‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 274 sur 349 · NIORT · texte numérisé non relu

NIORT

MVEAU,

tiennes ; mais c'est surtout aux chrétiens qu'est dû l'usage le plus fréquent de cet attribut. Toutefois, ceux-ci ne remployèrent que vers le v® ou le vi^ siècle, àrépoque où l'Église établit une hiérarchie dans le ciel comme sur la terre.

C'est ainsi que des nimbes furent donnés aux principaux personnages religieux : à Dieu le Père, ou le Fils, ou le Saint-Esprit, on attribua un nimbe en.

cercle que plus tard on partagea diagonalement par deux traverses en forme de croix ; la Vierge, les apôtres et les saints reçurent le disque simple et uni, sans croix ni ornements. Un nimbe carré fut même donné à des figures représentant des personnages vivants arrivés à un degré de sainteté reconnu de tous ; ce fait est d'une grande importance ; car il permet de fixer l'âge de certaines peintures et mosaïques italiennes où se voit le nimbe carré. D'autres formes, celles en losange et en triangle, ont encore été adoptées en Italie pour la divinité.

Le nimbe primitif eut la forme d'un disque assez délicat. Au xn^ et au xm° siècle, on le fit plus large, plus grossier; c'est seulement à partir des xiv^ et xv^ siècles qu'on lui enleva le champ et qu'on lui laissa l'aspect d'un cercle. Cet attribut disparut à la fin du xvi^ siècle. De nos jours, on en a repris l'usage ; mais il faut avouer que nos artistes l'appliquent quelquefois sans discernement et au mépris de la tradition religieuse ; c'est ainsi qu'ils donnent le nimbe croisé à des personnages humains et le nimbe uni ou simple à l'une des personnes qui composent la Trinité divine.

Niort ( Pierre de) . — Calcaire demi -dur, blanc ou roux, que l'on extrait des carrières de Fief- Chapon, à Niort.

Cette pierre porte de 0°^,40 à 1°^,50 de

hauteur d'assise; elle pèse de 1,940 à

2,040 kilogr. le mètre cube et s'écrase

' sous une charge de 9o à 110 kilogr. par

centimètre carré.

Nitre, s. m. — Voy. Salpêtre.

Niveau, s. m. — Instrument qui sert à déterminer des plans horizontaux ou des lignes horizontales.

On distingue plusieurs sortes de niveaux.

Le niveau d'équerre ou équerre niveau (fig. 2375) est formé d'une équerre dont le côté vertical est percé d'un trou, à sa partie supérieure, pour recevoir le fil

Fig. 2375.

d'un plomb; une petite fenêtre permet au plomb de flotter sans frottement lorsque l'on ajuste le fil sur la ligne tracée sur ce côté.

Le niveau de maçon est un châssis composé de trois règles, dont deux forment un angle droit (fig. 2376). Les extrémités m et n, qui dépassent la traverse op, sont coupées parallèlement à celle-ci ; ce sont les pieds du niveau. Au sommet j de l'ande droit est attachée

une ficelle portant un plomb qui la tend ; la ligne que suit ce fil, lorsque les pieds du châssis reposent sur une ligne horizontale, s'appelle la ligne de foi; la direction verticale de cette ligne est marquée sur la traverse par un trait x y, qui lui est perpendiculaire. Pour s'assu-

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rer de T horizontalité d'une droite ou d'un plan, on y pose les pieds de l'instrument et l'on voit si, lorsque, après avoir incliné un peu le châssis en avant, on le ramène en arrière, le fil vient battre la ligne de foi. Ce niveau sert à poser les assises de pierre ou de brique, à tracer les cadres des enduits, etc.

Les maçons emploient également un niveau rectangulaire (fig. 2377) qui sert aussi aux charpentiers et aux menuisiers ; le fil à plomb passe par le milieu des traverses horizontales, dont une au

moins affleure les règles verticales. Ce niveau peut s'appliquer, par sa partie supérieure, en dessous des pièces horizontales ou, par sa partie latérale, contre une pièce dont les faces doivent être verticales.

On emploie souvent, du reste, dans le

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Fig. 2378.

premier cas, le niveau de dessous (fig. i2378;, on forme de ï et dans Ictiuel le

fil .: X doit coïncider avec la ligne de foi p q, pour indiquer l'horizontalité d'une surface.

Le niveau triangulaire en bois est fréquemment remplacé par un' niveau de même forme en tôle (fig. 2379), dans lequel on substitue à la règle qui fait la

Fig. 2379.

base du triangle un arc de cercle gradué, qui indique de combien la direction de l'assise sur laquelle il est posé varie avec la direction du plan horizontal du lieu.

Les paveurs emploient, comme niveau, une règle en bois, au milieu de laquelle est fixée, à angle droit, une autre règle formant poignée et sur laquelle est attaché un plomb, dont le fil doit coïncider avec un trait vertical marqué sur la poignée quand la règle est hoi'izontale.

Les maçons font encore usage du niveau à bulle d'air, qui se compose d'un tube en verre (fig. 2380) légèrement courbé vers le haut, enchâssé dans une monture métallique et reposant sur une platine en métal. Le tube est rempli d'eau, d'alcool, d'éther ou de sulfure de

Fig. 2380.

carbone ; on ménage seulement la place d'une bulle d'air, qui vient se loger d'elle-même vers le haut de la courbure du tube, c'est-à-dire au milieu, quand la platine est horizontale, mais qui marche vers l'une des extrémités, aussilùt qu'on soulève un peu celle-ci. L'en-

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