INDICATEUR
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Les chemins de fer emploient des indicateurs pour divers usages :
1° Indicateurs de distance : ce sont des poteaux en bois ou en fonte qui varient de formes ou de dispositions pour chaque ligne de chemins de fer. Sur le chemin de l'Est, par exemple, ces indicateurs sont en bois de chêne et ont (fig. 2000) la tête recouverte d'un chapeau
rigée dans le sens de la déclivité ; audessus de la flèche est inscrit le chiffre qui indique cette déclivité par mètre ;
Fig. 2000.
de fonte qui porte des plaques en ailes perpendiculaires entre elles. Ces plaques sont fixées de manière à être inclinées de 45° par rapport à la voie ; elles portent en relief des chiffres qui indiquent la distance kilométrique du poteau à la station extrême vers laquelle est tournée la plaque.
2° Indicateurs de déclivité : poteaux placés souvent, sur une ligne de chemin de fer, du côté opposé à celui qu'occupent les poteaux kilométriques, et qui indiquent les pentes et paliers (voy. ces mots).
Les indicateurs de déclivité sur la ligne de Rennes portent (fig. 2001) une tablette unique de 0°',70 de large sur O'^jSo de hauteur, posée parallèlement à la voie et divisée en deux parties par un trait vertical. Sur cliacune de ces parties se voit en relief une flèche di-
Fig. 2001.
au-dessous, celui qui mesure la longueur de la partie de ligne correspondante.
Indienne (Architecture). — Pendant longtemps on a fait remonter les monuments de l'Inde à la plus haute antiquité ; il semble aujourd'hui, d'après les études philologiques, Httéraires et historiques de notre époque, que tous ces monuments sont loin d'avoir l'âge qu'on leur a attribué ; la plupart ne remontent pas au-delà de quelques centaines d'années avant l'ère chrétienne.
Les anciens monuments de Tlnde ne sauraient d'ailleurs fournir aucune preuve de cette haute antiquité supposée par les voyageurs. Nulle inscription n'a été découverte sur cet objet. Si, d'autre part, on consulte le goût de ces édifices, en admettant que les ouvrages de l'enfance d'un peuple offrent des caractères frappants de simplicité, d'ignorance, de rudesse qui deviennent des témoignages de leur ancienneté, on peut dire que cette ressource manque encore k la critique pour le classement chronologi(iue des monuments hindous.
Il est cependant naturel de croire que les excavations souterraines ont eu la priorité de date. Mais on peut affirmer qu'on ne trouve dans ces rochers creusés ni moins de détails, ni moins de bizarrerie de forme, ni moins de prodigalité d'ornements capricieux que dans les édifices construits au-dessus du sol.
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Toutefois, on a fait une classification en époques, basée sur les sujets religieux représentés par les sculptures qu'on découvre dans ces monuments.
Il y a lieu de penser que ceux qui sont taillés dans le roc et dédiés à Sliiva, ne portant aucune trace du culte de Vishnou, sont les plus anciens. Viendraient ensuite, les édifices consacrés à Vishnou et qui représentent falliance du bouddhisme et du brahmanisme ; puis, enfin, les pagodes, qui seraient les monuments de la dernière époque.
Sous le rapport de leur construction, les monuments primitifs de l'Inde sont divisés en deux classes : ceux qui, comme nous venons de le dire, ont été taillés dans la pierre, dans des bancs de carrière ou dans des roches isolées et ceux qui ont été construits de divers matériaux, les pagodes.
Les édifices taillés dans le roc, par la difficulté du travail, par leurs dimensions et la multiplicité de leurs ornements, semblent avoir exigé un grand fonds de patience et un assez long laps de temps pour leur exécution.
Parmi les monuments qui ne sont pas ce que l'on peut appeler construits, on distingue ceux qui sont excavés, c'est-àdire creusés dans des bancs de pierre, et ceux qui sont formés de grosses masses de pierres, plus ou moins engagées dans le sol, plus ou moins contiguës avec d'autres masses semblables.
Les excavations d'EUora sont les plus célèbres; elles sont creusées, sur une longueur de près de deux lieues, dans un rocher de porphyre compact. L'une des plus connues, parmi ces excavations, est le temple souterrain de Visouacarmâ. Ce monument présente un vif intérêt, non pas précisément pour l'étendue des proportions, mais pour l'élégance et la nouveauté des formes. En effet, à côté des dimensions carrées, des plafonds allongés, on y voit une galerie en partie circulaire, une voûte qui s'arrondit en arc et qui témoigne ainsi du progrès de l'art. Le temple, représenté en plan
par la figure 2002, a 40 mètres environ de profondeur, y compris l'entrée ; deux rangées de piliers octogonaux occupent toute la longueur du souterrain ; ces piliers ont 2°',81 de circonférence et partagent l'édifice en trois nefs, les deux collatérales ayant 3°',36 de largeur. Devant la façade, se trouve une cour carrée de 15 mètres, ayant sur trois côtés une galerie supportée par douze pihers et deux pilastres. Sur les parties latérales de cette espèce de cloître, s'ouvrent plusieurs salles obscures qui
Fig. 2002.
pouvaient servir à des chapelles dépourvues de tout ornement. On entre dans cette cour par une large entaille faite dans le roc. On pénètre dans le temple par trois portes, dont la principale a 1°',25 de largeur sur 2°',50 de hauteur. On passe entre deux piliers sur lesquels est portée une galerie d'où Ton peut apercevoir l'intérieur du temple. L'élévation de la nef, du sol au centre de la voûte, est de 10™, 17. Au fond s'élève, à une hauteur de 7°',31, une masse cylindrique surmontée d'un globe aplati.
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lequel est couronné par un assemblage de petits prismes quadrangulaires. Cette masse est le dahgopa , construction symbolique qui se retrouve dans tous les temples bouddhistes. Au milieu d'une espèce de niche adossée au dahgopa est placée la statue colossale du dieu auquel est consacré le temple.
Il semblerait, comme on le voit par Tédifice que nous venons de décrire, ainsi que par tous les monuments taillés à l'air libre ou au-dessous du sol, que les architectes indiens se sont attachés surtout à se passer de l'art de couper et d'appareiller les pierres.
Quant aux édifices qui ont reçu la désignation de rochers taillés ou sculptés, il a fallu d'abord les dégager, les isoler, aplanir le terrain environnant. Dans certains endroits , on a isolé exprès certaines masses semblables en taillant la pierre à l'entour. Ces blocs ont ensuite été sculptés extérieurement, tantôt en forme circulaire, à un seul étage, tantôt pyramidalement dans le goût des tours des pagodes construites, ce qui a fait aussi donner le nom de pagodes aux monuments primitifs ainsi travaillés.
Le Kelaçâ, temple dédié à Siva, est le plus remarquable de ces édifices. C'est une grande cour entourée de portiques sur trois de ses côtés et au milieu de laquelle s'élèvent un temple à cinq nefs, six chapelles, des ponts, des obélisques et deux éléphants colossaux qui ont été réservés dans la masse, excavée sur une profondeur de près de 30 mètres.
Le plus souvent, ces édifices présentent une succession de grottes carrées reposant sur de nombreux piliers quadrangulaires jusqu'à une certaine hauteur et se terminant par des colonnes cannelées qui supportent une espèce de coussin surmonté d'un tailloir cubique avec consoles (voy. Chapiteau).
Les pagodes ou monuments construits à ciel ouvert ne sont pas seulement des édifices religieux ; elles renferment dans leur vaste enceinte des palais, des jardins, et servent en outre de forteresses.
Nous citerons particulièrement, comme l'une des plus remarquables, la pagode de Chalembroum, sur la côte de Coromandel (voy. Pagode).
Les palais sont composés généralement de petites cours entourées de bâtiments et de portiques; les toits sont plats ; les escaliers sont étroits et pris dans l'épaisseur des murs. Les maisons particulières sont construites d'après les mêmes principes; leurs murs revêtus de stuc blanc, ou badigeonnés en rouge foncé, sont couverts à l'intérieur de peintures représentant des arbres ou des sujets mythologiques.
Les réservoirs sont, de tous les travaux des Indiens, les plus considérables ; ils servent aux bains et aux ablutions. Ils sont tantôt creusés dans le sol et près des villes, tantôt formés par des vallées dont les issues ont été comblées par des digues.
Tous les vestiges de l'architecture indienne nous offrent les témoignages d'une puissante organisation , d'une civilisation avancée, mais ne produisent pas un effet comparable à la quantité de travail qu'ils ont exigée ; le style est bien caractérisé et n'a de rapport avec aucun autre, mais il n'indique pas un emploi judicieux de la matière et de la forme.
Maintenant, si l'on recherche dans l'architecture indienne quelques règles, quelques principes présidant à ce que l'on pourrait appeler Yordonnance, on ne trouve rien de précis, rien de déterminé dans le sens des formes et des proportions.
L'emploi que les Égyptiens ont fait des chapiteaux dissemblables dans la même ordonnance, démontre qu'il ne faut pas chercher dans les monuments élevés par ce peuple l'idée d'ordre telle que les Grecs l'ont conçue. Toutefois, on trouve, en Egypte, l'usage de colonnes régulièrement espacées, la pratique constante d'une base, d'un fût et d'un chapiteau, dont les rapports sont presque partout les mêmes. En outre,