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NERVURE

nefs, fixé d'abord à trois au plus, fut porté à cinq, comme aux catliédrales de Paris et de Bourges, et même à sept, comme à la cathédrale d'Anvers.

La décoration des nefs dans les églises chrétiennes est représentée par la peinture appliquée soit aux moulures, soit aux colonnes, soit aux parties planes des murailles, sous la forme de sujets religieux ou légendaires ; par des pave-' ments plus ou moins précieux, tels que mosaïques, dalles de pierres ou de marbre entremêlées de pierres tombales avec figures de personnages; par des vitraux coloriés, des chaires en bois, en pierre ou en marbre sculptés, des tribunes supportant les orgues, etc.

Avant-nef : partie des égUses latines que Ton appelait aussi pronaos ou narthex (voy. ces mots).

Néflier, s. m. — Grand arbrisseau dont le bois fin, dur, égal, peut être uti- Hsé pour les machines, lorsqu'il est parfaitement sec ; on l'emploie aussi pour faire des dents d'engrenages, des fuseaux ou chevilles de lanternes pour les moulins (voy. ce mot).

Le poids spécifique de ce bois est de 0,942.

Nerf. s. m. — 1° On emploie quelquefois ce mot comme synonyme de nervure, dans l'architecture du moyen âge.

2° Structure intérieure du fer qui se rencontre dans les petits échantillons affinés et façonnés en barres, ('et étal est dû à ce que les grains du métal, sous fintluence de la compression, se sont écrasés, étendus et soudés les uns aux autres, de manière à se transformer en fils ou fibres. Le fer ainsi modifié dans ses éléments se nomme fer fibreux ou nerveux; il est moins cassant que le fer grenu.

Nerprun, s. m. — Arbrisseau dont le fruit produit un suc qui sert à fabriquer les couleurs appelées vert de vessie et fjraine d'Avignon (voy. ces mots).

Nerver, v. a. — Terme de menuiserie qui s'emploie dans le même sens que maroufler (voy, ce mot).

Nerveux, adj, — Voy. Nerf.

Nervure, s. f. — En général, partie d'un ouvrage de construction faisant saillie en forme de côte.

Les arêtes saillantes qui séparent les pendentifs des voûtes ogivales sont des nervures qui forment, en quelque sorte, la carcasse de l'ensemble; ce sont des arcs appareillés en claveaux qui divisent et répartissent la charge sur les points d'appui, faciUtant du reste la construction, car leurs intervalles ne sont occupés que par des matériaux de remplissage.

L'origine de ces nervures remonte à la période dite de transition; ce ne sont alors que de gros boudins (voy. ce mot) isolés ou en faisceaux et formés d'un seul rang de claveaux.

Plus tard, les profils changèrent suivant le goût de Tépoque ; au xv^ siècle, le nombre des nervures s'est considérablement accru, de manière à composer des réseaux plus ou moins compliqués et qui ne sont plus des éléments essentiels de la construction, mais des ornements aux formes les plus diverses.

Le nom de nervure s'applique encore aux parties plates qui séparent les cannelures, et aux côtes qui, dans les feuillages d'ornement, représentent les tiges des plantes naturelles.

Memiserie. Feuillure de forme triangulaire appelée aussi arrachement et que l'on pratique sur les faces des poteaux de remplissage, du côté des plâtres, pour y lixer les lattes de la cloison.

Serrurerie. Filet saillant que l'on réserve sur une pièce, pour lui donner de la force.

Assemblage à nervure : assemblage formé d'une nervure et d'une rainure qui la reçoit.

On appelle pêne à nervure, un pêne dont le chanfrein est renforcé de deux filets.

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