‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 219 sur 349 · MARMOUSET · texte numérisé non relu

MARMOUSET

MARQUE

mentean : arbre de haute futaie conservé auprès d'une maison comme décoration.

Ce bois fait, pour ainsi dire, partie de l'immeuble et l'usufruitier n'a pas le droit de le couper.

Marmite, s. f. — Vase de fonte ou de fer dans lequel les plombiers liquéfient le plomb.

Marmorarii. — Nom qui, chez les Romains, était donné, d'une manière générale, à ceux qui exploitaient le marbre et que nous appelons carriers, mais on appelait plus particulièrement ainsi ceux que nous nommons marbriers ou travailleurs en marbre.

Mariiioratum. — Les anciens désignaient ainsi, d'après Varron, une sorte de stuc fait avec des marbres piles, et que l'on employait à faire des enduits dont la dureté égalait celle du marbre même. C'est de ce stuc que sont formés presque tous les revêtements que l'on trouve dans les constructions romaines.

Marmoréen, Marmoriforme,

adj. — On qualifie ainsi les corps qui ont la structure, la forme ou l'apparence du marbre.

On dit : un calcaire marmoréen, un gypse marmoriforme.

Marmo-Salino. — Marbre blanc d'Italie dont la texture présente des particules brillantes comme des grains de sel. L'église Notre - Dame de Milan a été entièrement construite avec ce marbre.

Marmouset, 5. m. — Figure grotesque , accroupie ou couchée , qui forme la décoration d'un culot, d'un support, etc.

L'usage des marmousets a surtout été très répandu dans le style ogival tertiaire, sur les chapiteaux des colonnes et des piliers, sur les archivoltes, à l'extrémité des clefs pendantes, etc.

Marne, s. f. — On donne ce nom à des argiles mêlées de calcaire en plus ou moins grande proportion.

S'il y a, dans le mélange, de 10 à 12 pour 100 de carbonate de chaux, les marnes sont dites argileuses ; elles sont alors plastiques, se travaillent bien, et deviennent assez dures à la cuisson pour qu'on en fasse des briques et des poteries communes. Si cette proportion de calcaire est dépassée, les marnes sont dites calcaires ; elles sont plus solides, mais se désagrègent facilement sous les influences atmosphériques.

On les emploie comme matières dégraissantes dans les arts céramiques.

Maronage, s. m. — Droit demaronage : droit qu'ont les habitants voisins d'une forêt placée sur le territoire de la commune, de se faire délivrer des bois appartenant à cette forêt et propres à la construction et aux réparations des bâtiments.

Maroufle, s. f. — Colle très forte et très résistante dont on se sert pour maroufler.

Maroufler, v. a. — Mexliserïe.

1° Coller à la colle forte, derrière un panneau de lambris ou autres planches minces, des bandes de grosse toile, de la filasse ou tout autre corps résistant, pour que les planches du panneau ne se disjoignent pas.

2° Étendre de la colle de pâte ou de la gélatine sur des toiles garnies de papier et clouées sur des châssis, pour les rendre plus fermes et mieux tendues.

Peinture. Coller un tableau peint sur une toile avec une colle très forte appelée maroufle, en l'appliquant, soit sur une toile pour le renforcer, ou sur du bois, soit sur un enduit de plâtre ou sur une muraille pour l'y fixer.

La plupart des plafonds peints à fliuile sont sur toile marouflée.

Marque, s. f. — 1° Nom d'une an-

MARQUE

MARQUE

cienne mesure employée cUans le commerce des bois. La marque valait 3,600 pouces cubes.

2° On donne ce nom à des signes conventionnels que Ton fait sur la pierre ou le bois, soit pour les tailler, soit pour les poser.

Les marques faites sur la pierre servent à distinguer les lits des joints (voy. Coupe des pierres).

Au moyen âge, chaque ouvrier inscrivait sur chaque bloc un signe, dit marque de tâcheron, et qui restait apparent, pour indiquer que c'était lui-même qui l'avait taillé. Auxni® siècle, ces marques étaient des lettres et quelquefois des chiffres ; au xiv% c'étaient surtout des signes. Aujourd'hui, ces marques ne restent pas apparentes, parce que les ouvriers, payés aux pièces, les livrent sur chantier à l'appareilleur ; ni l'un ni l'autre n'ont intérêt à ce que ces marques soient apparentes, tandis qu'autrefois l'ouvrier n'était payé que lorsque la pierre était en place et qu'il était constaté qu'elle avait la coupe et la taille voulues.

Les marques sur le bois, dont Tensemble constitue ce que l'on appelle la marque des bois, sont formées d'une série de figures faites avec le tranchant du ciseau sur les pièces de bois pour reconnaître les emplacements qu'elles doivent occuper au moment du levage et celles de leurs parties qui doivent être mises enjoint pour former les assemblages.

Les systèmes de marque varient à l'infini ; le plus usité est celui dans lequel on se sert de lettres majuscules et de chiffres romains ; on adopte aussi d'autres signes, pour marquer, s'il y a lieu, le haut, le bas, la droite, la gauche des pans.

On divise donc la marque des bois en trois catégories qui sont : les nombres, les lettres et les signes, tous ne devant être composés que d'éléments en lignes droites, sans aucune partie courbe, afin qu'on puisse facilement les tracer avec le ciseau, ou la besaiguë et la rainette.

La marque en nombres se compose (fig. 2218) de sept chiffres normaux cor-

respondant aux signes I, V, IX, X, XV, XIX et XX.

Ces signes se combinent entre eux pour former d'autres nombres ou chiffres composés, ayant chacun une valeur particulière. Ainsi le nombre II se compose de deux uns et le nombre IV de quatre uns. De onze à quatorze, on marque, avec le chiffre dix, et autant de fois un. De six à huit et de seize à dix-huit, on ajoute aux marques cinq et quinze, un, deux ou trois uns. Après le nombre vingt, on recommence les mêmes combinaisons de signes comme de dix à dix-neuf, en ajoutant un jambage au nombre vingt pour chaque dizaine d'augmentation.

La figure 2219 représente les chiffres

JS

SJ^

joy

Jf3

fOO

Fig. 2219.

composés suivants : 2, 3, 4, 6, 7, 8, 11, 16, 27, 39, 45, 100, 109 et 115.

La marque par lettres comprend celles de l'alphabet majeur qui ne sont composées que de jambages ; on les emploie conjointement avec les nombres, en évitant de faire usage des lettres I, V et X qui sont semblables aux nombres 1, 5 et 10, et par conséquent, pourraient être des causes d'erreurs.

La marque par signes conventionnels

MARQUE

renferme auxquels

six signes normaux (fig. 2220) on a donné les noms suivants :

— 344 — MARQUE

l'ouvrier chargé de la taille que la pièce

Fig. 2220.

1, franc; 2, contremarque; 3, crochet ; 4, patte-d'oie ; 5, langue - de vipère ; 6, demi-rond ; ces marques se combinant ensemble forment de nouveaux signes qui prennent alors le nom de ceux dont ils sont composés ; ainsi, en alliant le nombre cinq avec le signe crochet et la lettre M, on aura un nouveau signe que l'on exprimera ainsi :

cinq-crochet à FM. La figure que nous donnons ici présente encore : 7, double contremarque ; 8 , double crochet ; 9 , crochet patte-d'oie contremarque.

Pour distinguer les bois placés aux différents étages d'un même bâtiment, on ajoute à leur marque un trait oblique que l'on nomme montée; la quantité de ces traits, ajoutée îmxmarques, indique l'étage où le morceau qui le porte doit être placé : 10, dix-monté à l'L; 11, langue - de - vipère - patte - d'oie deuxmonté ; 12, douze-monté ; 13, crochet contremarque.

Les coupes et les assemblages sont indiqués par des signes que l'on appelle spécialement marques d'établissement.

On distingue :

Le trait à couper (fig. 2221), qui sert à marquer sur l'épure l'extrémité du bais que l'on doit y placer; lorsque ce signe est fait sur le bois, il indique à

Fig. 2221.

doit être entièrement coupée à cette marque :

Le trait à ramener ou trait ramèueré (fig. 2222), qui est une ligne de repère tracée en travers d'une pièce qui doit être ramenée plusieurs fois sur lignes

Fig. 2222.

ou retournée en établissement ; le trait ramèneré sert aussi à indiquer la place présumée d'un tenon dont les arasements ne doivent être faits qu'au levage ;

Fig. 2223.

Le carreau (fig. 2223), trait ramèneré placé à la hauteur d'un sol d'étage ;

Fig. 2224.

Le fémur [ûg. 2224), qui indique une portée en plein mur ou pan de bois ;

Fig. 2225.

Lii portée {ûg. 2225), qui indique une portée dans un pan de bois ou sur une poutre ;

Fig. 2226.

La plumée de dévers (fig. 2226) (voy Devers) ;

MARQUE

i:épaulement{i\g. 2227);

Page 1