‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 246 sur 349 · MONOLITHE · texte numérisé non relu

MONOLITHE

MONOPTÈRE.

L'hôtel des Monnaies de Paris, run des principaux monuments de celle ville, fut construit par rarcliitecte Antoine. La première pierre en fut posée le 30 avril 1771. Il comprend trois grandes cours et plusieurs autres moins considérables, toutes entourées de bâtiments. Le principal corps de Tédifice, ayant face sur le quai, renferme un magnifique vestibule orné de vingtquatre colonnes doriques, un bel escalier décoré de seize colonnes ioniques, un immense cabinet de minéralogie, plusieurs pièces contenant des machines, des salles pour l'administration et de vastes logements. Au fond de la grande cour est la salle du monnayage, qui a 20 mètres de longueur sur 12"", 50 de largeur, et que rarcliitecte a pris le soin d'isoler, afin d'éviter aux autres bâtiments les effets de la secousse et de l'ébranlement produits par le jeu des balanciers. Audessus, se trouvent la salle des ajustements et un autre atelier. Le surplus des constructions est affecté aux fonderies, aux laminoirs et à une foule d'autres dépendances.

Monochrome, adj. — Qui est d'une seule couleur ; telles sont les peintures en grisailles, les camaïeus.

Les anciens ont fait usage de ce genre de décoration; il est môme probable que la peinture primitive était monochrome.

On appelle sculptures monochromes, dans les arts de l'antiquité, des ouvrages de sculpture sur lesquels on n'appliquait aucune couleur.

Monographie, s.f. —Description détaillée d'un édilice, ordinairement accompagnée de figures à l'appui.

Monolithe, s. m. et adj. — Ouvrage quelconque formé d'une seule pierre.

Les obélisques égyptiens, les menhirs celtiques sont des monolithes.

On a donné aussi le nom de construc-

tions monolithes h certams ouvrages faits en béton aggloméré ou en pierres artiticielles.

Monoptère, s. m. et adj. — On appelle ainsi les temples circulaires de Tantiquité dontla couverture n'était soutenue que par un seul rang de colonnes sans muraille.

Ce mot signifie, en grec, une seule aile; or on sait que les Grecs appelaient ailes, dans les temples, les rangées de colonnes dont la cella était entourée; ainsi Ton appelait diptère un temple qui avait deux ailes ou deux rangées de colonnes autour de ses murs, et périptère, celui qui n'en avait qu'une. Cette dernière désignation semblerait devoir être remplacée par le mot monoptère, mais Vitruve établit entre ces deux termes une distinction, en disant que l'on faisait des temples circulaires de deux sortes : les uns monoptères sans murs de cella, les autres périptères. Il s'ensuivit qu'on donnait le nom de monoptère à un temple, non pas parce qu'il

Fig. 2321.

n'avait qu'un rang de colonnes autour

3I0XTAGE.

MO?sTANT.

du mur, mais parce que le temple, sans murs, était constitué par la seule colonnade. La figure 23:21 représente le monoptère de Vitruve, d'après Perrault.

Monopyle, adj. — Se dit d'un édifice qui n'a qu'une seule porte.

Moiiostyle, adj. — Qui n'a qu'une seule colonne, qu'un seul fût.

Monotriglyphe, s. m. — Entrecolonnement trop étroit pour que l'on puisse y placer plus d'un triglyphe ; le portail de Téglise des Invalides présente cette disposition.

Le même mot se prend adjectivement :

on dit un portique monotriglyphe.

Mons [Liais de). — Calcaire dur, blanchâtre, que l'on tire de la carrière de MonSy près de Laon.

Cette pierre porte 0°',40 de hauteur d'assise; elle pèse ïî,400 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 700 à 800 kilogr. par centimètre carré.

Monsérat [Granit de). — Granit commun, dur, gris-bleuâtre, à grains assez fins, que l'on tire de la carrière de Monsérat, dans les environs d'Aubusson.

Cette pierre a une hauteur d'assise de 0"^,30 à 0°^,40.

Montage, s. m. —Montage des matériaux : opération qui a pour objet de hisser les matériaux, au moyen d'engins, jusqu'au niveau de l'assise où ils doivent être posés.

Le montage des pierres, des briques, moellons, pièces de bois, etc., se fait au moyen de cordes ou de chaînes; de louves: de bourriquets, de grues, de chèvres ou de treuils (voy. ces mots).

Le monte-charge est un échafaudage ordinairement employé pour le montage des matériaux (voy. Monte-charge).

Dans l'exploitation des carrières de pierre, le montage par les puits se fait au moyen de treuils étabhs au-dessus

de leur ouverture, dans Taxe de grandes roues en bois que des hommes font tourner, en marchant sur de petites traverses fixées sur leur pourtour.

Montagne, s. f. — Montagne d'eau :

dans l'art des jardins, on désigne ainsi une élévation de rocailles, de pierrailles, de coquilles, etc., en forme pyramidale , d'où sortent des nappes, des bouillons, des jets d'eau de diverses grandeurs, produisant des effets variés.

Montalieu (Pierre de). — Calcaire compact, très dur, grisâtre, que l'on tire de la carrière de Montalieu, département de l'Isère.

La hauteur d'assise de cette pierre varie de 0'^,'ilO à 1 mètre.

Montant, s. m. et adj. — On donne ce nom à toute pièce de bois, de fer ou de pierre qui est posée verticalement, dans un ouvrage de menuiserie ou de serrurerie, et qui sert, soit de pièce de soutien, soit de pièce de remplissage.

Dans un 43âti de porte, les montants sont les poteaux verticaux qui la reçoivent. Les montants du châssis mobile sont les pièces qui reçoivent l'assemblage des traverses et dans lesquelles ^ les planches des panneaux s'assemblent à rainure et languette. L'épaisseur de ces montants, dans les portes d'appartements, est en général de 0^,034; les champs ont de 0^68 à O'^,9o de largeur.

Une grille en fer a des montants principaux et des montants de remplissage ; ceux-ci sont, k proprement parler, les barreaux de la grille ; les premiers sont en fonte pleine ou creuse ou en fer forgé. La figure 2322 représente le détail de deux montants, l'un principal, l'autre intermédiaire appartenant à la grille du cirque d'hiver à Paris, due à 31. Hitlorf. >'ous donnons, à l'article Grille, des exemples de montants en fer forgé, composés de barreaux entre lesquels sont disposés des ornements et

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