face h l. Si, au contraire, on exécute le sciage sur mailles, c'est-à-dire parallèlement aux conduits médullaires ou du moins symétriquement, les variations hygrométriques se font surtout sentir dans le sein de l'épaisseur et d'une manière uniforme vers les deux surfaces, ce qui tend à conserver aux planches leur forme plane. En outre , dans le sciage sur cercles annuels, les pièces débitées sont sujettes à se gercer et à se fendre, en raison de l'inégalité de dessiccation des faces intérieure et extérieure.

La méthode dite hollandaise A (lig.

1344) remédie en partie à ces inconvénients : les arbres sont refendus en 4 ou 6 quartiers et les traits de scie sont également inclinés par rapport aux deux faces. Ce genre de sciage a le défaut de donner des planciies qui diffèrent toutes de largeur et dont les bords

ne sont point équarris. Le meilleur A B

Fig. 134i.

système, au point de vue de la qualité du débit, est celui qui consiste à faire passer les traits de scie par le cœur de l'arbre, après avoir refendu la bille en quatre parties et enlevé l'arête à la hache ou à la gouge, comme on le voit en B. Les planches obtenues sont toutes égales et ont l'avantage d'être débitées sur la maille du bois ; mais elles n'ont pas une épaisseur égale sur les deux bords ; on enlève alors du bois sur l'une des faces, au moyen de la varlope, en conservant les mailles sur l'autre face, qui doit rester apparente dans l'ouvrage exécuté.

Un autre mode de sciage consiste à diviser la bille en quartiers A (fig.

1345) qui sont ensuite refendus par

Fig. 1345.

des traits do scie alternativement parallèles aux deux premiers.

Enfin, un autre mode de 'débit, fréquemment usité, est celui indiqué par Moreau, ancien marchand de bois à Paris : l'arbre en grume est divisé suivant la disposition donnée en B (fig.

1345) et l'on obtient des pièces d'équarrissages divers, planches, madriers et chevrons.

Page 1