MÉLÈZE
MEMBRON.
lequel on place un sujet sculpté, par exemple la tête de quelque personnage illustre.
Médian, adj. — Vitruve appelle colonnes médianes y dans un portique, les deux colonnes qui sont au milieu du porche et dont l'entrecolonnement est plus large que les autres.
Mégalithique, adj. — Terme d'archéologie qui s'emploie pour désigner ce qui est construit de grosses pierres ; tels sont les dolmens, les pierres levées, les allées couvertes, etc., monuments celtiques.
Meillerie {Pierre de), — Calcaire compact, très dur, provenant des carrières de la Balme, près de Thonon, département de la Haute-Savoie.
Cette pierre, de couleur noir-bleuâtre, porte 0°',40 de hauteur d'assise.
Mélapliyre, s. m. — Porphyre vert antique (voy. Porphyre).
Mélèze, 5. m. — Arbre de la famille des conifères, dont la principale variété est le mélèze commun ou mélèze blanc, qui est une espèce de sapin.
Cet arbre se distingue des autres essences résineuses par sa forte densité, 0,656, et par sa longue durée, dans quelque condition qu'il soit employé.
Sous l'eau, il est impérissable et acquiert une extrême dureté. Il brûle assez difficilement pour que les Romains l'aient cru incombustible.
On emploie le mélèze aux mêmes usages que le pin et le sapin ; c'est même le meilleur des bois résineux pour les constructions ordinaires.
Les planches ou autres sciages de mélèze sont assez résistants à l'humidité pour être utilisés au dehors, comme le chêne, pour certains usages. On en fait du merrain.
Il est regrettable que les plantations de mélèze ne soient pas plus nombreuses
en France, car elles pourraient fournir les charpentes nécessaires aux constructions rurales.
En Suisse, on s'en sert particulièrement pour la construction des maisons ; on fait des murailles avec ce bois en grosses poutres. On le fend en bardeaux pour la couverture ; sous rinfiuence du soleil, la résine suinte et, bouchant tous les interstices du bois, forme à sa surface un vernis imperméable à l'air et à, l'eau (1).
Méluzine, s. f. — Figure nue moitié femme et moitié serpent qui se baigne dans une cuve ; cette figure est employée dans le blason.
Membre, 5. m. — Terme qui désigne, en général, une partie quelconque d'un ouvrage d'architecture, par exemple une frise, une corniche, etc.
On appelle membre couronné une moulure surmontée d'un filet.
Membrette, s. /. — Voy. Alette.
Membron, 5. m. — Partie d'une couverture mansardée qui recouvre la panne de brisis et relie transversalement les couvertures du faux comble et du vrai comble.
Les membrons des couvertures en tuiles ou en ardoises étaient autrefois construits avec ces matériaux ou étaient formés de bavettes en plomb ; on les fait souvent en zinc aujourd'hui, mais il est préférable de les faire en plomb.
Le zinc convient, au contraire, dans les couvertures en zinc. La figure 2273 représente deux membrons très simples en feuilles de zinc ; l'un d'eux est formé par les lames de la couverture du faux comble retombant en larmier sur le pan de brisis par dessus les couvre-joints; l'arête basse du larmier est bordée d'une pince plate et légèrement biseautée, ou d'un ourlet ; les tasseaux de la couver-
(1) Th. ChAtcaii, Technologie du Bâtiment.
31EMBR0N.