MANDRIN
lité, on classe les métaux dans Tordre suivant : or, argent, platine, plomb, cuivre, étain, zinc, fer, fonte, etc.
Les métaux ou les alliages qui ont été soumis à Taction du marteau et du laminoir deviennent durs et cassants : on dit qu'ils sont écrouis ; il faut les faire recuire, si l'on veut continuer à les réduire en lames.
Malplaquet, s. m. — Marbre dont le fond est d'un rouge pâle vineux ondulé de gris.
Malt, s. m. — Le mot maltha désignait, dans l'antiquité, un corps ghUineux, qui avait la faculté de lier les matériaux ensemble. Il y en avait de deux sortes : 1° la maltha naturelle, sorte de bitume que les Asiatiques employaient comme mortier ; 2° la maltha factice, qui était fort en usage et se composait de poix, de cire, de plâtre et de graisse. Il y avait aussi une autre maltha factice, dont les Romains se servaient pour enduire les murs à l'intérieur.
Aujourd'hui, on donne le nom de malts ou malthes aux bitumes naturels qu'on trouve à l'état fluide, ne contenant presque pas de substances terreuses (voy. Bitume).
Ma\\avLx{Pierre de).— Calcaire oolithique, tendre, blanc, à grain fin , que l'on tire des carrières de Malvaux, commune de Garchy, arrondissement de Cosne.
La masse exploitée a 16 mètres de puissance ; la hauteur d'assise varie de Qm 20 à 1°',10 ; le poids du mètre cube est de 2,130 kilogr.; la charge nécessaire pour produire l'écrasement est de 180 kilogr. par centimètre carré.
Mamelon, s. m. — Partie cvlindrique, en forme de goujon, appartenant à un gond ou à une paumelle et qui entre dans l'œil de la penlure ou dans la douille de la partie supérieure de la paumelle. C'est sur le mamelon que ces ferrures pivotent.
Manche, s. m. — Partie d'un outil qui est en fer ou en- bois et au moyen duquel on saisit cet outil pour s'en servir.
En serrurerie, on appelle manche coudé un outil qui permet de limer un objet posé à plat, c'est-à-dire où la main de l'ouvrier ne pourrait agir, au-dessous de la surface à dresser.
Manchon, s. m. — 1° Cylindre de bois ou de métal dont on enveloppe, pour les réunir bout à bout, les extrémités de deux tuyaux de plus petit diamètre. Ce procédé s'emploie souvent pour relier des tuyaux dont les brides ou les emboîtements sont brisés.
2° Les cordons de sonnettes sont enveloppés, à leur passage à travers les murs, par de petits tubes métalliques qui forment manchons autoui' d'eux.
3° Cylindre en métal rapporté dans la partie d'un corps de pompe en bois que parcourt le piston, afin de rendre le frottement plus doux et la fermeture hermétique.
Mandrin, s. m. — Mexliserie. On appelle mandrin ou rondin, un poteau en bois brut passant, dans Taxe d'une colonne creuse, à travers les plateaux ou touches qui y sont rapportés, de distance en distance, pour maintenir les alaises formant le fût.
Serrurerie. 1° Poinçon qui sert à percer le fer à chaud et qui est gros ou mince, rond ou carré. Les poinçons proprement dits servent à percer le fer à froid (voy. Poinçon).
2*' Morceau de fer ayant la forme d'une tige ou d'un coin, à section circulaire ou carrée et qu'on emploie , comme noyau, pour forger certaines pièces que l'on veut rendre creuses; c'est ainsi que l'on roule une douille sur le mandrin.
On se sert aussi de mandrins pour agrandir un trou après qu'il a été percé.
Plomrerie (voy. Rondin).