‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 164 sur 349 · LAQUE · texte numérisé non relu

LAQUE

formé d'une aii-e en plâtre ; l'ouverture est fermée par une porte à claire-voie, en treillis de fer ou de bois ; un petit râtelier est placé dans chaque loge.

La ligure :2062 représente, à réclielle de O'^.Oa pour mètre, le plan des lapinières en terre cuite que M. Simonet a fait installer au Jardin d'acclimatation, à Paris, et dont nous avons donné un plan d'ensemble à l'article Clapier (fig. 1021). La partie gauche de la figure montre le plan d'une des cases du rezde-chaussée : la partie droite , celui d'une des loges placées au-dessus. Chaque compartiment est disposé de manière à ce que les urines puissent s'écouler, par un conduit cylindrique, dans un caniveau qui passe à la partie inférieure des loges au rez-de-chaussée,

et dont on voit (fig. 2063) la coupe, faite à l'échelle de 0™,02o pour mètre. Les compartiments sont accolés deux à deux à chaque étage et sont clos par des portes grillagées , fermées au moyen d'un cadenas embrassant trois pitons :

l'un fixé sur le meneau séparant les deux cases, les autres sur les montants de ces portes. Le couronnement est en poterie creuse.

Lapis-lazuli, s. m. — Pierre opaque, pesante, bleue, parsemée de paillettes d'or, que l'on a employée pour la mosaïque, mais qui sert principalement à la fabrication de V outremer (voy. ce mot).

Le lapis-laztdi était connu des Grecs et des Romains qui lui donnaient le nom de saphir.

Laque, s. f. — Nom générique que l'on donne aux couleurs formées par la combinaison d'une matière colorante organique avec une base terreuse ou métallique qui est ordinairement l'alumine ou l'oxyde d'étain (1).

On prépare les laques, soit en mélangeant la décoction de la matière colorante avec une dissolution d'alun et ajoutant du carbonate de soude qui décompose l'alun et donne lieu à un précipité d'alumine entraînant avec lui la matière colorante, soit en agitant une décoction de cette matière avec de l'alumine en gelée qui détermine sa précipitation.

Les laques les plus employées sont les laques rouges, qui ont pour base le bois du Brésil, la garance et la cochenille.

On prépare la laque de garance en faisant macérer celte substance dans l'eau /roide, exprimant fortement le résidu et le délayant dans l'eau ; on fait ensuite bouillir ce résidu avec une dissolution d'alun et Ton précipite la couleur filtrée par le carbonate de soude.

Les liqueurs qui ont déjcà serri à la préparation du carmin sont utilisées pour préparer la laque carminée. A cet etïet, on y mêle deux parties d'alun pour une de cochenille, puis on ajoute quelques gouttes de dissolution d'étain et une certaine quantité de carbonate de soude dissous dans l'alun.

On donne les noms de stil de grain et de graine d^ Avignon, à la laque obtenue

(1) Laboulayc, Dictionnaire des arts et manufactures.

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