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MASSE

moyennement hydraulique, fabriquée à Tusine de Massay, près Vierzon, département du Cher.

Masse, 6-. /". — 1° Ensemble d'un édifice ou d'un ouvrage d'architecture considéré par rapport à ses proportions.

2° On dit, en serrurerie, enlever une ferrure dans la masse, c'est-à-dire la découper à froid dans un morceau de fer.

3° Les menuisiers appellent faire de la menuiserie en masse , exécuter un ouvrage d'un seul morceau, sans aucun assemblage.

4° Ensemble des lits de pierre d'une carrière.

5° Nom que l'on donne à des outils de percussion employés dans les divers corps d'état et parmi lesquels on distingue :

La masse du tailleur de pierre (fig.

2269), qui est un gros marteau à têtes carrées, dont l'ouvrier se sert pour

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Fig. 2269.

fi'apper le poinçon avec lequel il perce la pierre; il y en a de deux sortes : l'une est courbe a et l'autre droite b ;

La masse du plombier (voy. Batte) ;

Les masses du charpentier, l'une en bois, l'autre en fer ; la masse en bois est un gros maillet en bois dur, de forme cylindrique, ayant 0°',19 à 0'",22 de diamètre sur 0"\27 à 0°^,32 de longueur; cet outil est pourvu d'un manche de 0"',80 de longueur; la masse en fer est un gros marteau à deux lé tes carrées, d'environ 0",07 de côté sur O"",!! à 0^14 de longueur; ces outils servent à frap-

per les grosses pièces de bois pour les faire joindre dans leurs assemblages, soit en chantier, soit au levage.

Massicot, s. m. — Protoxyde de plomb qui, chauffé au rouge^ se fond et produit la litharge.

Réduit en poudre fine et chauffé dans un fourneau à réverbère, le massicot donne le minium (voy. Litharge, Minium).

Massif, 5. m. — 1° Toute masse de maçonnerie placée dans le sol ou hors de terre pour porter un perron, un piédestal, un dé, etc.

Les massifs peuvent être entièrement en pierres ou en moellons. Dans le premier cas, les blocs doivent être soigneusement appareillés, indépendamment du mortier et des goujons en fer qui doivent les réunir. Les massifs de moellons sont fréquemment employés, dans les fondations, pour former un corps de maçonnerie, sur lequel repose l'ensemble d'un ouvrage important.

On fait également des massifs en béton.

Les murs épais des édifices du moyen âge étaient souvent formés de deux parements de pierre de taille comprenant entre eux un massif on blocage en petits matériaux.

2° Les couvreurs donnent le nom de massifs à de petits murs en moellons que l'on construit sous les chéncaux pour avoir une forte pente.

3° Bouquet d'arbres ou de plantes disposé dans un parc ou dans un jardin de manière à produire un effet décoratif prévu à l'avance.

Mastic, s. m. — On donne ce nom, en général, à des mélanges de diverses matières que l'on emploie, ainsi que les mortiers, dans les constructions pour former liaison, pour boucher des joints, pour enduire des surfaces exposées à riiumidité.

Les anciens employaient plusieurs

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espèces de mastics; tantôt c'était un mélange de poix, de cire blanche, de briques pilées, de chaux fine, auquel on ajoutait de l'étoupe et du goudron ; tantôt c'était une dissolution de sel ammoniac, mêlée avec de l'étoupe, du sel et de la poix; parfois ils se servaient d'une composition de sang de bœuf, de chaux fine, ou d'écaillés d'huîtres pilées, ou de poix, ou de suif fondu et de cendres de bois passées au crible, ou de chaux fine et d'huile, le tout réduit à la consistance d'une pâte. Ces mastics étaient particulièrement utilisés dans les bains ; les deux premiers dans les bains chauds, les autres dans les bains froids, dans les fontaines et les citernes. Il y avait un mastic spécial pour le marbre ; il était composé de résine, de chaux vive, d'une dose d'émaux, d'huile, de sang de bœuf; après avoir pilé les corps solides, on faisait du tout une sorte de pâte qui approchait beaucoup de la substance du marbre.

Nous citerons ici les principaux mastics actuellement en usage :

1" Mastic ordinaire. C'est une pâte formée d'un mélange d'une partie de chaux vive, mesurée en poudre, éteinte dans du sang de bœuf, de deux parties de ciment et d'une petite quantité de limaille fine de fer.

On emploie ce mastic pour rejointoyer et ragréer la pierre de taille exposée aux intempéries de l'atmosphère.

2° Mastic Vauban. Cette matière , employée comme enduit, est composée de cinq ou six parties de chaux ordinaire, éteinte dans de l'huile de lin, et de deux parties de ciment passé au tamis fin ; elle est appliquée en couches successives de plusieurs millimètres, en mettant un intervalle de plusieurs jours entre l'application de chaque couche (l).

3° Mastic de Fiennes. Ce mastic est un mélange de deux parties de chaux hydraulique éteinte spontanément, puis abandonnée à l'air dans une cave, pen-

(1) Th. Château, Technologie du bâtiment.

dant huit jours, et de deux parties de ciment en poudre tamisé, le tout pétri avec une partie d'huile de lin, qu'on ajoute par portions successives.

On emploie cette matière aux rejointoiements; on remanie la pâte avant de s'en servir; on gratte les joints à fond; on les brosse; on les imbibe ensuite d'huile de lin très chaude et le mastic est alors appliqué à la truelle.

4° Mastic à chaud. Ce mastic se compose d'une partie de goudron, 1/2 partie de colophonium et I/o de poudre de tuileaux, fondus ensemble sur un feu lent. On peut encore employer le colophonium chaud avec le grès en poudre.

5° Mastic Dihl. Un des meilleurs mastics est celui de Dihl, qui se compose de 92 parties de poudre de cazettes de fabrique à porcelaine et 8 parties d'oxyde de plomb, le tout mélangé et trituré avec de l'huile.

On se sert souvent de ce mastic pour rejointoyer les dallages dans les lieux humides, les ouvrages en pierre, en mortier, en plâtre, en brique, ainsi que les maçonneries en pierre de taille exposées à l'action de l'air de la mer ; il est indispensable de nettoyer parfaitement et de laisser sécher d'abord les parties sur lesquelles on doit appliquer ce mastic.

On emploie encore cette matière, en peinture, pour préserver le fer, le bois, le plâtre et la pierre ; à cet effet, on la broie k l'huile et on l'applique au pinceau.

6° Mastic Thénard. Ce mastic se compose de 93 parties d'argile calcinée, réduite en poudre, et de 7 parties delitharge également pulvérisée. On prépare ce mastic avec de l'huile de lin en quantité suffisante pour lui donner la consistance du plâtre gâché ; on l'applique après avoir nettoyé les surfaces et les avoir imbibées d'huile avec une éponge.

7° Mastic de la Rochelle. Ce mastic, employé par les officiers du génie aux travaux de la Rochelle, en 1826, est formé de 14 parties en volume de sable siliceux, 14 parties de pierre calcaire

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pulvérisée, 1/14 en poids de lilharge (des poids réunis du sable eL de la pierre), et une quantité d'huile de lin égale à 1/17 du poids total de ces matières. Pour que le mélange avec Thuile s'effectue bien, il faut que le calcaire et le sable soient préalablement séchés au four. Ce mastic s'applique, comme le précédent, sur des surfaces d'abord imprégnées d'huile.

8° Mastic de Corbel. Cette matière, bonne pour rejointoiements, se compose, pour 60 kilogr. de mastic, par exemple, de 30 kilogr. de ciment de tuileaux en poudre et passé au tamis de soie, 5 kilogr. de litharge, 5 kilogr. de blanc de céruse, 15 kilogr. d'huile de lin pour détrempe et 5 kilogr. d'huile grasse pour siccatif.

Ce mastic, ainsi que les précédents, dits mastics à litharge, a beaucoup d'analogie avec le mastic Bihl et sert aux mêmes usages.

9" Ciment métallique de Fontenelle.

C'est un mastic que l'on emploie aussi pour faire les rejointoiements de pierre ou les réparations des parties dégradées. Ce ciment se gâche avec de l'acide muriatique non concentré et ne doit s'appliquer, pour les rejointoiements, qu'après que les joints ont été dégradés à vif avec le ciseau.

10° Mastic de limaille. La couleur de ce corps est généralement trop noire pour les emplois ordinaires ; on s'en sert pour les joints des tablette de murs d'appui, de dalles à rez-de-chaussée, de tuyaux en fonte. Il est formé de limaille de fer tamisée et non oxydée, que Ton met tremper dans du vinaigre et à laquelle on ajoute de l'ail. On mélange 50 parties de cette limaille avec 1 partie de soufre et 1 de sel ; et on utilise immédiatement le produit.

11° Mastics des fontainiers. Nous en citerons deux : l'un , dit aussi mastic gras, composé de 9 parties de brique pilée et tamisée et d'une partie de litharge, qu'on mélange avec de l'huile de lin; ce mastic est employé à intercepter

les fuites d'eau; l'autre, qu'on n'emploie qu'à chaud, formé de brai ou de résine, de brique pilée et d'un peu de cire ; il sert aussi à réunir des parties de pierres brisées, à sceller les robinets des fontaines en pierre ou en poterie.

12° Le mastic pour scellement du fer dans la pierre est composé d'une partie de chaux hydraulique, 2 parties de poudre de tuileaux, 1/2 partie de limaille de fer, le tout mélangé avec de l'huile de lin.

13° Le mastic albumineux est composé de chaux et de blanc d'œuf ; il est propre à recoller la porcelaine , la faïence, le marbre.

14° Mastic de vitrier. Ce mastic sert à luter les joints des vitres avec les châssis de fenêtres ; on le prépare en broyant de la craie ou blanc de Meudon avec de l'huile de lin, de manière à former une pâte d'une consistance moyenne ; on met environ 18 à 20 décagrammes d'huile pour 1 kilogramme de blanc.

15° Mastic de menuisier ou futée. Ce mastic sert à réparer les défauts du bois, à boucher les fentes, les trous, les nœuds, et même les joints mal faits. Il est, comme le précédent, formé de blanc d'Espagne broyé avec de l'huile de lin, auquel on ajoute de l'ocre jaune. Quelquefois, au lieu d'huile, les menuisiers emploient de la colle claire, pour que, si l'ouvrage est peint en détrempe, la futée ne fasse pas tache à la peinture. Onymélange souvent, pour les ouvrages communs, un peu de sable fin ou de poudre de tuileaux.

En peinture, dans les rebouchages à l'huile, on emploie le mastic ordinaire (blanc de Meudon et huile de hn), le mastic ordinaire teinté, qui doit être du même ton que l'ancienne peinture, et le mastic de teinte dure ou mastic au vernis, composé de blanc de céruse et d'ocre broyés au vernis gras.

On donne aussi le nom de mastics à des enduits bitumineux employés, dans les constructions, aux dallages intérieurs

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