‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 21 sur 349 · GRADIN · texte numérisé non relu

GRADIN

être en zinc n° 16 au moins ; elles sont soudées entre elles.

Fig. 1860.

Nous donnerons ici (fig. 1861) un exemple assez curieux de gouttière disposée à la manière des gouttières pen-

Fig. 18G1.

dantes, c'est-à-dire fixée par des crochets à l'extrémité du chevronnage, mais dissimulée derrière un lambrequin à saillie considérable.

On fait également des chénemixgouttières en terre cuite ; l'exemple que nous donnons (fig. 1862), est lire des produits de la maison Muller et G^

2" Ouverture par laquelle s'écoule extérieurement une suppuration causée dans les arbres par la sève qui s'est por-

tée en trop grande abondance sur un point quelconque du tronc.

Fig. 1862.

Les bois qui portent des traces de gouttières sont viciés et ne doivent pas être employés dans les constructions.

Législation. L'établissement des gouttières est soumis à un règlement administratif défini par l'article 5 de l'ordonnance de police du 30 novembre 1831, article ainsi conçu :

« Dans le délai de quatre mois à partir de la publication de la présente ordonnance, les propriétaires des maisons bordant la voie publique et dont les eaux pluviales des toits y tombent directement, seront tenus de faire établir des chéneaux ou des gouttières sous l'égout de ces toits, afin d'en recevoir les eaux, qui seront conduites jusqu'au niveau du pavé de la rue au moyen de tuyaux de descente, appliqués le long des murs de face, avec 0™,16 au plus de saillie.

« Les gouttières ne pourront être qu'en cuivre, zinc ou tôle étamée, et soutenues par des corbeaux en fer.

« Les tuyaux de descente ne pourront être établis qu'en fonte, cuivre, zinc, plomb ou tôle étamée, et retenus par des, colliers en fer à scellement.

« Une cuiller en pierre devra être placée sous le dauphin de ces tuyaux. »

Gradin, s. m. — On donne ce nom à des marches ou degrés dont la réunion foi-me une suite de sièges ou bancs s'élevant les uns au-dessus des autres.

GRADINE.

GRAIN

Dans les amphithéâtres et les cirques anciens et modernes, dans les salles de cours professés dans les grands établissements d'instruction publique et même dans un grand nombre de maisons d'éducation de second ordre, collèges, écoles primaires, salles d'asile, la partie réservée aux auditeurs est disposée en gradins.

Dans les théâtres et les cirques de Tantiquité, les bancs ou gradins qui servaient de sièges étaient de pierre ou de marbre et quelquefois ornés d'ouvrages de sculpture. Nous citerons, par exemple, les bancs du théâtre d'Iassus, ville de la Carie, en Asie-Mineure. 31. Texier a re-

Fig. 1863.

levé ces gradins, qui sont en marbre blanc et décorés de griffes de lion. La figure 1863 présente, à l'échelle de 0°*.10 pour mètre, une coupe faite sur l'un des escaliers ménagés dans les gradins et qui montre de profil Textrémité d'un de ces bancs.

Aujourd'hui, les gradins sont en bois et formés de planches ou tablettes reposant sur des supports en charpente.

Leur établissement exige, suivant les cas, des dispositions toutes particulières (voy. Amphithéâtre, Asile).

Gradine, s. f. — Ciseau à tranchant dentelé qui sert, dans la taille de la pierre, à enlever les aspérités laissées par le poinçon.

Pour les pierres dures, on se sert de gradines entièrement en fer, à tête plate,

ou en forme de tronc de cône fig. (1864)

et que l'on frappe, les premières avec le maillet, les secondes avec la masse.

Les (/rflrfm^5 peuvent affecter la forme de gouges (fig. 186o).

fim

Fig. 1865.

Pour les pierres tendres, on emploie, soit des ciseaux à large tranche, soit des gradines montées sur des manches en bois, les unes à fers plats et les autres à fers bombés en forme de gouges (voy. ce mot).

Graillon, s. m. — On nomme ainsi les débris qui proviennent du travail du sculpteur sur le marbre.

Grain, s. m. — 1° Parties serrées entre elles qui forment la masse des pierres, des métaux.

2"* Menus débris de ferrailles avec lesquels on garnit les trous des scellements que Ton fait au plomb.

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