MASCARON
MASSAY.
façade occidentale donnant sur la cour ;
Fig. 2265.
cet édifice est de la fin du xvi° siècle. La figure 2266 (1) donne aussi l'un des
Fig. 2266.
mascarons qui ornent les grandes consoles supportant ce balcon.
Les architectes romans et ceux des xvn^ et xvni° siècles ont, jusqu'à l'abus, fait usage de ce genre de décoration.
On place également des mascarons aux extrémités des gouttières, aux orifices des fontaines publiques : l'extrémité du conduit de l'eau est placée dans la bouche ouverte de la tête sculptée.
Quelquefois, le mascaron est en métal, en bronze par exemple, et scellé sur la pierre.
Les Romains employaient souvent aussi, comme bouches de fontaines,
(1) Cl. Sauvageot, Palais, châteaux, hôtels et maisons de France.
comme antéfixes, ou gargouilles destinées à verser du haut d'un édifice les eaux rassemblées dans un chéneau, des mascarons ou masques en terre cuite, en marbre ou en toute autre substance, imitant, soit la figure humaine, soit des têtes d'animaux et ayant généralement un caractère grotesque (1).
Masque, s. m. — 1° Visage séparé du corps, dont les traits sont ordinairement chargés et que l'on emploie quelquefois comme ornement de sculpture (voy. Mascaron).
Les Romains s'en servaient, comme
Fig. 2267.
attribut, pour signaler l'entrée des théâtres (fig. 2267).
2° Ornement, en forme de pointes saillantes (fig. 2268), que l'on ren-
Fig. 2268.
contre parfois sur les archivoltes romanes.
On dit aussi tête plate.
Massay [Chaux de). — Chaux
(1) Antony Rich, Antiquités romaines et grecques.