GOUTTES
gétale et que l'on trouve surtout, accom-
Fig. 1856.
pagnant les volutes, dans le chapiteau ionique (fig. 1856).
Gousset , s. m. — Maçonnerie.
1° Languette en plâtre placée à Fintérieur d'un tuyau de cheminée pour envelopper le bout d'une panne.
2° Languette en plâtre posée obliquement entre le manteau, les costières, et le fond d'une cheminée, pour diriger l'air venant du haut dans le tambour ou la ventouse qui occupe le dessous de la traverse du chambranle. Il résulte de cette disposition une combustion plus active et une ascension plus facile pour la fumée.
Charpente. Pièce de charpente qui fait partie de l'enrayure d'une croupe. Le gousset s'assemble, d'une part, dans le tirant de la dernière ferme de longpan, de l'autre, dans le demi-enti'ait de croupe, et porte le coyer (voy. Coyer, Croupe).
Menuiserie. Support de tablette formé, soit d'une console en bois, soit d'un montant, d'une traverse et d'une écharpe ou d'un montant et d'une traverse seulement.
Gouttereau ou GouUerot, adj.
— Murs goutter ots : on désigne ainsi, dans un bâtiment, les murs qui portent les gouttières (voy. ce mot).
Gouttes, s. f. pi. — Architecture.
Ornements qui décorent le plafond de la corniche dorique et le dessous des triglyphes , dans le même ordre (voy.
Triglyphe). Dans le premier cas, les
GOUTTIÈRE
GOUTTIÈRE
gouttes ont la forme de troncs de cône, et celle de troncs de pyramide dans le second cas.
On dit aussi clochettes, larmes, campanes.
Me>tiserie. Goutte d'eau : outil à fût qui sert à traîner sous un jet d'eau de
Fig. 1837.
croisée (fig. 1857) la petite gorge qui s'oppose cà Finfiltration de l'eau entre le battant mobile et l'appui.
Gouttière, s. f. — 1° Canal de forme et de matière variables qui est placé à la base d'un toit pour recevoir les eaux pluviales et les conduire au sol par l'intermédiaire d'un tuyau de descente.
Le zinc est la matière la plus généralement employée pour les gouttières; le bois , la tôle étamée ou zinguée , le cuivre pourraient également servir à cet usage.
Il y a, dans le commerce, plusieurs dimensions courantes de gouttières :
0°',16o de largeur développée, 0°',2o et O^'^SSo, qui sont les divisions simples de la largeur des feuilles du commerce
Fig. 1838.
eur donne géné-
(0'",50 ou 0'",63). On ralement la forme d'un demi-cylindre avec ourlet sur le bord extérieur
On emploie généralement du zinc n° 12 et même n° 14, pour que le poids de l'eau ne les fasse pas fléchir.
On suspend les gouttières à l'aide de crochets en fer qu'on espace ordinairement entre eux de 0°',80. Ces supports sont terminés, à Tune de leurs extrémités, par une queue en pointe qui permet de les fixer solidement sur l'arête
Fig. 1859.
de l'égout des toits. L'autre extrémité se replie par-dessus l'ourlet de la gouttière (fig. 1859). Si la sailUe du toit est grande, la queue des crochets est percée de trous et vissée sur l'extrémité des chevrons.
La pente des gouttières est de 0'°,005 à O^'jOlO par mètre. L'extrémité la plus basse du conduit est bouchée par une pièce soudée et l'écoulement de l'eau s'opère par un trou percé dans le fond et communiquant avec un tuyau de descente.
Les gouttières que nous venons de décrire sont appelées gouttières en dessous ou pendantes, par opposition aux chéneaux ou gouttières en dessus (voy.
Chéneau).
L'un des inconvénients des canaux du premier genre est de masquer les corniches devant lesquelles ils sont établis ; aussi, de nos jours, on les place fréquemment au-dessus des corniches, que l'on recouvre d'une bavette en zinc (fig. 1860). Ces conduits, qui tiennent le milieu entre le chéneau et la gouttière, prennent le nom de chéneaux anglais.
Les feuilles qui les composent doivent
GOUTTIÈRE