GOND
fenêtre. A cet effet, le gond est fixé dans les jambages et porte un mamelon ou goujon qui entre clans l'œil d'une paumelle, d une penture ou d'une ferrure analogue pour permettre le mouvement du battant mobile.
Ces pièces ne s'appliquent qu'aux fortes portes ; les autres ne se ferrent qu'avec des fiches (voy. ce mot).
D'après la manière dont les gonds
GORGE
t-JSNV^x.
Fig. 1844.
sont fixés dans la maçonnerie ou dans le bois, on distingue (fig. 1844) :
Le gond à scellement, dont la tige, fendue à son extrémité, forme deux crochets qui se scellent dans la maçonnerie ;
Le gond à pointe, dont la tige, pointue, s'enfonce à coups de masse dans les maçonneries tendres ou les gros poteaux de cloisons;
Le gond à pattes, dont la tige est aplatie, pour être vissée sur les huisseries en bois ;
Le gond à écrou, celui qui a une tige
Fig. 1845.
filetée à son extrémité pour recevoir un écrou (fig. 184o);
Le gond à repos, dont le mamelon a une base saillante sur laquelle repose l'épaisseur du nœud ou de l'œil delà penture ;
Le gond à ris, petit gond à tige taraudée à la lime, et qui se visse dans le bois.
Les paumelles à gond{\o\. Paumelle) servent à la ferrure des portes et des fenêtres.
On appelle aussi gonds, certains clous à crochet polis, qui se fabriquent (fig.
Fig. 1846.
1846) à vis, à pointe, et à embase et à vis.
Gondole, s. f. — Rigole pavée. On dit encore cassis (voy. ce mot).
Gorge , s. f. — Architecture.
1° Moulure concave fréquemment employée dans les encadrements de portes ou de fenêtres, dans les corniches des plafonds intérieurs des appartements et d'autres parties d'architecture.
On rencontre souvent des moulures taillées en gorge dans l'architecture ogivale des xiv'' et xv^ siècles, et dans les chambranles des fenêtres de la Renaissance.
Nous donnons, comme exemple (fig.
1847), un fragment de la gorge ornée de feuillages sculptés qui encadre une