DÉVOIEMENT
Dans l'article réservé à la maçonnerie, on indique la nature des pierres, moellons, briques, plâtre, mortier ; comment ces matériaux seront façonnés, employés et mesurés.
Pour la charpente, on indique la nature des bois, leurs dimensions, la manière dont ils doivent être assemblés pour former les combles, les planchers, cloisons et autres ouvrages.
Pour la menuiserie, on désigne les quahtés des bois, chêne ou sapin, à employer aux lambris, portes et croisées.
Pour la serrurerie, on distingue les ouvrages en gros fer, tels que les tirants, ancres, harpons, étriers, de ceux qui exigent plus de travail et de soins, tels que les rampes d'escaliers, balcons, grilles de fer, etc.: enfin, les ouvrages de quincaillerie, tels que ceux qui servent à la fermeture des portes et des croisées, ainsi que les pentures, gonds, serrures, espagnolettes, crémones, fiches, paumelles, verrous, loqueteaux, etc.
Pour la couverture, on désigne la forme des combles, on énonce s'ils seront couverts en tuiles, en ardoises ou en dalles de pierre, en cuivre, en zinc ou en plomb ; comment seront faits les faîtages, les noues, les gouttières, chéneaux, lucarnes, etc., en faisant le détail de chaque sorte d'ouvrage, pour fixer la manière dont il doit être exécuté.
On fait de même pour les autres objets, vitrerie, plomberie et peinture d'impression.
Malgré toute l'attention apportée à la rédaction d'un devis, tant dans la description des ouvrages que dans l'estimation des prix, des erreurs peuvent être commises qui fassent varier le montant de la somme convenue pour le travail fini; en outre, le propriétaire peut exiger certains changements, dans le cours de l'exécution. Dans cette prévision, afin de ne pas se Uer irrévocablement, on supprime souvent le devis estimatif, pour ne conserver que le devis descriptif, quand le propriétaire et l'entre-
preneur sont édifiés sur la dépense.
Le devis, dès qu'il est accepté par l'entrepreneur, est annexé au marché ou contrat par lequel ce dernier s'engage à l'exécution du travail détaillé et estimé. On confond alors souvent les deux mots, dans la pratique, et l'on donne indifféremment au contrat le nom de marché ou de devis.
Les conditions légales qui règlent Texécution des devis sont donc les mêmes que celles qui sont imposées pour Texéculion des marchés (voy. ce mot).
Devise, s. f. — On désigne ainsi un ornement peint ou sculpté, composé de figures allégoriques et d'épigraphes servant d'attributs ou d'emblèmes dans la décoration des édifices.
Dévoienient, s. m. — Maçoxnerie, Plomberie. Opération qui a pour objet d'inchner, c'est-à-dire de détourner de son aplomb un tuyau de descente ou un tuyau de cheminée.
Pour faire passer les conduites de fumée sur le comble, à la distance réglementaire du mur de face, il faut souvent les dévoyer.
Dans une maison k plusieurs étages, où les cheminées adossées contre un mur se trouvent au même aplomb, il faut également dévoyer les tuyaux d'un certain nombre de ces foyers. L'industrie fabrique du reste des boisseaux ou wagons qui ont la forme de prismes obliques et sont dévoyés à l'avance, ce qui facihte la pose de ces tuyaux.
Charpente. Dans les croupes (voy. ce mot), la projection de l'arête du comble peut être plus inclinée vers la base de la croupe que vers celle du long pan ; c'est ce qui arrive lorsque la distance du pied du poinçon au mur de croupe est plus faible par rapport à ce mur qu'au mur de long pan. Les arêtiers doivent avoir leurs faces supérieures passant par l'arête d'intersection de la croupe et du long pan et cependant les faces latérales doivent rester verticales. La pièce sera