MALLÉABILITÉ
Faire une malfaçon, c'est :
En maçonnerie, ne pas poser les pierres sur leur lit, ne pas faire un cours d'assise de la même épaisseur, dans toute sa longueur ; poser des pierres dont les parements sont gauches ; asseoir des moellons de plat, dans la construction des voûtes, au lieu de les mettre en coupe ; laisser des jarrets et des balèvres aux voûtes ; élever des murs sans empâtement, sans retraite, ni fondement ou fruit suffisant ; employer du mortier qui ne contient pas assez de chaux ou qui en contient trop ; se servir de plâtre éventé ou noyé ; mal clouer les lattes pour les enduits des plafonds, etc.;
En charpente, mettre en œuvre des bois défectueux, tortus ou plus forts qu'il n'est nécessaire, pour augmenter le toisé ; mettre dans les planchers, pans de bois et combles, un nombre insuffisant ou excessif de solives, poteaux ou chevrons; ne pas assembler les bois à tenons et mortaises et suivant les coupes indiquées par les règles de l'art, et les arrêter en place avec des dents de loup, etc.;
En couverture, employer de la tuile mal cuite, de f ardoise de mauvaise qualité ; ne pas les attacher sur le lattis ; faire les plâtres trop maigres, etc.;
En menuiserie, employer du bois trop vert ou qui a des défauts ; cacher l'aubier, les nœuds vicieux, etc., avec des tampons ou autres objets; faire des panneaux ou du parquet trop minces, etc.;
En serrurerie, se servir de fers de mauvaise qualité, aigres, cendreux ou pailleux ; faire les grosses pièces trop fortes, pour augmenter le poids, etc.;
En vitrerie, employer du verre moucheté, onde ou gauche, etc.
Malléabilité, s. f. — Propriété que possèdent les métaux, à divers degrés, de pouvoir s'étendre et s'élargir sous l'action du marteau ou du laminoir.
En raison de leur degré de malléahi-