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HOSPICE

HOTEL

o" Une sorte d'entrepôt où tous les citoyens pouvaient déposer leurs biens et leurs effets, mobilier, argent, cautions ou objets de prix de toute espèce.

Hortebise {Pierre d'). — Calcaire tendre durcissant k l'air et à l'eau, blan- | châtre, à grains assez fins. |

Celte pierre porte 1 mètre de hauteur d'assise; elle pèse de 1,860 à 1.870 kilogr. le mètre cube, et sa charge d'écrasèment varie entre 90 et 110 kilogr. par centimètre carré.

Hospice, s. m. — Asile où sont recueillis les ahénés, les vieillards, les enfants abandonnés, etc.

Autrefois, on donnait le nom d'hospices aux maisons publiques de refuge pour les indigents.

Les premiers hospices furent destinés à recevoir les étrangers. Pendant longtemps en France, les hospices et les hôpitaux firent partie des mêmes établissements (voy. Hôpital : un décret du 19 avril 1800 centralisa, à Paris, l'administration des établissements de bienfaisance et les divisa en plusieurs classes. Hospices des vieillards. Ce que nous avons dit pour les hôpitaux considérés en général trouve ici son application.

Nous observerons seulement que les constructions devront surtout s'étendre sur un terrain plus vaste, afin de n'avoir qu'un seul étage, au rez-de-chaussée, pour rendre moins pénible aux vieillards Faccès des dortoirs. Des pentes doivent faire communiquer ceux-ci avec les jardins pour permettre aux infirmes se servant de chariots de quitter facilement l'édifice. Des promenoirs couverts, chauffés pendant la mauvaise saison , des jardins , seront spécialement ménagés pour les vieillards des deux sexes.

Hospices d'incurables. Ces établissements peuvent être disposés suivant les mêmes conditions que les précédents.

Nous signalerons, seulement, les avantages qu'il y aurait à les éloigner des grandes villes : aération meilleure, ter-

rain et denrées alimentaires à plu:

prix.

Hospices d'aliénés (voy. Santé).

bas

Hospitalier, adj. — Etablissements hospitaliers : locaux où sont recueillis et soignés les enfants en bas cage, les malades indigents, les aliénés, les vieillards, etc. (voy. Asile, Crèche, Hôpital, Hospice, Lazaret. Santé).

Hôtel

— 1" Habitation

luxueuse occupée par un seul particulier, sa famille et ses domestiques.

Ce nom date du xv« siècle. L'hôtel de Jacques Cœur, à Bourges, est un des monuments civils les plus somptueux de la seconde moitié du xv' siècle. La façade de ce palais est composée d'un pavillon et de deux ailes ; on y voit, au premier étage, sept fenêtres carrées, garnies de balustrades découpées à jour et ornées de sculptures. Sur la porte, au niveau des fenêtres, se trouve une espèce de dais dans lequel était placée la statue du roi Charles VII.

Parmi les hôtels de la même époque, nous pouvons encore citer l'ancien hôtel de Sens, à Paris, Y hôtel de Cluny, etc. Les derniers vestiges de la féodalité disparurent avec le xv^ siècle ; les grands seigneurs, renonçant aux murailles crénelées, aux tours colossales, se firent construire dans les villes de charmants hôtels, dont un grand nombre sont encore debout.

Toutefois, il y a lieu d'être frappé du contraste qui régnait dans les grandes habitations des xvi'' et xvn^ siècles. On y trouve réunis le luxe et la misère, les beautés de l'art et l'absence de bienêtre. L'entrée de ces demeures était une grande porte, souvent accompagnée de tourelles et précédant une voûte sombre sur laquelle ouvrait une porte basse I donnant accès à l'escalier. De chaque ! côté, Ton voyait des montoirs pour aider les cavaliers à monter à cheval. Les marches raides et étroites d'un escalier en limaçon, mal éclairé, conduisaient à

HOTEL

HOTEL

un corridor ou à une vaste antichaiT]l)re ouverte à tous les vents. Une porte, trop étroite aussi, donnait entrée sur la seconde antichambre, où se tenaient les domestiques. Ces salles, ces couloirs étaient carrelés en marbre ou en terre cuite émaillée, dont les riches dessins étaient bientôt efïacés par les traces des pieds, la pluie qui dégouttait des manteaux, la boue dont étaient couvertes les galoches que Ton quittait dans cette seconde antichambre. De là, on passait dans les appartements, les salons et la grande galerie destinée aux fêtes. Ces pièces étaient richement décorées et meublées, mais sans qu un goût épuré présidât à cette ornementation. Les murs étaient revêtus de tapisseries de valeur, de boiseries habilement sculptées qui montaient jusqu'aux poutres des plafonds, ou bien ils étaient simplement peints en tons unis. Mal éclairés le jour par les petites vitres des fenêtres, le soir par de rares chandelles, ces appartements étaient glacés pendant rhiver, malgré la quantité de bois que Ton brûlait dans les vastes cheminées.

Si ces dernières, avec leurs proportions, répondaient mal aux nécessités du chauffage, du moins elles constituaient toujours un des principaux ornements des salles , enrichies qu'elles étaient de nombreuses sculptures. C'est en passant ainsi par une longue suite de pièces que l'on arrivait à la seule chambre habitée. Cette dernière pièce était un peu plus garnie que les autres et un peu mieux défendue de l'air extérieur par de doubles portes. Le lit prenait dans la chambre une importance beaucoup plus grande que de nos jours. Aussi large que long, il s'appuyait par le chevet au mur, et avançait les pieds vers la porte d'entrée. Une balustrade en protégeait les abords ; l'espace compris de chaque côté, entre le mur et le lit , était la ruelle. C'est dans la ruelle qu'étaient reçues les personnes intimes, que se traitaient les affaires particulières et que se passaient alors les scènes piquantes

et les aventures dramatiques. La chambre à coucher était donc, à cette époque, le centre de la vie privée.

Si l'on passe à la distribution des services dans les hôtels des xvi^ et xvn' siècles, on remarque les cuisines, avec leurs immenses cheminées, rendues si incommodes par leur grandeur même, les écuries également trop vastes et mal tenues, les remises, qui n'étaient que des hangars, les étuves décorées de peintures remarcjuables et manquant de tout ce que les modernes ont appelé le confortable. Tous ces services communiquaient entre eux et avec les appartements par une multitude de passages, d'escaliers, de corridors qui servaient tout à la fois aux maîtres et aux domestiques. Enfin , comme nous le disions plus haut, partout le luxe à côté de la misère, le superflu sans le nécessaire.

2° Maison meublée dont le propriétaire loue les chambres au jour ou au mois. Le nom cVliôtel a remplacé de nos jours ceux d'auberge et d'hôtellerie.

Sans nous étendre sur les diverses dispositions que Ton peut donner aux hôtels qui comprennent, suivant leur importance, un plus ou moins grand nombre de chambres à coucher, salons, galeries, salles à manger, salons de lecture, etc., nous dirons quelques mots sur les dispositions spéciales que l'on peut adopter dans les hôtels établis dans les stations d'eaux thermales. Ici, plu^ que partout ailleurs, il importe d'isoler les chambres des corridors par lesquels se font le service et la circulation des voyageurs ; car dès la première lieure, certains malades sont réveillés pour 'prendre leur bain et transportés à l'établissement voisin d'eaux thermales ; le repos des voyageurs couchés est troublé, leur sommeil interrompu. Les figures 1987 et 1988 présentent deux dispositions dans lesquelles on a cherché à favoriser l'isolement cherché. Dans la première, on voit deux chambres à deux lits A et B pouvant être louées séparément, pourvues d'un cabinet attenant et

HOTEL DE VILLE. - 143 -

avant leur entrée sur une antichambre

HOTEL DE VILLE

Fig. 1987.

commune, laquelle ouvre sur le corridor

Fier. 1988.

de service. La seconde ligure montre

deux chambres A etB également à deux lits avec cabinet et porte sur une antichambre commune. La cloison séparative est percée d'une baie qui permet, au besoin, d'établir la communication entre les deux pièces et par conséquent de les louer à une seule famille. Enfin, la figure 1989 donne, en plan, une disposition dans laquelle plusieurs pièces con ligues peuvent être louées ensemble ou séparément. Les deux pièces A et B, la première à deux lits, la seconde à un lit, peuvent former un appartement ; la porte qui établit la communication étant condamnée, les deux pièces se louent séparées et ont chacune leur antichambre et leur issue particulière donnant sur le corridor de service. Des cabinets, fermés par un rideau, sont pourvus de sièges portatifs. Des placards sont établis dans les antichambres. De plus, les gros murs perpendiculaires à la façade sont percés de baies munies de doubles portes. On peut ainsi louer à la même famille deux ou plusieurs de ces petits appartements placés en enfi-

K^ss^^ss

Fig. 1989.

lade. Cette disposition nous semble très simple et très avantageuse à tous égards.

Hôtel de ville,

Édilice

qui sert de lieu de réunion aux assemblées communales et qui renferme les divers services administratifs de la cité. Les villes de peu d'importance ont des hôtels de ville qui prennent les noms

HOTEL DE VILLE

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