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DÉCOMBRES

DECORATION

qu'on ne saurait trop en recommander l'usage.

On dit aussi décintrage.

Dans le prix du cintrage des voûtes au mètre superficiel, la valeur du décintrage est comptée. Il n'y a point de plus-value affectée à cette opération dans l'estimation des ouvrages.

Décintroir, s. m. — Outil de maçon. C'est un marteau muni de deux

Fig. 1352.

taillants (Og. 1352) dont les plans sont rectangulaires, et qui sert à équarrirles trous ébauchés.

On l'emploie aussi pour démolir : les taillants écartent les joints des pierres.

Les carreleurs emploient le décintroir dans les décarrelages.

Déclic, s. m. — Voy. Encliquetage.

Décollement, s. m. — En charpente, on fait un décollement ([Vl^M on retranche une partie de la longueur de la mortaise, pour la dissimuler complètement, surtout quand elle est placée à

Fig. 1353.

l'extrémité de la pièce dans laquelle on l'a percée (fig. 1353).

Décoloration des bois. — Voy.

Coloration.

Décombres, s. m. pi. — Débris de matériaux de démolition, tels que menus plâtras, gravois, etc., dont on ne peut

faire aucun usage et qu'on envoie aux décharges publiques (voy. ce mot).

Décor, 5. m. — On appelle décors, toute espèce d'oinements peints ou dorés qu'on emploie dans les appartements, les salles de spectacle, etc.

On classe ainsi ces sortes d'ouvrages : 1° les pierres peintes à trois filets; 2° les granits jaspés à trois jetées, les granits porphyres, chiquetés, à trois tons ; 3° les bois veinés de toute espèce ; 4" les marbres vernis, blancs et de tous tons ; 5° les bronzes à l'antique , cuivrés ou bronzés.

Ces ouvrages sont payés au mètre superficiel, en comptant à part les teintes dites couches de fond, qu'il faut donner sur les bois ou les murs pour préparer le travail.

On nomme décorateurs ceux qui exécutent ces ornements.

La dernière couche de peinture, que l'on donne, imitant le bois ou le marbre, appartient à ce que l'on appelle la peinture en décor.

Décoration, s. f. — Ensemble des ornements d'architecture, de peinture ou de sculpture qui servent à embellir les parties extérieures et intérieures d'un édifice.

Les ornements qui appartiennent spécialement à l'architecture forment ce qu'on appelle la décoration architecto- 7iique, dont l'objet principal est de mettre en évidence le mode de construction appliqué et la nature des matériaux employés ; le caractère fondamental de ce genre de décoration est donc l'expression du vrai au moyen de la forme.

Mais, si l'architecte doit considérer ce principe comme le fondement le plus solide de la décoration architectonique, il est souvent obligé de s'en écarter dans certaines limites, soit en imaginant des dispositions vraisemblables, telles que des appareils représentés par des refends et des bossages, soit en traçant des caissons sur les voûtes, soit en rap-

DECORATION

DEDOSSER.

pelant quelqu'une des traditions de l'art, au moyen d'ornements divers, triglyplies, modillons, denticules, etc.

Les effets d'ombre et de lumière, produits à l'aide de saillies et retraits judicieusement ménagés ; le mélange habile de matériaux colorés, tels que les pierres, briques, marbres, bois et métaux sont autant de moyens mis à la disposition de l'architecte pour donner à son œuvre un aspect qui satisfasse l'œil de l'homme de goût.

Tel est l'objet de ce genre de décoration qui doit, en outre, et c'est une condition essentielle, racheter, par la perfection delà forme, la sévérité qui lui est particulièrement inhérente. C'est pour suppléer à l'insuffisance des ressources que lui offre l'ornementation spéciale à l'architecture, que l'architecte fait appel à la décoration peinte ou sculptée, plus indépendante, moins austère et plus riche en éléments susceptibles de plaire aux yeux et d'agir sur l'esprit. Toutefois, la peinture et la sculpture doivent être subordonnés à l'architecture dans l'ensemble de l'œuvre ; cette condition, qui s'impose en première ligne, parmi les plus essentielles, serait détruite si le peintre et le statuaire agissaient isolément; le but qu'ils doivent se proposer, au contraire, est de compléter et de rendre plus expressif l'effet architectural.

Les moyens d'expression employés par la sculpture et la peinture sont, pour le premier de ces arts, le relief et, pour le second, la couleur (voy. ce mot) ; souvent même, ces deux procédés sont associés pour produire une impression plus saisissante ; c'est ainsi qu'un grand nombre de temples grecs avaient leurs ornements extérieurs recouverts de peinture; les ruines de Pompéi nous offrent également de nombreux témoignages qui permettent d'affirmer l'usage de la décoration polychrome dans l'antiquité (voy.

Polychromie).

Aux sujets variant à l'infini, que l'artiste peut puiser dans les règnes végé-

tal et animal, dans les scènes de la vie religieuse, civile et militaire, viennent s'ajouter les éléments d'ornementation tels que les symboles, les attributs, les allégories, les inscriptions, etc. (voy. ces mots).

Découpures, s. f. pi. — Ornements à jour pratiqués à la scie dans des planches formant balcons, rampes, lambrequins, etc.

Le bois ainsi travaillé se nomme bois découpé.

Découverture, s. f. — Enlèvement des matériaux formant une couverture (voy. ce mot).

Décrottage, s. m. — Opération dans laquelle on enlève, à la truelle, le plâtre qui couvre les vieux matériaux provenant de démolition, tels que les carreaux de terre cuite, les tuiles, les briques, etc.

Décrottoir, s. m. — Appareil que Ton place à l'entrée des habitations pour permettre aux visiteurs le décrottage de leurs chaussures.

Les décrottoirs, appelés aussi grattepieds, sont de plusieurs sortes : les uns sont fixes, les autres mobiles. Les premiers sont composés d'une lame de fer fixée sur deux supports scellés, soit dans un mur, soit dans le sol, près de la porte d'habitation. Les autres sont des grillages en fonte maintenus par un châssis et posés à plat devant l'entrée.

L'article 31 de l'ordonnance de police du 9 juin 1824 sur les saiUies et l'article 83 de l'ordonnance du 25 juillet 1862, sur la sûreté, la liberté et la commodité de la circulation sont ainsi conçus :

« Il est défendu d'établir en saillie, sur la voie pubhque, des décrottoirs audevant des maisons et boutiques. »

Dédosser, v. a. — Dresser une pièce de bois en enlevant à la scie les

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