NYMPHÉE
carrière de Pellerat, commune de NuUy (Hciute-Marne).
Cette pierre a 0'",40 de hauteur d'assise; elle pèse 1,840 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 100 kilogr. par centimètre carré.
Numérotage, s. m. — Ce n'est que depuis 1806 que le numérotage des maisons est obligatoire à Paris. A cet effet, les rues de cette ville ont été classées en deux catégories, celles parallèles à la Seine, et celles qui lui sont perpendiculaires ; dans les premières, la série des numéros suit la direction du fleuve ; dans les secondes, elle part de l'extrémité la plus rapprochée du fleuve ; les numéros pairs sont placés à droite et les numéros impairs à gauche.
Nymphée, s. f. — Ce mot désignait, à proprement parler, chez les anciens, un édifice consacré aux Nymphes. C'était une salle élevée, ornée de colonnes, de statues et de peintures et au milieu de laquelle une fontaine fournissait un courant d'eau pure. Quelques auteurs pensent que ces édifices, servant de lieu d'agrément, étaient isolés dans la ville ou dans la campagne ; d'autres en font une dépendance des thermes.
Ce nom a été conservé à des édicules ayant la forme de grottes, où l'on amène des eaux vives et fraîches. Certains édifices de l'Italie offrent ainsi quelques exemples de nyniphées. La ligure 2401 représente le plan de celle
qui appartient au collège Nazzarino, à Rome, avec le préau au fond duquel est situé cet édicule et une amorce de la maison d'habitation ; une salle particulière, avec plusieurs bassins et fontaines, accompagne la nymphée; une ordon-
Fig. 2401.
nance architecturale décore le mur qui forme le fond de l'hémicycle ; des trois niches pratiquées dans ce mur jailUssent des eaux qui, tombant sur des i"ochers, se changent en pluie fine répandant la fraîcheur.
OBÉLISQUE
OBÉLISQUE
Obélisque, s. m. — On donne ce nom à des pyramides quadrangulaires monolithes très allongées, qui se terminent, à leur sommet, par un pyramidion.
Les Égyptiens semblent être les premiers qui aient taillé des obélisques i^onr en faire des monuments historiques et sacrés et les placer à l'entrée des temples de leurs dieux, de la demeure ou du tombeau des rois. Ces pyramides, en granit rose de Syène, étaient couvertes d'hiéroglyphes.
Après la conquête de TÉgypte par les Romains, ceux-ci firent transporter à Rome un certain nombre d'obélisques, qu'ils employèrent à rorncmentation de leurs cirques, en les plaçant sur la spina qui en occupait le milieu. Plus tard, les divers monuments de ce genre, qui avaient été renversés par les Barbares, furent restaurés et érigés sur différentes places de Rome. Tel est Vobélisque de la place du Peuple, à Rome, représenté en A (lig. 2402) ; cette aiguille, haute de 23'°, 00, et qui avait été mise par Auguste dans le cirque Maxime, fut dressée par Sixte-Quint, en io89, sur remplacement qu'elle occupe. En B est figuré Vobélisque de la place Saint- Pierre, haut de 25", 14, provenant du cirque Caligula et qui a été également érigé par Sixte-Quint en 1586.
La place Saint-Jean de Latran, à Rome, est ornée du plus colossal et du plus beau des obélisques connus, dressé à Thèbes, dans la haute Egypte, par le roi Toutmosis IL Constantin le fit enle-
ver pour le transporter à Constant!nople ; mais ce prince étant mort au moment où le monolithe, ayant des-
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cendu le Nil, était arrivé à Alexandrie, son lils Constant, cliangeant sa destination, le fit diriger sur Rome et placer, Tan 340, sur la spina du cirque Maxime.
OBÉLISQUE