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NAUMACHIE

Les narthex des églises byzantines (les premiers siècles sont généralement voûtés en berceau. Le plus remarquable est celui de Sainte-Sophie, à Constantinople, qui est double et communique par neuf portes avec la nef de l'église ; les murs sont incrustés de tables de marbre de diverses couleurs ; au-dessus des portes, il y avait des peintures en mosaïque qui n'existent plus aujourd'hui.

Aux extrémités du narthex, on avait autrefois établi de nombreuses fontaines en bronze, destinées aux ablutions auxquelles les chrétiens devaient se soumettre avant d'entrer dans le temple. C'est à ces fontaines, ornées de têtes de cerf et de lion, qu'est dû le nom de Leontium ou Leontarmm, appliqué au narthex.

Dans les églises byzantines qui furent élevées durant le règne des successeurs de Justinien, la décoration en mosaïque remplaça Fornementation en marbres incrustés. Dans celles qui furent construites à partir du xi^ siècle, on trouve plutôt des traces de peintures à fresque que des mosaïques. Un des plus riches narthex de cette dernière période de l'architecture byzantine est celui de la petite église située auprès du portique d'Auguste à Athènes; les portes qui font communiquer ce vestibule avec la nef sont encadrées de nombreux détails de sculpture.

Quelques églises possédaient deux narthex ; le narthex extérieur se nommait exonarthex et celui de l'intérieur, esonarthex.

Le narthex ou porche des églises de style latin était une galerie à colonnes, se reliant par les extrémités aux portiques qui entouraient fréquemment l'atrium. Ce porche était très profond et comprenait : la place des catéchumènes; celle des énergumènes, des démoniaques; près de la porte principale de Téghse, la place des pénitents écoutants.

Saint-Georges au Vélabre, Saint-Laurent hors les Murs présentent les plus

beaux narthex qui se voient à Rome.

Sous la corniche du portique de cette dernière église est une frise remarquable composée d^opus alexandrimim, de porphyre rouge et vert et de mosaïques en émail, parmi lesquelles est un sujet représentant le pape placé entre saint Laurent et un personnage à genoux.

Des voiles suspendus dans les entrecolonnements du portique garantissaient du soleil ou de la pluie les pénitents qui s'y tenaient pendant les cérémonies. Les architraves du porche de la basilique de Saint-Georges au Vélabre conservent encore les anneaux auxquels étaient suspendus les voiles. Si les entrecolonnements étaient surmontés d'arcades, les anneaux se trouvaient accrochés à des barres de fer placées sur les chapiteaux à la naissance des cintres.

Les narthex des éghses latines étaient généralement disposés en appentis avec charpente apparente ; on cite comme une exception celui de l'église monastique de Sainte-Sabine, qui est voûté.

Quelquefois , le narthex était formé parles galeries latérales de l'édifice, se retournant sur la face opposée à l'abside, ainsi qu'on le voit à la basilique de Sainte-Agnès hors les Murs; mais le plus souvent il était adossé contre la basilique et, comme il est indiqué cidessus, ouvert sur une cour ou atrium entouré de portiques.

La peinture et la mosaïque entraient, pour une large part, dans la décoration de ces portiques.

Natte, s. f. — Ornement architectural employé dans certaines églises romano-byzantines.

Nauniachie, s. f. — Édifice que les empereurs romains faisaient construire pour y donner au peuple des représentations de batailles navales.

Les naumachies, comme l'indique la figure 2366, faite d'après une médaille de l'empereur Domitien, étaient de vastes bassins, entourés de bâtiments

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circulaires où étaient disposés des sièges

Fig. 2366.

en gradins, comme dans les cirques et les amphithéâtres.

Navée, s. f. — Nom donné par les maçons au chargement d'un bateau de pierres de Saint-Leu.

Navette, s. f. — 1° Sorte de guillaume (voy. ce mot) dont le fût ressemble à une navette de tisserand.

2° Morceau de plomb ayant la forme d'une navette et que Ton nomme plus ordinairement saumon (voy. ce mot).

Navrer, v. a. — Expression employée par les treillageurs et qui signifie donner un coup de serpette ou faire une encoche à un échalas tordu pour le redresser.

Nébules, s. f. pL — Ornements ayant la forme de festons pendants, ondulés et arrondis, que l'on rencontre, dans l'architecture romane et dans Tarchitecture de transition, sur les larmiers des corniches et quel((uefois sur les moulures d'archivoltes.

Nécropole, s. f.— Voy. Cimetière.

Nef, s. f. — Mot qui vient du latin navis, vaisseau, et qu'on apph(iua, au moyen âge, à la partie de l'église s'étendanl depuis le clhour jusqu'à la porte principale, et présentant une certaine

analogie de forme avec la coque renversée d'un navire.

L^nefèiaii, dans les premières églises chrétiennes, comme dans les basiliques romaines, fermée par deux murs et un comble, ou accompagnée latéralement de deux autres nefs plus basses, surmontées d'une galerie ou d'un comble en appentis. Le vaisseau central, dans ce dernier cas, prend le nom de grande nef et les ailes, celui de collatéraux ou bascôtés.

Un portique intérieur ou esonarthex précédait la nef principale. Plus tard, ce porche intérieur fut supprimé, ainsi que la galerie du premier étage établie pour placer les femmes. Il en résulta une plus grande extension donnée aux nefs, afin d'y trouver une surface équivalente à celle que représentaient les deux étages superposés. Les fidèles furent alors placés dans les nefs latérales, les femmes au nord et les hommes au midi. Ces nefs furent terminées au fond par des absides secondaires de même forme, mais avec de plus petites dimensions que l'abside principale.

Dans la suite, le nombre des nefs augmenta dans les églises importantes ; la basilique de Saint-Paul hors les Murs, à Rome, possède cinq nefs. Une immense ouverture en arcade, pratiquée au fond de la ^ip/" principale, démasquait le sanctuaire et l'abside et prenait le nom d'arc triomphal.

Les colonnes qui formaient la séparation des 7iefs, dans les basiliques latines, étaient en marbre et posées sur un pavé fait de matières dures de diverses couleurs ou de mosa'iques à petits cubes.

Quelques basiliques présentent des architravesau-dessusdes colonnes, d'autres offrent des arcs.

L'étage supérieur, destiné aux femmes dans les premières églises, donnait à la nef principale une grande hauteur relative. Les nefs étaient couvertes alors fréquemment par des plafonds ou lacunaria. semblables à ceux des Gi'ecs et des Romains et composés de menuiserie

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suspendue à la charpente. Celle-ci était souvent laissée apparente.

Lorsqu'on supprima le gyneconitis ou tribune des femmes, les fenêtres furent ouvertes à peu de distance des arcades qui surmontaient l'unique rangée de colonnes et reçurent des dimensions plus considérables. Enfin, dans les basiliques postérieures élevées sur de vastes proportions, les fenêtres, devant prendre le jour au-dessus des combles latéraux qui couvraient quatre nefs secondaires, furent placées très haut, à cause de Finclinaison de ces combles. Il resta alors entre la partie inférieure de ces fenêtres et les colonnes un large espace qui fut consacré à l'ornementation. La peinture, la mosaïque, y furent employées. Des voiles précieux, suspendus dans ces entrecolonnements qui séparaient la nef principale des bas-côtés, complétaient la décoration des nefs et servaient, en outre, à séparer les sexes d'une manière absolue.

Dans les égUses byzantines, dont le plan est carré, les nefs sont peu étendues en longueur. Il y a pour ces édifices, comme pour les basiliques latines,

nous examinons l'église de Saint-Vital, à Ravenne, monument qui est d'origine orientale, puisqu'il fut construit par des artistes grecs, nous voyons que son plan est octogonal (fig. 2367) ; une coupole très élevée, construite avec des poteries légères (voy. Amphore), est éclairée par des fenêtres ouvertes dans la partie basse de la surface courbe ; des pendentifs supportent le grand cercle inférieur du dôme dans les parties occupées par les angles rentrants qui déterminent les huit pans coupés formant les parois de la nef: une galerie établie au premier étage forme des tribunes réservées aux femmes; au rez-de-chaussée, des demi-coupoles , dont le diamètre est égal à l'espacement des piliers intérieurs de la nef, unissent à l'ensemble du polygone central des colonnes surmontées d'arcades et disposées en hémicycles.

L'église de Sergius et Bacclms, à Constantinople , qui marque une des étapes de Fart byzantin, a, comme l'église de Saint-Vital, un plan intérieur

plusieurs périodes de transformation dans la disposition de leurs nejs. Si

octogonal (fig. 2368) avec dispositions demi-circulaires, tribune continue autour de la nef et coupole surmontant Fédifice ; mais l'enceinte extérieure pré-

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sente un aspect différent, car elle est (le forme carrée.

L'église Sainte- Sophie permet de suivre les progrès de cette architecture, tout en restant fidèle aux principes qui viennent d'être étabhs ; la nef est un polygone à huit côtés allongé par un espacement considérable de piliers qui portent la coupole centrale (voy. Basilique, fig. 439); les colonnes placées entre ces piliers séparent la nef de deux salles carrées formant une croix grecque avec l'ensemble même de la nef.

C'est h partir de la construction de Sainte-Sophie que disparaissent, dans l'architecture byzantine, les églises circulaires et octogonales ; tous les édifices religieux furent alors élevés sur plans rectangulaires. Les colonnes qui garnissaient les nefs devinrent plus rares et furent remplacées par de forts piliers carrés. La coupole fut exhaussée sur un tambour cylindrique percé de fenêtres. Au point de vue de la décoration intérieure, les placages de marbre ne furent plus utilisés et la peinture en mosaïque leur fut généralement substituée depuis le sommet des coupoles jusqu'aux socles inférieurs. Plus tard enfin, la décoration en mosaïque elle-même fut remplacée par la peinture à fresque.

Les premiers édifices religieux de Tarchitecture romane furent construits, comme les basiliques latines, avec deux rangées de colonnes divisant le temple en trois nefs parallèles et allongées; mais les colonnes étaient fréquemment remplacées par des piliers carrés, auxquels on adjoignit bientôt des colonnes engagées sur les faces. Les murailles qui s'élevaient au-dessus des arcs reliant ces colonnes étaient percées de fenêtres étroites et élevées. Les nefs latérales étaient pourvues de baies semblables.

Certaines églises étaient même privées de fenêtres à la 7ief principale. Les voûtes en plein cintre, construites en blocage, commençaient à remplacer les charpentes apparentes généralement employées jusqu'alors.

C'est au xi^ siècle qu'on vit apparaître les arcs doubleaux et les croisées d'ouives destinés à rendre les voûtes plus durables et moins pesantes. La galerie supérieure ou triforium fut ouverte audessus des arcs qui reliaient les colonnes ou les piliers du rez-de-chaussée.

Au xn'' siècle enfin, l'architecture romane arrivant à son développement complet, apparurent les longs fûts partant du pied des piliers ou reposant sur les chapiteaux et qui atteignent les retombées des voûtes supérieures, les nombreuses fenêtres simples ou multiples établies au-dessus des arcs latéraux, les pavements en dalles de pierre ornées de figures ou de riches enroulements de feuillages, les vitraux de couleur et les murailles recouvertes de peintures.

A la fin du xn° siècle, l'emploi de l'arc aigu au lieu du plein-cintre imprima un caractère tout nouveau à l'architecture chrétienne.

Dans la première partie du xni** siècle, les colonnes ou supports des travées sont surmontées de larges chapiteaux sur lesquels reposent, à la fois, les moulures qui encadrent les arcs et les colonnettes élevées jusqu'aux voûtes. Dans la seconde moitié du même siècle, des faisceaux de colonnettes partent du sol pour atteindre la même hauteur, et d'autres faisceaux, plus courts, s'arrêtent à l'imposte qui surmonte des chapiteaux divisés comme eux.

La décoration des nefs, dans l'architecture ogivale, est représentée par la peinture appliquée soit aux moulures et aux colonnes, soit aux parties planes des murailles, sous la forme de sujets religieux. Les vitraux jouent aussi un grand rôle dans l'ornementation des nefs à cette époque.

Au siècle suivant, on commença à percer les murs des collatéraux pour les accompagner de chapelles, qui formèrent bientôt un cordon continu autour de l'église. En outre, le nombre des

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