NIMBE
Niche à cru : celle qui prend naissance immédiatement au rez-de-chaussée, ne portant sur un aucun corps du massif, et repose directement, sans plinthe, sur l'appui continu d'une façade ;
Niche rustique : celle qui est décorée de refends et de bossages ;
Niche feinte : celle qui n'a que très peu de profondeur et porte des figures peintes ou en bas-relief.
Dans l'architecture des chemins de fer, on établit, sous les tunnels, des ni-
-rv.Ym/^v///^//'"."[ '• ■
Fig. 2374.
ches de refuge pour les gens de service ; elles ont la forme indiquée par la coupe que représente la ligure 2374.
Niello, v. //;. — Mot (jui vient de l'italien niello, dérivé lui-même du lalin nigcllus, non*. On désigne, à la fois, sous ce nom l'émail noir que les orfèvres du xv^ siècle employaient pour couvrir les taillles d'une planche d'argent gravée à la pointe ou au Ijurin et la planciie elle-même ainsi émaillêe.
La composition de cet émail, obtenu par fusion, est la suivante : 38 parties d'argent, 72 de cuivre, oO de plomb,
384 de soufre et 36 de borax. Le produit obtenu est refroidi, puis broyé en poudre line, qu'on répand sur les parties gravées de la planche d'argent, et on Ty fait refondre en approchant cette planche d'un feu clair ; le nielle adhère alors au métal, dont on polit ensuite la surface pour achever le travail.
Les anciens connaissaient l'art de la niellure ; ils l'ont appliciué à l'ornementation de certains ouvrages, notamment des candélabres. Cet art fut cultivé en France à partir du vn^ siècle ; on décora de nielles des calices, desrehquaires, des statuettes, etc. A partir du xv^ siècle, la niellure redevint un art essentiellement ilahen.
Nife, s. f. — Surface supérieure d'un banc d'ardoise.
Nifjoteau, s. m. — Les maçons nomment ainsi un (juart de tuile que Ton place au long d'un solin ou d'une ruellée.
Nille, 5. f. — 1° On distingue par ce nom le bois qui forme une espèce de gaine au manche d'une manivelle pour empêcher que le fer ne blesse celui qui s'en sert.
2° On donne encore ce nom à des petits pitons de fer carré dans lesquels on fait passer des clavettes pour fixer les panneaux de vitre, particulièrement dans les vitraux d'église.
Nimbe, s. m. — Ce mol vient du latin nimbus, signifiant nuage, nuée et, \rdv métaphore, voile de femme. Les chrétiens ont donné ce nom à un disque lenticulaire dont ils ont fait un attribut dans la représentation de la divinité et des saints.
Le nimbe était connu des anciens, comme en témoignent les peintures d'Herculanum. On croit même retrouver le nimbe dans le grand discjue lenticulaire de couleur blanche qui surmonte la léte de plusieurs divinités égyp-