‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 95 sur 232 · DÉVERSOIR · texte numérisé non relu

DÉVERSOIR

le manche du plomb le plus près possible de la plumée (fig. 1365) sans y toucher, et on cale la pièce jusqu'à ce que cette plumée soit parallèle au fil à plomb a, h.

Déverser le bois sur lépure, c'est le placer de telle façon que, sa plumée étant oblique à l'horizon, celte obliquité soit déterminée par celle d'une ligne a c

Fig. 1366.

(fig. 1366) tracée sur le niveau de dévers A et qui doit se trouver à plomb, quand la base de ce niveau est placée sur la plumée.

Les empanons de croupe sont souvent déversés (voy. Croupe, Empanon).

Déverser, v. a.

ment.

Vov. Déverse-

Déversoir, s. m. — 1° Rang de pavés qui coupe diagonalement l'accotement d'une chaussée ayant beaucoup'de pente et qui sert à envoyer les eaux dans un ruisseau ou dans un fossé.

2° Sorte de barrage par-dessus lequel peuvent s'écouler les eaux lorsqu'elles ont atteint un certain niveau.

On établit des barrages déversoirs en travers de certains cours d'eau, par exemple, pour retenir l'eau nécessaire au service d une usine.

Pour qu'une construction de ce genre soit faite dans de bonnes conditions, il faut que le couronnement puisse résister au frottement très énergique des eaux, que l'action de celles-ci n'occasionne point de déchirements au pied du barrage, et que la vitesse de l'eau ne

produise pas d'afïouillements dans le lit du cours d'eau.

Les barrages déversoirs sont verticaux ou inclinés ; la figure 1367 représente un déversoir à parois verticales, construit en maçonnerie, avec couronne-

wmïï:

TTT

xEE

rzL

Fig. 1367.

ment en grosses pierres, en pente du côté d'amont et formant saillie sur le parement d'aval, pour que les eaux ne tombent pas contre le mur et ne tendent, pas à le dégrader.

Le radier en bois est posé sur pilotis, comme le barrage même ; on le fait souvent en maçonnerie.

Les barrages déversoirs à parois inclinées sont également revêtus en pierres de taille ; leurs fondations sont protégées en amont et en aval par un massif en béton ou en pierres hourdées avec de la chaux hydraulique ou du ciment. Le radier est également en maçonnerie.

Le déversoir, proprement dit, est une simple échancrure pratiquée dans une digue de canal, de réservoir ou d'étang et qui est fermée, soit par une maçonnerie fixe, soit par une vanne qui descend jusqu'au fond et permet de vider, au besoin, la retenue d'eau.

Ces déversoirs sont construits en planches et en fascines ou en maçonnerie, tantôt pleine, tantôt maintenue par des pilotis comme on le voit (fig. 1368).

DEVIS

DEVIS

Dans les deux cas, les parois sont inclinées et la maçonnerie, prolongée en

Fig. 1368.

aval, en foi-me de radier, s'oppose aux affouillements.

Dévêtir, v. a. — Déposer ou désassembler des bois sur le chantier.

Dévirure ou Dérivure, s. f. —

Nom que Ton donne à la coupe de Tardoise et au filet de plâtre que Ton fait sur le pignon d'un bâtiment, à Textrémité d'un comble.

Dans une couverture en tuiles, le filet de plâtre se nomme niellée.

On appelle encore ainsi les coupes que l'on fait dans le sens de la longueur de l'ardoise, par exemple, le long d'un châssis à tabatière.

Devis, s. m. — Etat détaillé des travaux et des dépenses nécessaires à l'exécution d'un bâtiment. La partie qui comprend l'exposé des ouvrages se nomme le devis descriptif ; la partie qui concerne l'application des prix à chaque espèce d'ouvrage est le devis estimatif.

Le devis est ordinairement dressé par l'architecte, signé par le propriétaire et par l'entrepreneur. Cet état doit faire connaître, d'une manière précise, l'édifice projeté, dans son ensemble et dans ses parties ; établir les conditions, sujétions et procédés les plus propres à assurer une exécution parfaite ; indiquer la nature des matériaux à employer, leurs qualités, les vices qui pourraient s'y rencontrer et que Ton doit prohiber; fixer les formes et dimensions des pièces, dans leurs parties apparentes, comme dans leurs parties cachées, et

cela, d'après des dessins représentant les plans, coupes, élévations et même des détails en grand, formant l'ensemble d'un projet préalablement étudié.

On voit qu'un classement méthodique est nécessaire dans la rédaction d'un devis, pour éviter la confusion qui peut résulter de la grande quantité des sujets à traiter.

Il est essentiel de dresser préalablement, d'arrêter, par des dessins exacts, la forme et les proporlions de toutes les parties de l'ouvrage qu'il s'agit de construire, afin de fixer invariablement ce qui doit être exécuté. Cela fait, on commence la rédaction du devis par une description sommaire de l'édifice projeté, dont on indique les formes générales et les principales dimensions ; on fait ensuite un article particulier pour chaque genre d'ouvrage, en suivant l'ordre dans lequel il est exécuté.

L'édifice exige-t-il des fondations ?

On explique comment elles doivent être faites, les procédés à employer pour reconnaître la fermeté du sol sur lequel ces fondations doivent être assises ; si l'édifice doit être dans Teau ou dans un terrain vaseux, on indique les moyens de faire les épuisements ; s'il est nécessaire de battre des pieux, de former des grillages de charpente ou des encaissements, on désigne les matériaux qui doivent être employés et la manière dont ils doivent être façonnés et mis en œuvre.

Dans le cas d'un terrain ordinaire, on détaille les ouvrages de terrasse, déblais, ou remblais à faire.

On passe ensuite à la description des ouvrages h ériger au-dessus des fondations, en détaillant chaque nature d'oùvrage, comme les murs, colonnes, piedsdroits. Voûtes, planchers, cloisons, cheminées, couvertures.

On développe, dans un article séparé chaque objet tel que la maçonnerie, la charpente, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, vitrerie, plomberie, peinture d'impression, etc.

DEVIS

Page 1