‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 2 sur 349 · GALETAS · texte numérisé non relu

GALETAS

GALVANISATION

celles-ci des boutiiiues de tous genres (voy. Passage).

3" La même désignation s'applique aux balcons placés à différents étages sur le pourtour d'une salie de spectacle, et sur lesquels sont disposées des banquettes en avant des loges (voy. Théâtre).

4° On appelle galeries d'extraction , les couloirs souterrains que l'on pratique dans le sol pour l'exploitation des carrières. Les parois et les plafonds ou ciels de ces galeries doivent généralement être soutenus par des étalements disposés avec le plus grand soin.

5" Les égouts, les tunnels sont également des galeries souterraines, dont la construction exige les plus grandes précautions (voy. Égout, Tunnel).

^^ Ornement courant (fig. 1812), en bois ou en métal découpé, que Ton place

Fig. 1812.

au-dessus d'une marquise, d'un auvent, etc.

Galet, .S', m. — 1° Disque d'une roulette, d'une poulie, etc.

Les portes roulantes sont sur galets.

On appelle galets à gorge ceux qui sont évidés en forme de gorge.

Ces roulettes se font en fonte de fer, en cuivre, en bois dur, etc.

2° Galets (voy. Cailloux).

Galetas, s. m. — Étage pris dans le comble d'un bâtiment, lambrissé et

éclairé, soit par des lucarnes, soit par des cbassis à tabatière.

Galcjals. — Mot breton venant de gai (petite pierre) et qui désigne une certaine classe de monuments celtiques.

Les galgals sont des amoncellements de terre ou de pierres que les arcbéologues nomment encore tumulus , tombelles, mallus ou barrons, et qui avaient, pour la plupart, une destination funéraire.

La forme de ces monuments est ordinairement pyramidale ou conique ; leurs dimensions sont très variables, en raison sans doute de l'importance ou du nombre des corps qu'ils devaient recouvrir. A

Quelques galgals sont ta base elliptique ; les ossements nombreux qu'on y a retrouvés ont fait penser que ces monticules servaient de sépultures aux victimes de quelque combat (voy. Tombeau, Tumulus).

Galipot, 6'. m. — Résine extraite du pin maritime et qui sert à la fabrication des vernis communs.

Galles, s. m. pi. — Excroissances et boursouflures que l'on remarque ordinairement à la surface des feuilles d'un arbre et qui sont produites par des insectes.

Les arbres attaqués de cette maladie dépérissent au bout de quelques années; leur bois n'est donc pas propre à être employé dans les constructions.

Galvanisation, s. f. — Opération qui a pour objet de recouvrir le fer d'une légère coucbe de zinc pour le préserver de la rouille. On dit alors que le fer est z in gué ou galvanisé.

Le zingage est effectué par l'immersion de l'objet en fer dans un bain de zinc fondu.

Ce dernier métal est, dans ce cas, plus oxydable que le fer, mais il n'est attaqué que superficiellement et la par-

GALVANOPLASTIE. - 13

lie altérée forme un vernis qui empêche l'oxydation de continuer.

Une des plus importantes applications de ce produit est son emploi dans la fabrication des clous dits clous galvanisés, dont l'usage est recommandé pour les couvertures en ardoises (voy. ce mot) et pour le clonage des ornements en pâte qui décorent les appartements. On se sert aussi de fer galvanisé pour les fils télégraphiques, les grillages de parcs, de jardins, etc.

Galvanoplastie, s. f. — Art de

modeler les métaux en les précipitant de leur5 dissolutions salines, par l'action lente d'un courant électrique.

Il faut bien renl^rquer ici que le métal précipité sur un objet donné, en couche continue, ne doit pas adhérer à cet objet, mais doit en représenter exactement tous les détails avec leurs dimensions et leurs courbures. Dans la dorure galvanique, au contraire, la couche de métal précipité sur Tobjet doit y adhérer (voy. Dorure). On opère sur des moules qui sont faits, soit avec des métaux déposés par voie électrique, soit avec des alliages fusibles, ou bien encore avec des matières plastiques ou des substances gélatineuses, dont on métallisé légèrement la surface, avec de la plombagine pulvérisée, pour rendre les moules conducteurs de rélectricité.

C'est à l'aide des procédés de la galvanoplastie que Ton a pu recouvrir d'une couche de cuivre des objets en plâtre tels que des statuettes, des basreliefs, etc. Dans ce but, on place l'objet verticalement dans un appareil simple et au centre d'un anneau de zinc, dont la surface doit être au moins égale à celle de la pièce qu'on veut recouvrir de cuivre. Un conducteur vient toucher les deux extrémités de l'objet , et des cristaux de sulfate de cuivre garnissent la partie inférieure.

C'est encore par la galvanoplastie que l'on est arrivé à déposer du cuivre sur certains métaux et à leur donner l'aspect

— GALVANOPLASTIE.

du bronze. Mais, dans ce cas, on n'emploie pas les bains acides de sulfate de cuivre, qui ne peuvent servir à déposer ce métal adhérent à la surface des autres métaux. De plus, ces bains attaquent le fer, l'acier, la fonte, le zinc. Il faut alors avoir recours à des bains alcalins, au cyanure double de potassium et de cuivre pour le cuivrage, ce qui occasionne de grands frais pour des pièces de dimensions considérables.

M. Ôudrv, en isolant le métal à l'aide d'un vernis particulier, a trouvé le moyen de cuivrer la fonte destinée à l'ornementation des rues et des places publiques. Ce vernis est composé de matières résineuses ; on le fait sécher à l'étuve, on le frotte avec de la plombagine pour le rendre conducteur ; puis on porte l'objet dans un bain de sulfate de cuivre , où on le revêt de cuivre par l'action de la pile. C'est ainsi que les fontaines des Champs-Elysées, des places Louvois et de la Concorde, les candélabres des voies principales de Paris, etc., tous ouvrages de fonte, ont été recouverts d'un cuivrage galvanique.

Il faut reconnaître que la couche isolante a le défaut d'empâter les contours ; pour éviter cet inconvénient, M. Weill a opéré à l'aide de dissolutions alcalino-organiques et avec le contact d'un peu de zinc, sans l'interposition du vernis. On procède ainsi : on décape la fonte et le fer, selon celui de ces métaux que l'on emploie, dans de l'eau fortement acidulée. On passe à l'eau ordinaire, puis à Peau légèrement alcalisée ; on lave, on gratte-bosse avec un fil de fer et l'on suspend les pièces ainsi préparées, au moyen d'un fil de zinc, dans la dissolution alcaline. Celle-ci est renfermée dans un vase en grès céramique, en caoutchouc durci ou en bois doublé, à l'intérieur, de gutta-percha, etc., matières que la dissolution ne peut attaquer. Lorsque le cuivre est déposé sur les pièces, on lave celles-ci, on les gratte-bosse, puis on les dessèche d'a- I bord à la sciure de bois et ensuite à

GARDE

GARDE

l'éluve. On obtient un bain de dis.solution convenable avec les proportions suivantes : 10 litres d'eau ; 3o0 grammes de sulfate de cuivre cristallisé ; 1 ,500 grammes de sel de seignette cristallisé ; 800 grammes de soude caustique à la cliaux, renfermant environ oO à 60 pour 100 de soude libre. Le dépôt se produit isolément lorsque le zinc entre dans le bain, et la couche augmente, dans une certaine mesure, avec le temps de l'immersion.

Une autre application de la galvanoplastie est la reproduction d'objets de fonte, de bronze, de fer ou de zinc.

Pour obtenir ce résultat, on fait un moule en creux avec du plâtre et on le revêt intérieurement de plombagine ; on le plonge ensuite dans une dissolution de cuivre et Ton fait passer le courant électrique. On enlève le moule lorsque la couche déposée est assez épaisse (1).

Gammada. — Mot qui signifiait la Trinité et que les premiers chrétiens employaient pour désigner la figure formée par la combinaison de quatre gamma (T), lettre grecque exprimant le nombre trois. Cette figure était précisément celle de la croix grecque, dont la forme était adoptée pour le plan des églises.

Garantie, s. f. — Obligation d'indemniser d'un préjudice souffert.

Les architectes et les entrepreneurs (voy. ces mots) sont garants ou responsables, envers le propriétaire, des travaux qu'ils exécutent.

Garçon, s. m. — Aide-maçon. Le garçon est celui qui sert l'ouvrier, dit compagnon.

Garde, s. m. — Maison de garde :

petit bâtiment destiné au logement des agents préposés à la garde ou surveil-

(1) Laboulayc, Dictionnaire des arts et manufactures»

lance des forêts, des parcs, des jardins publics , des voies de chemins de fer, etc.

Les maisons des gardes forestiers sont des constructions rustiques d'aspect fort simple. Celles qui sont élevées dans les parcs et jardins publics sont en général revêtues d'un caractère plus accentué.

La figure 1813 représente, à l'échelle de 0°',00o pour mètre, le plan et l'élévation d'une maison de garde construite

mm^^^^^m^^7mmvz<^^

Fig. 1813.

par M. A. de Baudot. L'architecte a su donner à son œuvre un aspect qui répond très bien à la fois à l'idée de l'habitation modeste et à l'idée de surveillance, de protection.

Les maisons de gardes des passages à niveau sur les lignes de chemins de fer doivent être établies de manière à permettre à ces agents d'être constamment présents au point où le service les appelle. L'habitation d'un garde peut être une simple guérite (voy. ce mot), une maisonnette en maçonnerie ou un

GARDE

Page 1