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HUISSERIE

classes : huiles fixes, huiles essentielles, huiles cmpyreumatiques.

Les huiles fixes, dites aussi huiles grasses, h cause de leur identité de composition avec les graisses, proviennent des végétaux et des animaux à sang froid, tels que les poissons. Elles présentent, à la température ordinaire, une viscosité que Ton appelle consistance huileuse. Leur pesanteur spécifique varie de 0,89 à 0,93.

Les huiles sont à peu près insolubles dans l'eau ; les unes absorbent, à lair, une petite quantité d'oxygène sans changer d'aspect ; les autres en prennent beaucoup plus, s'épaississent, se couvrent d'une couche d'apparence résineuse et se solidifient peu à peu. Ces dernières reçoivent le nom d'huiles sic:^ catives ; on les emploie en peinture ; telles sont les huiles de lin, de chènevis, de noix, û' œillettes, de ricin (voy. ces mots). Les quaUtés siccatives de ces huiles sont augmentées par la présence de corps tels que la litharge, la couperose, les sels de manganèse. Le meilleur procédé pour amener une prompte dessiccation est de faire bouillir préalablement les huiles avec quelques centièmes de litharge ou d'oxyde de zinc ; on leur donne alors le nom dliuiles cuites (voy. Siccatif).

Les huiles essentielles, appelées aussi huiles volatiles, huiles éthérées ou essences, sont des produits végétaux volatils d'une odeur pénétrante. Ils sont peu solubles dans l'eau, mais se dissolvent plus ou moins dans l'alcool, Féther et les huiles fixes. C'est l'essence de térébenthine qui est surtout employée dans la peinture, pour détremper les couleurs broyées à V huile (voy. Essence).

Les huiles empyreumatiques sont des produits volatils qui résultent de la distillation à feu sur des matières animales ou végétales. Le naphte et le pétrole sont des huiles empyreumatiques naturelles ou minérales. Ces huiles servent à Uéclairage.

Quelques huiles minérales, telles que

celle que l'on extrait de la houille, peuvent être employées utilement pour la conservation des bois, des traverses de chemins de fer, par exemple.

Huis, s. m. — Vieux mot signifiant porte (voy. ce mot).

Huisserie, s. f. — 1" Partie de menuiserie isolée formant cloison ou barrière.

2° Assemblage des poteaux et du linteau qui forment le bâti dormant d'une baie, dans un pan de bois ou dans une cloison légère.

Ces bois portent ordinairement une feuillure dans laquelle se loge la porte.

Poteau d'huisserie : on nomme ainsi, dans un pan de bois, les deux montants du bâti d'une porte; ces pièces verti-

Fig. 1991.

cales I (iig. 1991) s'assemblent dans les 1 sablières haute et basse et reçoivent les j abouts de la traverse qui forme la partie I supérieure du bâti de la porte.

Les poteaux d'huisserie des cloisons de 0'",08 affieurent Tcnduit et ont 0'",08 sur chacun des côtés de leur section.

La ligure 1992 représente l'huisserie d'une porte cintrée par le haut;-

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ces bois sont ornés de moulures sur Taré te.

HUMIDITÉ

Fig. 1992.

Humidité, s. f. — L'étude des moyens à employer pour remédier à rinconvénient de Vhumidité dans les construclions est très importante pour rarchitecte et exige , tout d'abord , l'examen des causes qui peuvent lui donner naissance.

Ces causes sont de natures diverses ; mais elles se manifestent principalement, ainsi que nous allons renoncer, dans les constructions ordinaires, c'està-dire dans celles où l'on n'a pas pris les précautions nécessaires pour obvier à ce défaut.

Vhumidité pénètre dans la partie inférieure des bâtiments : 1° par le pied des murs ; 2° par les parois de ces murs en contact direct avec le sol ; 3*" par les surfaces extérieures de ces murs exposées à la pluie et à Vhumidité de l'atmosphère. L'action nuisible varie d'inten-

sité suivant la nature du sol, le climat, Uorientation des bâtiments, la nature des matériaux employés dans la construction, etc.

Indépendamment de ces diverses voies que suit Vhumidité pour atteindre et envahir les constructions, on constate : 1° qu'elle se manifeste à la surface du sol intérieur des rez-de-chaussée, s'il est étabh au niveau même du terreplein extérieur et directement sur ce terre-plein; 2" que les mêmes chances d'humidité subsistent, à très peu de chose près, si le niveau du sol intérieur est plus élevé que celui du sol extérieur, mais qu'il soit de même établi directement sur le terre-plein compris entre les murs du bâtiment ; 3° que ces chances seront très notablement diminuées, si le sol intérieur est établi au-dessus des caves ; 4° enfin, qu'elles seront moindres, sans être toutefois annulées, si ce sol est à la fois sur cave et élevé à une certaine hauteur au-dessus du sol extérieur.

Indépendamment de l'insalubrité qui résulte de la permanence de Vhumidité dans les lieux habités, les principaux inconvénients qu'elle occasionne, sous le rapport des objets sur lesquels son action s'exerce, sont les suivants : les enduits se détruisent et tombent, les lambris, les planches et les parquets pourrissent , la peinture farine et se détache, les papiers s'imbibent et se décomposent, les étoflfes, les meubles, les tableaux, les livres, etc., se détériorent; les murs mêmes, en maçonnerie, en brique ou en pan de bois, subissent une altération continue qui peut devenir nuisible à leur solidité. C'est par les joints que la dégradation commence sur les parements extérieurs, surtout lorsqu'on n'a pas employé les matières convenables, lors de la construction. Les matières liaisonnantes, plus perméables ixVhumidité que la pierre elle-même, tombent alors en poussière sous les alternatives de la gelée, du dégel et de la chaleur ; des végétations parasites se développent

HUMIDITÉ

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dans les joints élargis et accélèrent encore la destruction.

Nous ferons remarquer ici que les pierres ne se détériorent pas lorsqu'elles sont exposées à une humidité constante et qu'elles ne sont pas soumises aux alternatives de Y humidité, de la sécheresse, de la gelée, etc. Ainsi, dans les ponts, les pierres qui sont constamment dans Teau ne s'altèrent pas, tandis que celles qui sont, par suite de la crue et de la baisse des eaux, alternativement baignées et découvertes, ne peuvent aussi longtemps résister à cette épreuve.

Avant de commencer l'exposé des moyens actuellement en usage pour combattre Y humidité dans les constructions, nous rappellerons tout d'abord le système employé par les anciens et qui consistait à poser les assises à pierre sèche, c'est-à-dire sans Tinterposition d'aucune espèce de mortier. Ce mode de construire est le meilleur ; car il exige, d'une part, des lits parfaitement dressés et fait, en quelque sorte, disparaître les joints, qui sont d'une finesse extrême.

L'absence du mortier supprimait une des principales causes de destruction des édifices, celle que nous venons de signaler plus haut.

Dans un mémoire qu'il a publié sur cette importante question, Léon Vaudoyer dit très justement que les difl'érentes compositions, enduits ou ciments hydrofuges, appliquées à la surface des murs, ne sont que des remèdes très imparfaits et presque nuls, en ce sens que si, par ces moyens, on peut dissimuler plus ou moins longtemps les effets du mal, on n'en détruit pas la cause.

Vaudoyer ajoute cependant qu'il faut faire quelques réserves en ce qui concerne l'emploi de ces divers ciments, selon leur espèce et leurs propriétés, dans certains cas particuliers. Ces réserves sont surtout applicables à l'enduit deMM. Thénard eUY Xvcel{\oj. Enduit).

L'auteur du mémoire pense donc qu'il faut arrêter le mal dès son origine, en

s'appliquaat à le combattre lors même de la construction des édifices.

Il importe, tout d'abord, d'établir les fondations dans les meilleures conditions possibles, et, à cet effet, on ne saurait trop recommander l'emploi d'un bon béton (voy.ce mot), dont l'épaisseur est naturellement proportionnée au poids de la construction. On arrose ce massif avec un enduit de mortier hydraulique.

Celui-ci étant bien pris, on pose les pierres, en les liaisonnant toujours à l'aide du mortier hydraulique.

C'est ici le cas d'établir que l'emploi de telle ou telle pierre ne suffit pas pour combattre avec succès Y humidité, car tous les matériaux employés dans la construction, tels que briques, moellons, pierres tendres, pierres calcaires, marbres et granits, sont plus ou moins hygrométriques.

Lorsque la construction du mur de fondation est parvenue un peu audessous du niveau du sol intérieur du rez-de-chaussée, il y a deux procédés qui peuvent être employés d'une manière efficace contre Yhumidité : 1° sur le lit supérieur de la dernière assise et dans toute l'étendue du mur , on applique une feuille de plomb très mince ; 2° on étend sur la surface horizontale de l'assise, que l'on a fait sécher préalablement, un enduit bitumineux aussi mince que possible; on a soin qu'il pénètre bien dans la pierre dont tous les pores doivent être bouchés.

Nous ferons observer que le premier de ces procédés offre deux inconvénients :

d'une part, la feuille de plomb, si elle est très mince, peut être rapidement détruite par la chaux qui entre dans le mortier et dont le principe caustique agit sur ce métal ; de l'autre, cette feuille peut être percée par les aspérités de la pierre et sous l'effort de la pression supportée. Il faut donner à cette lame au moins 2 millimètres d'épaisseur. Il serait bon de la rendre plus ferme en alliant le plomb à l'étain. Lorsque l'interposition d'une feuille

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de métal ou d une couche de bitume a été opérée, on continue la pose des assises. On a soin de procéder de la même façon pour les murs ou pans de bois de refend, surtout s'il n'y a pas de caves.

Pour préserver le pied des murs de face contre la pluie chassée par le vent, l'eau qui rejaillit sur le sol ou celle qui descend de la partie supérieure, on a proposé des revêtements en dalles agrafées dans le parement du mur ; mais le mieux et le plus simple est de procéder ainsi : faire toute l'épaisseur des assises, dans la partie inférieure de la construction, en pierres peu hygrométriques:

employer des mortiers qui ne se décomposent pas a Tair et à la chaleur ; couvrir la partie supérieure du soubassement d'une assise de pierre dont la taille ou le profil soit tel que Teau ne puisse y séjourner : proscrire absolument l'emploi du plâtre, même comme enduit ou jointoiement, au-dessous de la hauteur d'appui ; étabhr, tout le long du pied du bâtiment, un revers de pavé bien fait avec joints en ciment, ou mieux un enduit d'asphalte de O'^.oO de largeur, avec une pente sufiisante; enfin, placer au bas de Tégout du toit des chéneaux ou même de simples gouttières qui préservent le pied des murs des éclaboussures produites par les eaux de Tégout.

Suivant la nature des matériaux dont se compose le soubassement de la construction, il y a certaines précautions à observer. Les murs de face et de refend en pierres de taille sont suffisamment protégés par les moyens que nous venons d'indiquer. Pour les murs en moellons, le plomb ou le bitume sont convenables, comme dans le cas précédent ; il en est de même pour les murs dont le soubassement est construit en meulière, pourvu qu'il soit fait usage de bon mortier hydraulique. Si le mur est en briques, il faut choisir ces matériaux de très bonne qualité. On les préserverait efficacement de Vhumidité en employant des briques dont la surface extérieure serait bitumée

ou mieux revêtue d'émail. Pour les murs en pans de bois posés sur un soubassement en pierre, en moellon ou en briq^ue, la feuille de plomb est nécessaire, et il convient de la placer entre l'assise sur laquelle doit reposer le pan de bois et la sablière basse.

Voyons maintenant quelles précautions il faut prendre contre V/iumidité qui s'introduit directement par le sol dans la partie inférieure des bâtiments.

D'une manière générale , des caves ménagées sous une construction diminuent les chances d'humidité; celle-ci se manifeste, au contraire, d'une manière constante, à la surface du sol d'un rez-de-chaussée sans caves. Dans ce dernier cas, la solution la meilleure est la suivante : sur un béton hydraulique de 0°',lo d'épaisseur au moins, étendre une couche de bitume que l'on recouvre d'une aire en mortier, pour recevoir le scellement des lambourdes, si le rez-dechaussée est parqueté. Le béton, qui peut être supprimé dans les parquets par raison d'économie, est indispensable dans le cas de dallage de pierre ou de marbre, pour éviter les inégalités de tassement. On peut simplement poser l'asphalte d'abord, puis la couche de béton; celleci est quelquefois même seule employée.

Quant aux rez-de-chaussée élevés sur caves, il est prouvé par l'expérience que l'on ne peut y éviter l'humidité d'une manière absolue, si Ton ne pose pas les dallages ou les planchers sur une couche de béton, quelquefois même accompagnée d'une aire en asphalte. Souvent on établit le plancher ou les lambourdes destinés à porter le parquet sur de petits murs parallèles élevés sur le sol ou sur les murs des caves. On peut se contenter de points d'appui isolés, c'est-à-dire de petites piles en maçonnerie; mais il est toujours bon de recouvrir la partie supérieure de ces murs ou de ces piles d'une préparation hydrofuge. L'humidité qui se dégage du sol sous un plancher ainsi disposé est chassée par l'air, dont

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