‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 130 sur 349 · ILOT · texte numérisé non relu

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jardins de genre irrégulier, Vif Mi quelquefois des berceaux, parce que ses brandies sont très llexibles. On peut, à l'aide du ciseau, lui donner toutes les configurations possibles : on en fait des boules, des obélisques, des arcades, etc. Le parc de Versailles offre de nombreux exemples dHfs dont les formes naturelles ont été ainsi modifiées suivant le caprice de riiomme.

Ile, 5. f. — Voy. Ilot.

Ile-Grande (Granit de r). — Granit commun, à grains fins, blanc-bleuâtre, que Ton extrait des carrières de Y Ile-Grande, dans la commune de Pleument-Bodon, arrondissement de Lannion.

Cette pierre, susceptible de recevoir le poli, se présente en massifs épais dont le grain et la nuance varient suivant les carrières. On exploite des blocs de toutes dimensions.

Ile-Longue [Pavés de F). — Les carrières de V Ile-Longue, situées en rade de Brest, fournissent des pavés de porphyre euritique quartzifère, parmi lesquels il s'en trouve de couleur bleue, dont la qualité est excellente.

Illuminations, s. f. pi. — Feux, tels que lampions, cordons de gaz, verres de couleur, allumés à l'occasion d'une fête, d une réjouissance, publique ou privée.

Législatio. Les riverains de rues ou places publiques ne sont tenus de se conformer à un arrêté municipal dHlluminations que si cet arrêté a été pris dans un intérêt d'ordre et de sécurité publique.

Ilot, s. m. — 1° Groupe de maisons circonscrit par des rues.

2^ Fonds de terre entouré d'eau et qui se trouve placé soit entre les bras d'un cours d'eau, soit dans un étang, dans un lac ou dans la mer.

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Législation. D'après les articles 560, 561, 562 et 563 du Code civil, les iles et les îlots, de même que les atterrissements (voy. AUuvion) qui se forment dans les lits des fleuves ou des rivières navigables ou flottables, appartiennent à l'État, s'il n'y a titre ou prescription contraire.

Image, s. f. — Ce mot signifie, à proprement parler, la représentation d'un objet quelconque, réel ou non, par l'art du dessin.

La loi hébraïque proscrivait toute représentation d'hommes, d'animaux et de tout objet existant dans la nature.

Cependant, l'esprit d'imitation, si naturel à l'homme, fit admettre quelques exceptions à la loi divine.

L'arche sainte était ornée dHmages de chérubins, d'imitations de Heurs et de fruits. Dans le temple de Salomon, des taureaux d'airain soutenaient le bassin des ablutions.

Les Grecs, au contraire, représentant leurs dieux sous des formes qui devenaient pour eux un objet de culte, portèrent à leur plus haute perfection les arts du dessin , c'est-à-dire les moyens de produire des images.

Ce dernier nom était particulièrement réservé chez les anciens aux portraits sculptés ou peints des ancêtres. Les Romains conservaient ces images avec le plus grand soin et les faisaient porter dans leurs pompes funèbres et dans leurs triomphes ; mais cet honneur n'appartenait qu'à ceux qui avaient exercé une des magistratures curules, comme l'édilité, la préture ou le consulat; c'était ce qu'on appelait le droit d'images. Ces portraits étaient le plus souvent de cire, quelquefois de marbre. Mais le luxe, en ce genre, ne commença à devenir général que sous les empereurs. L'atrium des familles qui avaient longtemps occupé les hautes magistratures, était rempli d'une quantité infinie d'images.

Pour préserver celles-ci des dégradations causées par la vétusté et par la

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fumée que produisait le foyer, toujours allumé dans l'atrium, on les renfermait quelquefois dans des niches ou armoires. Aux jours de fête, on tirait les images de leurs niches, on les couronnait de lauriers et on les revêtait des habits qui caractéi'isaient leur magistrature.

On plaçait dans les bibliothèques publiques les images ou les statues et plus souvent encore les bustes des écrivains célèbres.

La rehgion chrétienne fut portée, tout d'abord , à consacrer cette aversion pour les images, dont Moïse avait donné le précepte. Cependant, comme le Christ avait lui-même revêtu une forme matérielle, les premiers chrétiens se mirent bientôt à représenter par des images quelques objets symboliques, tels que la colombe et le poisson, emblèmes de la rédemption et du baptême, et le sym-

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