JOYELLE
naUirellement sur riiérilage d'autriii sans l'aide d'aucun exhaussement, prennent le nom de vues (1), (voy. ce mot).
L'un des voisins ne peut, sans le consentement de l'autre, pratiquer une baie dans un mur mitoyen, en quelque manière que ce soit, même à verre dormant (2).
Le propriétaire d'un mur non mitoyen, joignant immédiatement l'héritage d'autrui, peut pratiquer dans ce mur des jours ou fenêtres à fer maillé et verre dormant (voy. Donnant).
Ces fenêtres, appelées jours de souffrance, doivent être garnies d'un treillis de fer dont les mailles (fig. 2023) auront
Fig. 2023.
un décimètre (environ trois pouces huit lignes) d'ouverture au plus, et d'un chassis à verre dormant (3).
On remplace souvent le fer maillé par de simples barreaux en fer, garnis ou non garnis d'un grillage ; mais cette substitution est considérée comme une tolérance de la part du voisin et ne peut valoir contre lui par la prescription (4).
Les fers maillés, les verres dormants ne sont obligatoires que pour les jours pratiqués dans des murs joignant immédiatement l'héritage voisin.
Ces fenêtres on jours ne peuvent être établis qu'à 26 décimètres (8 pieds) audessus du plancher ou sol de la chambre
(1) Manuel des lois du bâtiment.
(2) Code civil, art. 675.
(3) Code civil, art. 676.
(4) Manuel des lois du bâtiment.
qu'on veut éclairer, si c'est à rez-dechaussée, et à 19 décimètres (6 pieds) au-dessus du plancher pour les étages supérieurs (1).
La hauteur et la largeur des baies ne sont pas limitées par la loi.
Le voisin a toujours le droit d'acheter la mitoyenneté du mur séparatif et de faire boucher les jours de souffrance si cela lui convient.
Journée, s. f. — Somme des heures de travail fournies par un ouvrier dans un jour. Le chiffre de ces heures varie suivant la saison et les corps d'état.
On distingue, dans les travaux de bâtiment, la journée d'hiver, comprenant huit heures et la journée d'été, comprenant dix heures de travail elïectif.
Le prix de Idi journée se décompte par heure. Les travaux à la journée ne sont guère en usage que dans des cas exceptionnels, où les évaluations ne peuvent être faites autrement ; c'est ce qu'on appelle les travaux en régie, pour lesquels il est nécessaire de tenir des attachements quotidiens.
Joiiy {Pierre de). — Calcaires que l'on extrait de la carrière de Bourq, dans la commune deJouy, arrondissement de Soissons.Il en existe plusieurs qualités :
1° La roche de Jouy, calcaire très résistant, blanchâtre, coquillier, que l'on emploie pour les soubassements, dallages et appuis. Cette pierre pèse de 2,200 à 2,300 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 400 à ooO kilogr.
par centimètre carré.
2"* La jnerre de Jouy, calcaire blanchâtre, fm et dur, dit blanc canard, propre à la sculpture. Le poids du mètre cube varie de 2,000 à 2.100 kilogr. et la charge d'écrasement par centimètre carré, de 200 à 300 kilour.
Jovelle {Pierre de). — Calcaire crayeux, blanc, tendre, que l'on tire de
(1) Code civil, art. 677,