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GOMME

GbND.

Les gobetages, utilisés très fréquemment autrefois, ne sont plus employés aujourd'hui que pour les lattis jointifs et les pièces de charpente sur lesquelles le plâtre adhère difficilement. On conçoit que la surface rugueuse présentée par le plâtre ainsi projeté facilite singulièrement l'adhérence des enduits que Ion superpose à cette première couche.

Gobineau, s. m. — On appelle ainsi les petites portions de carreaux qui servent à faire les raccords dans les vides qui subsistent le long des murs après la pose d'un carrelage.

On donne le nom de pointes ou de moitiés aux parties plus grandes que l'on emploie également comme remplissages.

Godet, s. m. — Maçoxerie. Petit bassin que les maçons font avec du plâtre ou du mortier sur les joints montants des pierres pour opérer le coulis.

On dit aussi auget, abreuvoir (voy.

ces mots).

Godron, s. m. — Ornement creux ou saillant qui affecte la forme d'un œuf très allongé.

Le godron creux est souvent accompagné d'un fdet et orné d'une petite rose. Les vases, les moulures sont souvent godronnés. L'usage des g odrons est même ancien ; il était surtout en vigueur à Fépoque romane.

On écrit aussi : goudron.

Gomme, 5. f. — Matière végétale qui exsude naturellement de certains arbres ; la gomme est à cassure nette et souvent vitreuse, d'une saveur fade, et soluble dans l'eau, k laquelle elle donne de la viscosité.

La gomme est employée, dissoute dans l'eau, pour délayer les couleurs.

On l'emploie aussi dans les vernis sous différents noms : gomme copal, gomme laque, sandaraqiie des Arabes ou oxycèdre, gomme élémi, sang de

dragon, camphre, karabi, gomme adragante. De ces variétés, celles qui nous intéressent le plus sont :

1° La gomme animé, gomme ou résine blanche d'Amérique, extraite d'un arbre de grandeur moyenne au moyen d'incisions ; il faut la choisir blanche, sèche, friable, nette, de bonne odeur et se consumant aisément sur des charbons allumés ; elle entre dans le vernis;

2° La gomme élémi, espèce de résine blanche tii'ant sur le verdàtre, odorante, qui nous arrive d'Ethiopie en pains enveloppés dans des feuilles de canne de l'Inde ;

3° La gomme-gutte , produit résineux, opaque, dur, cassant, de couleur orange, quand il se présente en masse et d'un jaune citron lorsqu'il est délayé ;

4« La gomme laque, résine dure, rouge, claire, transparente, originaire du Bengale, de Pégu, etc. On donne k cette matière divers noms suivant les formes sous lesquelles elle se produit : on appelle laque en bâton celle qui est dans l'état où elle arrive des Indes ; laque en grains celle que l'on fait passer légèrement entre deux meules pour en séparer la partie la plus dure ; laque plate, celle qu'on a fondue et aplatie sur un marbre ; laque en oreilles, certaine laque très fine et très belle, faite en forme d'oreilles, qu'apportaient autrefois les Anglais et que l'on rencontre rarement aujourd'hui. La gomme laque doit être choisie la plus haute en couleur, nette, claire, un peu transparente, se fondant sur le feu ; elle doit teindre la salive en rouge quand elle est mâchée ; celle qui est en grains est la moins bonne. Il faut, pour l'employer dans les vernis, la mettre d'abord infuser dans l'eau chaude, où ce qu'elle a de plus gommeux se dissout et où ses teintures se déchargent ; on fait ensuite sécher la partie résineuse et on la fait disparaître dans l'esprit-de-vin.

Gond, s. m. — Pièce de fer sur laquelle pivote un vantail de porte ou de

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