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LOMBARDE

LONGERON.

au stvle romano-hvzantin du nord de l'Italie, et sur laquelle les archéologues de tous âges et de tous pays ont longtemps controversé.

Il est seulement constant qu'à une certaine époque de^ l'histoire de l'art, les monuments de styles très différents se trouvèrent en présence dans la péninsule italique : les églises à coupoles, bâties par des architectes grecs, et les basiliques romaines appropriées au culte chrétien.

Plus tard, les édifices religieux subirent une transformation à peu près radicale ; les coupoles et les charpentes furent remplacées par des voûtes en berceau ; les colonnes isolées des basiliques cédèrent la place à des piliers cantonnés de colonnettes ou de pilastres, allongés indéfiniment pour recevoir les retombées des voûtes; enfin, les nouvelles constructions prirent ce caractère d'élancement affecté par l'architecture que nous désignons , en France, sous le nom de romane.

On a cru longtemps et, parmi les archéologues , Séroux d'Agincourt a beaucoup contribué à répandre cette opinion, que cette révolution architectonique était due aux Lombards, c'està-dire qu'elle s'était accomphe du vi^ au viii^ siècle. Les savants italiens ont toujours protesté contre cette idée ; il n'existe pas, selon eux, d'architecture lombarde ; ils affirment, avec une grande apparence de raison, que les Lombards, devenus maîtres du nord de l'Italie, n'ont eu, sur les vaincus, d'autre influence que celle de la force brutale et que s'ils s'avisèrent, à un moment donné, de construire des édifices, ils eurent recours à des artistes italiens qui ne s'inspirèrent que de leur propre sentiment.

D'ailleurs, dans un mémoire, publié il y a une quarantaine d'années, M. de San Quintino, conservateur du musée égyptien de Tui'in, a démontré que les églises Saint-Michel et Saint-Fridien, de Lucqucs , monuments considérés

comme des types de cette architecture, ont bien été construits à l'époque de la domination lombarde, mais appartiennent, par leur style, à la tradition romaine.

Si donc, comme le dit Lance dans son Excursion en Italie, les Lombards, au vu^ et au vin'' siècle, purent reproduire presque exactement, dans certains édifices, la disposition des basiliques primitives, c'est qu'ils n'étaient pas en possession d'un système d'architecture qui leur fût propre , système qu'ils n'eussent pas manqué d'imposer aux vaincus (voy. Romane).

Lombers {Grès de). — Grès calcarifère, demi-dur, provenant de la carrière du Colombie, commune de Lombers, arrondissement d'Albi.

Cette pierre durcit à l'air ; sa couleur est gris-clair rosé ; le grain en est très fin. Elle porte une hauteur d'assise de 2 à 3 mètres et pèse 2,400 kilogr. le mètre cube ; la charge nécessaire pour produire l'écrasement est de 430 kilogr. par centimètre carré.

Long, 5. m. — Scie de long (voy.

Scie).

Longclianip {Chaux de). — Chaux hydrauUque ordinaire que l'on fabrique à Longchamp, dans le département de l'Aube.

Longeron, s. m. — On désigne ainsi, dans un pont en charpente, les maîtresses pièces, de la longueur du pont, posées d'une culée à l'autre, parallèlement à l'axe de l'ouvrage et qui ont à supporter , non-seulement la charge permanente du tablier ou plancher du pont, mais encore le poids des voitures et des fardeaux qui passent dessus.

On appelle sous-longerons de petites pièces posées parallèlement à l'axe du pont et assemblées par entaille sur le chapeau, pièce horizontale et transver-

LOQUET

LOQUET

sale qui couvre la palée et reçoit les têtes des pieux. Les sous-longerons soulagent les longerons, en leur donnant plus d'assiette (voy. Pont).

Long-grain, s. m. — Série de stries à peu près parallèles que Ton remarque dans les ardoises et suivant le sens desquelles doit être dirigée la longueur de ces matériaux.

La plus forte résistance des ardoises à la cassure a lieu dans un sens perpendiculaire au long-grain. Lorsque celui-ci est perpendiculaire au long côté, Tardoise est dite traversine ou traversière ; elle casse alors entre les clous et le pureau qui se détache; si le long- grain a une position intermédiaire, Tardoise est biaise, et il s'en détache des coins qui tombent ; dans les deux cas, l'eau peut entrer par les joints mis en partie à découvert.

Long-pan, s. m. — Grand côté d'un comble à croupe (voy. Comble).

Longrine, s. f. — 1° Pièce de charpente disposée au-dessus d'un pilotage, dans le sens de sa longueur.

Les longrines sontmortaisées en queue d'aronde sur leur largeur pour recevoir l'assemblage des poteaux et des traversines ; ces pièces portent, en outre, sur leur longueur, une rainure dans laquelle entrent les bordages.

2° On appelle encore longrines des pièces de bois que l'on a employées pour former les supports des rails dans les voies de chemins de fer. Ces pièces s'assemblent à mi-bois avec les traverses, mais les inconvénients qu'elles présentent les ont fait abandonner presque partout.

Loquet, s. m. — Fermeture de porte qui est formée dïm battant qu'on soulève au moyen d'un bouton, à'un poucier ou d'une vielle.

Le loquet à bouton simple est composé (fig. 2131) d'un battant qui tourne

autour d'un axe passé dans l'une de ses extrémités, d'un bouton monté sur le battant lui-même, d'un crampon limitant

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Fig. 2131.

la course du battant et d'un mentonnet dans lequel entre rextrémité libre de la tige mobile.

Le loquet à poucier (fig. 2132) comprend un battant, un poucier ou petite

Fig-. 2132.

bascule qui sert à soulever le loquet du dehors (voy. Poucier), d'une poignée montée sur le battant et d'un crampon.

Le loquet à bascule est semblable au loquet à bouton; il y a seulement en

Fig. 2133.

plus une bascule (fig. 2133) que l'on manœuvre du dehors avec un bouton à olive monté sur une tige à écrou.

LOQUETEAU

LOQUETEAU

Dans le loquet à vielle, une tige munie d'une plaque que Ton pousse avec le doigt, prend un mouvement de bascule et soulève le battant. La figure 2134 représente en A l'élévation opposée à la

Fi g. 2134.

clenche ; en B la coupe avec la vielle au repos, a étant la plaque sur laquelle on appuie, b le battant ; en C la coupe avec la vielle en mouvement ; en D le système vu en plan ; tous ces détails sont donnés à l'échelle de 0'°,02 par mètre.

Loqueteau, s. m. — Sorte de petit loquet que Ton emploie pour la ferme-

Fig. 2i:j;J.

ture des châssis, des vasislas, des per siennes, elc.

C'est, en général, un battant monté sur une platine, retenu dans un cramponnet et sur lequel agit un petit ressort à boudin qui le ramène constamment dans la même position.

On ouvre les loqueteaux au moyen de fils de tirage.

On distingue :

Le loqueteau à pompe avec crochet, que la figure 2135 représente au tiers de l'exécution ;

Le loqueteau à pompe avec mentonnet

ei

en fer et anneau, donné (fig. 2136) à moitié de l'exécution ;

Fig. 2137.

Le loqueteau à panneton, représenté (lig. 2137) au tiers de fexécution;

Les loqueteaux à bascule, qui comprennent :

Le loqueteau à queue droite et ressort extérieur (fig. 2138);

Le loqueteau à queue droite et ressort intérieur : dans ce dernier genre, nous citerons particuUèrcment le système in-

LOQUETEAU

LOQUETEAU

venté par M. Houery, serrurier, et qui mouvoir ; celui que représente la figure

Fig. 2138.

présente cet avantage que les pièces peuvent se démonter de manière à faciliter les réparations ; la figure 2139 montre en A l'élévation de ce loqueteau, à moitié d'exécution, en m une vis qui maintient le battant sur la platine, qui

sert d'axe au mouvement de bascule, et qu'il suffit d'enlever pour démonter le système ; en B la platine démontée et vue en dessous ; en C le battant également vu en dessous, avec le ressort intérieur ;

Le loqueteau à queue coudée (Cig.

2140), dont le battant est debout et à mentonnet, et qui porte une queue par le bas ; ce loqueteau est soumis à l'action d'un ressort extérieur; on le fait plus fort que les précédents et on remploie à la fei-meture de contrevents, de Persiennes, de volets, etc. ;

Le loqueteau à piucette , qui est pourvu, au-dessus du battant, d'un ressort en forme de pincette, le forçant à reprendre sa position quand on l'a fait

Fig. 2140.

2141 est monté sur platine en fer forgé;

Fig. 2141.

Le loqueteau à douille, que donne, à moitié d'exécution, la figure 2142 et dont la boite est en forme de douille ;

is

LOQUETEAU

Le loqueteau à chapeau, dont la platine est arrondie ;

LORMES.

Fig. 2142.

Le loqueteau à croissant blanchi, dont la platine est évidée en croissant ;

Le loqueteau à feuille, qui a sa platine découpée en forme de feuille de persil ; on en fait qui sont blanchis, d'autres poussés, c'est-à-dire plus forts;

Le loqueteau à panache , dont la platine est découpée d'une feuille de plus que le précédent;

Le loqueteau à coulisse, sorte de ver-

dans laquelle s'engage une encoche qui fait partie d'une platine entaillée dans un montant d'armoire (fig. 2143) ; le pêne est immobile ; le loqueteau est représenté en A dans la position de la fermeture ; en B, il a parcouru toute la longueur de sa course et Tarmoire est ouverte ; la course est limitée par l'en-

Fis'. 2143.

rou il bouton, pourvu d'une rainure

Fig. 2114.

coche que l'on voit en G (fig. 2144), et dans laquelle se meut l'extrémité du bouton E, poussé par un ressort à boudin, comme le montre le détail D ; ce bouton peut se dévisser, et le verrou se retirer de la platine, de manière à ce que l'on puisse, visiter et nettoyer ou réparer les pièces.

l^or mandière {Chaux de). — Chdi\i\ éminemment hydraulique, fabriquée à Lormandière, dans le département d'illeet-Vilaine.

Cette chaux, dont l'emploi est très répandu en Bretagne, olîre, après trois mois d'immersion, une résistance de 4i%93 par centimètre carré à la rupture par ai'rachemcnt et une résistance de 28^\0o à la rupture par écrasement.

Lorines [Granit de]. — Granit très dur, blanc-grisâtre, à gros éléments, qui se tire de la carrière des Grands-Vernets, commune de Lormes, arrondissement de Clamecy.

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