DES TERMES EMPLOYES DA>S LA
Gabarit, s. m. — i" Patron, en vraie grandeur, dune face plane de construction ou du contour de cette face.
Fig. 1791.
La bonne exécution des moulures et des profils est ainsi vérifiée à l'aide de modèles découpés qui s'appliquent sur ces objets.
2° On désigne encore ainsi l'ensemble de pièces que Ton dispose pour donner, par exemple, à la section d'un canal d'égout (fig. 1791) la forme exigée.
Fig. 1792.
CiiEMixs DE FER. GahuiU dc charge-
GABLE
GABLE
ment : fer en U qui sert à vérifier si le chargement des wagons n'excède pas, par son volume, les dimensions réglementaires.
A cet effet, le gabarit est suspendu, au-dessus de la voie (fig. 1792), à une charpente en bois ou en fer, dont les montants ont leurs pieds enterrés dans le sol. Sur Tune des branches du gabarit est fixée une petite sonnette ; le wagon doit passer entre les deux branches sans agiter cette sonnette ; dans ce cas, le chargement est exécuté dans les conditions normales.
Gabion, s. m. — Panier formé de branches flexibles et qu'on emploie pour transporter des terres ou des pierrailles.
AncHriECTURE jAulitaire. Panier cylindrique sans fond, fait en clayonnage et (ju'on remplit de terre ou de toute autre matière pour garantir de la mousqueterie les troupes qui font le siège d'une place.
Giible, s. m. — Couronnement triangulaire d'un mur pignon, d'un portail, d'une fenêtre , dans l'architecture du moyen âge.
Le mot gable était originairement un terme de charpente désignant la réunion, à leur sommet, de deux pièces de bois inclinées. Ce nom s'appliquait particulièrement aux fermes qui composaient des charpentes provisoires étabUes , pendant le cours de la construction, audessus des voûtes des grands édifices.
En effet, l'argent nécessaire à l'achèvement des travaux manquait souvent et il fallait couvrir les ouvrages en cours d'exécution, jusqu'au moment où les ressources indispensables pour les continuer étaient réunies (1).
Ces gables en charpente, composés de deux arbalétriers s'assemblant dans un bout de poinçon et réunis par un sous-cntrait (fig. 1793), donnèrent l'idée
(1) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française.
des gables en pierre qui apparurent au
Fig. 1793.
xni^ siècle et servirent à clore les com-
Fig. 1794.
bles au-dessus des voûtes. On en fit
GACttE.
ensuite des sujets de décoration audessus des portails, des fenêtres, des lucarnes.
Parmi ces gâbhs en pierre, les uns sont pleins, les autres ajourés; leurs rampants sont simples ou ornés, leur sommet porte un fleuron, un bouquet ou un panache.
Nous donnons (fig. 1794) le gâhle du portail méridional de la cathédrale de Paris, qui est découpé à jour et derrière lequel on aperçoit la balustrade de la galerie.
Gâchage, s. m. — Voy. Gâcher.
Gâche, s. f. — Pièce de fer que Ton fixe sur un bâti ou au chambranle d une porte pour recevoir, dans un trou qu'on appelle empénage, le pêne d'une serrure, d'un verrou, dune targette, etc.
On distingue :
La gâche ordinaire A (fig. 179o), dite aussi d'épaisseur ou à pattes, qui est formée d'un fer plat coudé à quatre
Fig. 1795.
coudes, portant deux pattes carrées percées de trous; cette pièce se fixe avec des vis sur un chambranle ou sur un poteau ;
La gâche à pointe B (fig. lT9o) qui a deux branches droites terminées en pointe et qu'on enfonce dans le bois;
La gâche encloisonnée A (fig. 1796), qui a un palastre, une cloison et qui est percée d'un ou de plusieurs trous pour recevoir le pêne d'un bec de cane ou le
GACHE
pêne et le verrou dune seri'ure de sûreté ;
La gâche de répétition B (fig. 1796) qui a la forme de la serrure qu'elle accompagne ;
La gâche à scellement , ayant deux branches à double crochet et qui doit être scellée :
La gâche à mentonnet. qui porte un mentonnet et reçoit le pêne d'un bec de cane à loquet;
La gâche coulante, sur laquelle coule le pêne et qui se place à fieur des plâtres dans un ébrasement ;
La gâche à soupape, dont la mortaise se bouche au moyen d'une soupape à ressort.
On appelle encore gâches :
l** Les pièces de fer percées d'une mortaise carrée qui reçoivent les crochets d'une espagnolette ;
Fig. 1797.
2" Les pièces de métal qui, dans une
GACHER,
GAINE
crémone, reçoivent les extrémités de la tige et sont placées (fig. 1797) audessous et au-dessus des conduits extrêmes.
Gâcher, i\ a. — Délayer le mortier, le ciment ou le plâtre avant de maçonner.
Le gâchage du plâtre a pour objet de rendre à cette matière Teau qu'elle a perdue par la cuisson. D'après MM. Claudel et Laroque, 100 litres de plâtre au sas bien cuit, pour enduit, exigent 120 litres d'eau pour se gâcher convenablement ; 150 litres de plâtre au panier, pour liourdage ou crépi , demandent seulement 72 litres d'eau. Le gâchage du plâtre produit un gonflement de la masse : 1 mètre cube de plâtre en poudre augmente de 0^,180 au moment de la solidilication et de 0™,01 vingt-quatre lieures après son emploi. Aussi, doit-on prévenir ce phénomène dans la construction et ménager un certain vide, de 0°',04 à 0°',0o entre les maçonneries de moellons et les chaînes verticales en pierre qui les relient.
Le plâtre se gâche à la truelle dans une auge : on commence par verser l'eau, puis le plâtre.
On appelle : gâcher serré, mettre du plâtre dans l'auge jusqu'à ce que toute l'eau soit bue ; la pâte formée prend vite et doit être employée immédiatement ; gâcher lâche ou clair, ne mettre dans l'eau que la quantité de plâtre suflisante pour faire une pâte un peu liquide et qui prenne moins rapidement ; gâcher très clair , mettre très peu de plâtre dans l'eau, de façon qu'il soit tolalementnoyé ; on se sert du plâtre gâché très clair pour les plafonds et, en général , pour les enduits à grande surface et de peu d'épaisseur; on l'emploie également pour couler les pierres.
Gâchage du mortier (voy. Mortier).
Le ciment se gâche avec une truelle en acier ou en fer, à long manche, dans une ange à fond rectangulaire et qui n'a que ti'ois pai-ols verticales. Le ciment
en poudre est d'abord mélangé à sec avec le sable, dans des proportions déterminées à l'avance ; puis on verse l'eau, dont le volume ne doit jamais excéder sensiblement la moitié de celui du ciment en poudre; ensuite, on triture la pâte avec la truelle.
Gâchette, s. f. — Petite pièce de fer qui est lixée au palastre d'une serrure sous le pêne, pour lui servir d'arrêt h chaque tour de clef (voy. Serrure.)
Gâcheur, s. m.
charpentier.
Maître ouvrier
Gaïac ou Gayac, s. m. — Bois d'Amérique très pesant (1,328 à 1,342 kilogr. le mètre cube), très compact et très dur.
Le gdiac est brun, légèrement veiné de jaune, et prend un beau poli. On le travaille au tour ; on en fait des coussinets, des roulettes de meubles, des pouhes, etc. Dans les îles, on remploie pour fabriquer des dents de roue, des manches d'outils et des pièces de charpente et de menuiserie qui exigent des bois très durs.
Gaîne, s. f. — 1° On a ainsi désigné, en sculpture, la partie basse d'un hermès ou terme , parce qu'il semble que la demi-figure qui est en haut sorte, en effet, d'une gaine.
Quatremère de Quincy émet l'opinion que cette forme paraît dérivée de celle des momies égyptiennes, (c La forme de beaucoup d'idoles égyptiennes , dit le savant auteur (comme on peut s'en convaincre dans tous les cabinets), n'est autre chose que celle d'une gaine de momie. On ne saurait douter que ces idoles de terre cuite vernissée, qu'on trouve en si grand nombre aujourd'hui, n'aient été autrefois fort répandues dans les pays qui eurent des communications avec l'Egypte. De là seront nés chez les Grecs, surtout chez les Athéniens, la
GAINE
GAINE
forme et l'usage de leur terme, qui n'est aussi qu'une gaine surmontée d'une tête. ))
Du terme grec à la gaine moderne le passage est clairement indiqué. Seulement, chez les Grecs la tête ou le corps faisait partie de la gaine ; aujourdhui, celle-ci est un piédestal détaché sur lequel on pose le buste.
Les figures à gaine comportant la tête seule ou la partie supérieure du corps ont joué un grand rôle dans l'antiquité. Celle que nous donnons (fig. 1798) re-
Fig. 1798.
présente le joueur de flûte antique, dont l'original, connu sous le nom de Midas, appartient aux collections du Brilish Muséum.
Abandonné pendant le moyen âge, ce genre de composition fut en grande faveur à la Renaissance. On employa à cette époque les ûgnr es k gaine comme pilastres dans Tornementation extérieure des baies de fenêtres, dans les cheminées, et dans les lambris de menuiserie. La figure 1799, faite d'après un dessin de
M. Louis Noguct, ancien pensionnaire de Rome, représente une gaine suppoi"tanl une demi-figure et qui appartient à
Fig. 1799.
un lambris de l'école de Saint-Roch, à Venise. Cette figure forme pilastre dans Tencadrement d'un panneau sculpté.
Le xvn* et le xviii^ siècle ont fait également usage des figures à gaine, tantôt comme statues destinées à l'ornementation des jardins, tantôt comme motifs de sculpture intimement liés à l'architecture.
La figure 1800 représente une des gaines qui ornent la galerie du premier étage de la cour vitrée au Palais de justice à Paris.
2° On appelle gaines de chauffe les conduits qui, dans les calorifères à air chaud, font passer lair de la chambre
GALBE
GALBE
de chauffe dans le local où il faut élever la température.
Fig. 1800.
Galandage, s.
briques.
m. — Cloison en
Galbe, s. m. — Contour d'un baluslre, d'un chapiteau, du fût d'une colonne, d'un vase, d'une console, etc.
On dit qu'une colonne est galbée lorsque la génératrice du fût, au lieu d'être rectiligne, présente une ligne convexe à l'extérieur.
Dans l'ordre dorique grec, la plupart des colonnes offrent une diminution du diamètre, qui est régulière, depuis le pied du fût jusqu'à la naissance du chapiteau. Cette diminution donne aux supports l'aspect de cônes tronqués.
Il y a cependant des édifices de la même époque où les colonnes se gonflent insensiblement, avant de prononcer [eur rétrécissement ; toutefois, ce ren-
flement ne porte pas (fig. 1801) sur la verticale AB, élevée du pied de la co-
. Ai-
Fig. 1801.
lonne, mais sur l'oblique AN qui joint le sommet à la base.
Vitruve rapporte que les Romains placèrent le plus grand diamètre au milieu du fût, ce qui a fait donner à la colonne amincie haut et bas le nom de colonne fuselée, parce qu'elle ressemble alors à un fuseau. Les architectes de la Renaissance ont placé ce plus grand diamètre au 1/3 ou aux 3/7 de la hauteur ; le fût est, dans ce cas, franchement diminué par le haut et légèrement aminci par le bas.
Vignole indique la construction suivante pour galber les colonnes des ordres toscan et dorique : supposons (fig. 1802) A 0 le demi-diamètre du fût au 1/3 de la hauteur, à partir du bas; la ligne 0 P est Taxe représentant en longueur les 2/3 supérieurs du fût. On divise cette ligne en 6 parties égales et, par les points de division, on lui mène des perpendiculaires. On prend PS égal
GALBE
GALÈRE
au plus petit rayon que la colonne doit avoir; puis on décrit avec 0 A, comme rayon, un quart de cercle. Par le point S, on mène une parallèle à P 0 qui ren-
'il''
Fig. 1802.
contre la circonférence en V et Ton divise Tare de cercle AV en 6 parties égales. Par les points de division, on mène des parallèles à 0 P qui rencontrent les lignes perpendiculaires à Taxe en des points G, D, K, M, R. On joint ces points par une ligne continue, qui représente le galbe de la colonne.
Pour les colonnes des ordres ionique et corinthien , Vignole place le plus
grand diamètre au 1/3 du fût, le fait égal à 1 module 1 partie 1/3, et propose la construction suivante : soit 0 A cette ligne (fig. 1803), etOMTaxedelacolonne; sur AO prolongé on prend AB égala
Fig. 1803.
7 modules ; puis par le point B on mène une droite quelconque qui rencontre l'axe en un point P. On prend une longueur P Q égale à 0 A et le point Q est un des points cherchés de la génératrice.
Les colonnes torses sont aussi galbées (voy. Torse).
Galbé, adj. — Se dit d'une colonne, d'un chapiteau, etc. (voy. Galbe).
Feuilles galbées (voy. Feuilles).
Galère, s. f. — Grand rabot dont se servent les charpentiers pour planer les bois qui doivent être refaits et dressés à vives arêtes.
La figure 1804 représente cet outil en projections verticale et horizontale. Le fût est traversé par une mortaise inclinée, qui reçoit un fer dont le tranchant est en biseau et arrondi, afin de mieux mordre sur le bois. Ce fer est maintenu par un coin que l'on serre avec un marteau. La longueur de la galère est de 0°',60. Deux hommes la manœuvrent au moyen de chevilles ou poignées qui la traversent horizontalement et permet-
GALERIE
lent de lui imprimer un mouvement de
GALERIE
^ *->-=-=- " '^ '" r ^zjL^ S" r^ i^L:n.' --L^.
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Fig. ISOi.
va-et-vienl dans le sens de la longueur
du mt.
Galerie, s. f. — 1« Passage intérieur ou extérieur placé, dans un édifice, de plain-pied avec les autres parlies d'un même étage et qui sert de promenoir, de communication ou de dégagement. Toutefois, le mot galerie, applifpié à un passage, entraîne Lidée d'une décoration plus ou moins riche.
On appelle galeries de service celles qui, tout en contribuant à Lornementation intérieure ou extérieure des édifices, ne sont que des couloirs très étroits.
Les galeries promenoirs sont ces vastes salles, plus longues que larges, qui servent, dans les palais, les hôtels, les habitations, les monuments publics, à i-éunir entre elles plusieurs pièces.
Ces galeries, par leurs grandes dimensions, peuvent servir pour les fêtes, bals,, concerts, etc. C'est dans ces pièces d'apparat que Ton peut déployer la plus grande magnificence de décoration ; l'architecture peut y faire usage de toutes ses ressources.
La jibiparl des galeries sont ornées de dorures, de sculptures et surtout de peintures. Quelquefois, un seul artiste est appelé à faire rornementation peinte du lie galerie. Soum'iiI. on \ rassemble
des tableaux de différentes écoles, de toutes sortes de genres et de formes, et Ton y joint des objets précieux, tels que des sculptures, des vases, des meubles.
Il est avantageux, pour ces salles, de les éclairer par le haut et d'assortir les tableaux de manière qu'ils ne se nuisent pas les uns les autres.
Dans l'antiquité, la galerie la plus célèbre fut celle de Verres, décrite par Cicéron et qui renfermait des œuvres d'art, statues, bronzes, peintures du plus haut prix. Si l'on s'en rapporte à la description de l'auteur latin, l'histoire des arts n'offre point de galeries où les objets rares en tous genres aient été rassemblés avec une aussi grande profusion. Presque toutes ne renferment que des tableaux ou des peintures à fresque.
Parmi les galeries peintes, la plus célèbre est celle de la Farnesina, décorée par Raphaël. La galerie du palais Farnèse, que l'on regarde avec raison comme le chef-d'œuvre des Carrache, tient, sans contredit, le second rang; longue de 20°», 14 sur 6'^,59 de largeur, celte salle est ornée de stucs dorés, de pilastres corinthiens séparés par des niches dans lesquelles sont placées des statues antiques ; la voûte est divisée en sept compartiments de diverses grandeurs, où sont représentés des sujets mythologiques, puisés, pour ' la plupart, dans Ovide et dans Virgile.
On pourrait encore citer un grand nombre de galeries aussi renommées par leurs proportions que par la magnificence de leur décoration; entre les plus fameuses on compte :
En Italie, la galerie du Vatican, peinte par Raphaël et ses élèves ; la galerie du palais Pitti, à Florence, qui renferme l'une des premières collections de tableaux de l'Europe ;
En France, la grande galerie de Fontainebleau, dont les peintures, faites sur les dessins du Primatice par Nicolas de Modène , représentaient les travaux d'Ulysse à son retour du siège de
GALERIE
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Troie; la galerie de Versailles, dite aussi galerie des glaces, qui a dix-sept fenêtres du côté du jardin et autant d'arcades remplies de glaces du côté opposé ; les arcades et les fenêtres sont séparées par quarante-huit pilastres en marbre, dont les bases et les chapiteaux composites sont de bronze doré au feu ; la voûte est peinte par Le Brun et retrace, sous des figures allégoriques, des faits appartenant à Thistoire de Louis XIV ; la grande galerie du Louvre, construite parles architectes Ducerceau, Etienne Dupeirac et Thibault Metezeau; la galerie d'Apollon, appartenant au même édifice et qui, après avoir été consumée par un incendie le 6 février 1661, fut immédiatement réparée sur les ordres de Louis XIV ; Le Brun en dessina toute la décoration intérieure et se chargea d'exécuter les peintures les plus importantes du plafond ; pour la confection des figures en stuc de la voussure, il s'associa Girardon, les frères Maroy et Thomas Regnauldin; menaçant ruine vers 18i23, la galerie fut échafaudée; enfin, TAssemblée nationale , après la révolution de février, confia à Duban le soin de la rétablir dans toute sa splendeur.
C'est par analogie qu'on a donné le
t^i-n-HT-i-iTfTiii itTi-n-nTTI-nïï-n-n-nii-n -t r -n -n -i t\ -n.
Ims:. 1805.
nom de galeries aux grandes salles ren-
fermant des collections de tableaux et d'oeuvres d'art.
On a encore appelé galeries, et plus spécialement triforium (voy. ce mot), les passages ménagés au-dessus des voûtes des bas-côtés, dans les églises.
u^ti
Fig. 1806.
Les monuments chrétiens présentent, dans leurs façades, des galeries extérieures qui servent à la fois pour le ser-
GALERIE
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vice et la décoration : nous en donnons ici quelques exemples.
La ligure I8O0 représente la galerie ornée d'une arcature à jour et à pleinscintres qui surmonte le portail de Téglise de Saint-Pierre iiToscanella (Italie).
Au xui" siècle, les calliédi'ales furent divisées, sur leur façade principale, en plusieurs étages de galeries. L'un de ces passages, orné souvent de statues de rois qui occupent Tentrecolonnement des arcades à jour, prend le nom de galerie des Bois. Nous donnons (fig.
1806) le plan et l'élévation de la galerie des Rois de l'église de Notre-Dame de Paris : c'est une suite de piles devant lesquelles sont plantées des colonnes qui portent des arcatures, et entre les-
^^^^g^j>'^^l^^^P^^^fc^??M
Fitr. 1807.
quelles sont posées les statues des rois. Un couloir de circulation pour le ser-
vice, situé derrière les piliers, complète cette galerie, l'une des plus belles qui existent.
Nous citerons encore un exemple de passage extérieur, de la même époque :
celui qui est placé au-dessous de la galerie des Rois à la cathédrale d'Amiens et dont nous donnons une partie (fig. 1807) (1); des arcs de décharge, décorés de sculptures, reposent sur des piles composées de trois colonnes groupées au-devant d'un pilastre; les intervalles sont occupés par des remplissages cà jour qui portent sur des colonnes monolithes ; des baies sans meneaux s'ouvrent derrière cette galerie sur une autre galerie intérieure.
Les palais et châteaux de cette époque possédaient également des galeries exté-
rieures qui desservaient les pièces principales ; l'une des plus remarquables que l'on puisse citer est celle du palais des doges à Venise (fig. 1808).
Dans les hôtels et palais de la Renais-
(i) VioUet Le Duc, Dictionnaù^ raisonné de l'architecture française.
GALERIE
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sance, cet usage s'est de même conservé. La figure 1809 représente une des galeries extérieures du château de Blois.
FJg. 1809.
Des colonnes courtes, reposant sur des piédestaux étroits, supportent la saillie de la couverture et sont réunies entre elles par une balustrade à jour.
Un couloir ou galerie de communica-
Fis:. 1810.
tion, réunissant deux corps de bâtiment
distincts, est représenté par la figure 1810. Cette galerie appartient à une maison d'Orléans.
Les galeries extérieures se construisaient aussi en pan de bois; nous en donnons une de ce genre (fi g. 1811) qui appartient à la Renaissance et qui provient aussi d'une maison d'Orléans. Ce
^ w <^ -ii' j;^: f ■<• V'
Fig. 1811.
passage couvert offre deux dispositions différentes : un des côtés est situé au-dessus d'un portique occupant le rez-dechaussée ; la partie qui est en retour, en encorbellement, est soutenue par des consoles.
2° On donne encore le nom de galeries à des passages couverts qui servent de communication entre plusieurs voies publiques et qui renferment comme