H II
Fig. 1350.
semelle de plate-forme (fig. 1350) et renferme du sable fin ; on y engage un piston plein portant sur le sable et servant de point d'appui à la semelle supérieure sous cintre. Des orifices, fermés avec des bouchons, sont ménagés à la partie inférieure du cylindre et permettent de faire couler le sable, ce qu'un homme, placé à chaque retombée du cintre, facilite au moyen d une pointe en fil de fer. Le sable écoulé s'amoncelle sur une plate-forme servant de base à la boite ; il y produit de petits cônes qui
suffisent pour arrêter l'écoulement, dès qu'ils arrivent à la hauteur des trous ; on peut ainsi décintrer aussi lentement qu'on le désire.
6° Ce procédé , généralement usité aujourd'hui et qui donne d'excellents résultats, a cependant le défaut d'exiger la mise en place des boîtes à sable, au moment de la pose des cintres ; il nécessite, par conséquent, un grand nombre de boîtes pour un pont à plusieurs arches ou pour la construction simultanée d'un grand nombre de voûtes ; de plus, dans le premier de ces deux genres de travaux, ces boîtes sont exposées pendant longtemps aux intempéries et aux atteintes des grandes eaux, ce qui les détériore et altère la pureté du sable. Les verrins ne présentent pas ces inconvénients et permettent d'ailleurs de relever les cintres, selon les circonstances. M. l'ingénieur Guyot a combiné les deux systèmes en adaptant des
Fig. 1351.
vis aux pistons des boîtes. La figure 13ol représente, à l'échelle de 0™,0o pour mètre, le plan, l'élévation et la coupe d'une boîte ainsi modifiée : lavis, munie d'une tête polygonale, peut s'élever ou s'abaisser d'une certaine quantité dans une ouverture pratiquée au tampon; les orifices inférieurs peuvent être clos par des taquets de fermeture, tels que celui représenté sur la figure à l'échelle de 0°^,lo pour mètre.
Ce procédé donne, pour le décintrement, des facilités et une précision telles