LARMIER
avec le nerprun des teinturiers (voy.
Graine).
Larariiim. — Nom que les anciens donnaient à la pièce destinée au culte des dieux Lares. La grandeur de cet oratoire variait suivant celle des maisons et des palais ; quelquefois, on en voyait deux dans la même demeure.
Une maison découverte à Pompéi et dont le plan a été publié par Mazois, oiïre un spécimen de laraire, qui montre (fig. 2064) ce que devait être cette espèce
Jil
Fig. 2064.
de chapelle dans les habitations ordinaires. C'est une pièce de très petite dimension située à droite , ayant des bancs sur deux de ses côtés et un autel au milieu (voy. Maison).
Lard, s. m. — Lard du bois : terme de métier que les ouvriers appliquent à V aubier (voy. ce mot).
Larder,?;, a. — Les ouvriers lardent de clous à bateau, c'est-à-dire piquent ces clous çà et là, en grande quantité, sur une pièce de bois pour y faire adhérer le plâtre, par exemple, sur les pofeaux qui forment la carcasse d'un pan fie bois,
Lardoire , s. f. — Fer appointé dont on arme l'extrémité de certaines pièces de bois, des pilotis, par exemple, pour les mieux fixer dans le sol.
Lardon, s. m. — 1° Petit morceau de fer ou d'acier que Ton rapporte dans les crevasses qui se sont formées dans le fer quand on l'a forgé.
2° Autre petite pièce qui sert à rapprocher les parties écartées et à les souder.
Larix, s. m. — Bois que Vitruve présente comme incombustible et qui, cependant, d'après les autres qualités que cet auteur même lui attribue, ne serait autre que le mélèze de nos pays, bois éminemment combustible (voy. Mélèze).
Larme, s. f, — On appelle larmes ou gouttes les ornements oblongs ou circulaires qui décorent le plafond d'un larmier (voy. ce mot) ou le dessous des triglyphes, dans l'ordre dorique (voy.
Goutte).
Larmier, s. m. — Partie d'une corniche qui en représente le membre le plus important.
Le larmier a une forte saillie sur les moulures placées au-dessous. Il se termine, à sa partie inférieure, par une arête vive et présente, en dessous, près de cette arête, un petit canal ou mouchette destiné à empêcher les eaux pluviales de couler le long de la corniche et de les faire tomber verticalement en gouttes ou en larmes.
Le dessous du larmier ou de la corniche se nomme plafond; cette partie est diversement décorée suivant l'ordonnance architecturale.
Dans l'ordre dorique grec, au Parthénon, par exemple (fig. 206o), le plafond est formé par des espèces de corbeaux ornés de trois rangs de petits cônes tronqués au nombre de six pour chaque rang, lesquels sont quelquefois tracés