‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 29 sur 349 · GRAVOIS · texte numérisé non relu

GRAVOIS

• Peinture. Les peintres se servent

GRECQUE

FiR. 1882.

également dun grattoir représenté par

Fig. 1883.

la figure 1883, pour nettoyer les murs et les plafonds, avant d'y appliquer les premières couches.

Plomberie. Instrument de fer trempé et taillant que les plombiers emploient pour aviver le plomb avant de faire une soudure.

Gravatier, s. m. — Entrepreneur et ouvrier qui enlèvent les gravois ou décombres dans un bâtiment.

Gravats, s. m. pi. — Voy. Gravois.

Gravelage, s. m. — Construction d une chaussée au moyen de gravier (voy. ce mot).

Gravier, s. m. — Gros sable mêlé de très petits cailloux.

Le poids du mètre cube de gravier varie entre i,3o0 et 1,500 kilogr.

On se sert de cette matière pour la confection de certains bétons et pour Texécution de chaussées, particulièrement d^allées de parcs ou de jardins.

Gravois, s. m. pi. — 1° Débris de pierres, de briques, de plâtras, provenant de la démolition d'un bâtiment et qu'on transporte dans des tombereaux auK décharges publiques.

On dit aussi gravats.

2" Parties les plus grossières du plâtre qui restent dans le tamis après qu'on Ta sassé et qui ne peuvent s'employer que dans le hourdage.

Gravure, s. /". — Genre de sculpture qui se fait en creux et avec peu de profondeur.

Les inscriptions, les arabesques, etc., sont des ouvrages de gravure.

Grecque, s. f. — 1° Ornement composé d'une suite de hgnes droites qui s'entrelacent, mais en restant toujours parallèles ou perpendiculaires entre elles.

Nous donnons (fig. 1884) trois exemples de ce genre de décoration.

Fig. 1884.

2° Châssis à la grecque : châssis vitré dans lequel on a donné aux petits bois une disposition particulière (voy. Clidssis).

Grecque (Architecture). — C'est à sa position géographique que la Grèce doit d'avoir reçu la première, parmi les contrées de l'Europe, l'influence des civilisations orientales.

Les Grecs paraissent, on ctïet, avoir

GRECQUE

GRECQUE

emprunté tout cVabord aux Égyptiens les types de leur architecture, mais en les transformant et leur donnant un degré de perfection qui laisse loin derrière lui les œuvres de leurs maîtres dans l'art.

Ainsi, ce n'est pas le grandiose, considéré sous le rapport de Fétendue, qui frappe Tesprit de Tobservateur dans les édifices de la Grèce qui sont, au contraire, de petite dimension, relativement à ceux des Asiatiques et des Égyptiens ; c'est la véritable grandeur monumentale, la dignité alliée à la simplicité résultant des nobles et harmonieuses proportions , de la rectitude sévère des formes, de la pureté des détails, enfin du génie admirable d'invention et de la délicatesse exquise d'exécution dont témoignent les œuvres des architectes grecs.

Les plus anciens monuments dont nous puissions voir encore les ruines, parmi ceux qui couvrirent d'abord la Grèce, remontent à l'époque pélasgique et se rapportent à l'art de la guerre. Ce sont des murailles épaisses construites autour des villes ou en travers des isthmes, des défilés, et appelés murs cyclopéens (voy. Appareil).

> L'architecture hellénique proprement dite est postérieure à cet âge primitif ; c'est alors qu'apparaissent les constructions à assises réglées, les portes en trapèze, la voûte formée de pierres en encorbellement (voy. Arc, Voûte), et la sculpture unie à l'art de bâtir.

Il n'est pas possible de préciser l'époque à laquelle les ordres devinrent les déments essentiels de l'art grec ; mais on peut affirmer que le plus ancien, celui qui devint la base de l'architecture nationale, eslVordre dorique (jui a pour caractères principaux la noblesse et la gravité de l'ensemble, la simplicité sévère des détails, la sobriété d'ornement (voy. Dorique). L'ionique (voy. ce mot), second ordre de l'art hellénique, ditîère du précédent par des proportions plus légères, par de gracieux détails, par

l'emploi de bases et par un chapiteau'à volutes. L'ordre corinthien, plus richement décoré que l'ionique, est devenu le modèle qu'ont suivi de préférence les Romains et les peuples modernes pour imprimer à certaines parties de leurs œuvres ou à l'ensemble même le caractère le plus somptueux (voy. Corinthien).

Ces trois ordres ont été appliqués par les Grecs, d'abord à la décoration des temples, presque tous élevés sur un plan uniforme, en parallélogramme régulier, ornés de frontons décorés de riches sculptures représentant des combats et des sacrifices, avec des portes ordinairement en bronze occupant le milieu, et des murs entourés de colonnades extérieures et quelquefois aussi des portiques à lïntérieur. Ces temples étaient couverts de plafonds et de toitures en marl)re, laissant toutefois le milieu à découvert (voy. Temple).

Des statues, quelquefois colossales, formées des matières les plus précieuses, telles que le marbre, l'ivoire et l'or, occupaient le sanctuaire ; souvent les parois des murs étaient enrichies de peintures allégoriques, et le sol était revêtu de mosaïques de la plus grande richesse.

L'architecture civile grecque présente également l'application des trois ordres : les théâtres découverts et d'une vaste étendue étaient ornés de colonnes, de statues de marbre et de bronze, de peintures et de sculptures (voy.

Théâtre).

Les palais, les gymnases, les propylées, les maisons particulières (voy. ces mots), portaient aussi l'empreinte de cette imagination brillante, de ce goût délicat et de ce sentiment exquis de convenance qu'aucun peuple n'a encore pu surpasser, pour ne pas dire atteindre.

La période pendant laquelle l'art grec parvint à son idéal le plus parfait est l'époque de Périclès. Son influence ne fut cependant pas détruite par la con-

Page 1