GRENADILLE
quête romaine. Ce fut, au contraire, l'architecture hellénique qui, après avoir soumis l'esprit macédoni-en et résisté au contact dissolvant de l'Asie, imposa encore ses règles principales aux nouveaux conquérants (voy. Romaine).
Grêle, adj. — On dit qu'une partie ou un membre d'architecture sont grêles, lorsqu'une des dimensions de ces objets est trop faible par rapport aux autres.
Grelichonne, s. f. — Truelle en fer que Ton emploie pour le mortier et le ciment.
Pig. 1885.
On fait des grelichonnes à pointe (fig.
Fig. 1886.
1885) et d'autres qui ont la forme d'un trapèze (fig. 1886).
Grelot, s. m. — Petite sphère creuse en cuivre, pourvue d'une fente et contenant un grain ou une balle de métal, ordinairement de fonte, qui sert à faire résonner cette sphère quand on l'agite.
Les grelots sont employés dans les sonneries électriques de concurrence avec les timbres.
Grenadille, s. m. — Bois qui vient des îles, de Saint-Domingue, de la Guyane, qui a la dureté de l'ébène et qui est veiné de brun olivâtre sur un fond brun jaunâtre agréablement moucheté.
65 — GRÈS
Grenaille, s. f. — Grenaille de fer : petits fragments de fer provenant de débris et qui servent avec le plomb et le soufre au scellement des tiges ou des barreaux de fer dans la pierre.
Grenant {Pierre de) . — Calcaire à entroques, compact, provenant de la carrière de la Pente-Combe, commune de Grenant, près de Langres.
Cette pierre, de couleur blanc-grisâtre, très dure et susceptible de poli, présente une hauteur d'assise qui varie de 0°^,30 à 0°^,60. Le mètre cube pèse 2,470 kilogr. et la charge nécessaire pour produire l'écrasement est de 860 kilogr. par centimètre carré.
Grenier, s. m. — Voy. Grainerie.
Grenouille, s. f. — Terme de serrurerie. On dit qu'un objet est en cuisse de grenouille, quand il affecte la forme que présente la cuisse de cet animal.
Grès, s. m. — Pierre siliceuse formée de grains de sable réunis par un ciment siliceux, calcaire ou argileux, et qui se rencontre, comme les calcaires, dans presque tous les terrains de sédiment.
Les grès siliceux sont très durs et difficiles à tailler ou à sculpter ; on en trouve cependant que l'on peut travailler de manière à s'en servir pour la construction des édifices.
Les grès calcaires sont plus ou moins durs, selon la proportion de ciment calcaire qu'ils renferment; on les reconnaît à ce qu'ils se dissolvent en partie dans les acides.
Les grès argileux, que l'on désigne communément sous le nom de molasse, ont une couleur grise ; leur taille est facile au moment de l'extraction ; mais, à l'air, ils acquièrent une très grande dureté.
La résistance de ces pierres varie
beaucoup; ainsi, d'après les expériences
, de M. Vicat, pour le grès de Florence,
GRÈS
GRÈS
la charge de rupture par écrasement est de 420 kilogr. par centimètre carré, tandis qu'elle n'est que de 4 kilogr. pour le grès tendre.
La pesanteur spécifique de ces pierres est d'environ 2,50.
On distingue surtout parmi les grès :
4" Le grès psammite, à ciment argileux et d'une couleur grise plus ou moins foncée ; on en fait des pierres d'appareil qui servent à la construction d'édifices, de ports, de ponts, etc. ; le grès hoiiiller ou grès des houillères est une variété de cette pierre;
2° Le grès rouge, qui se divise en plusieurs espèces : le vieux grès rouge, grès argileux employé aux constructions dans certaines contrées de l'Angleterre et en Belgique ; le nouveau grès rouge, très commun aussi en Angleterre ;
3° Le grès des Vosges ou grès vos • gien ;
4° Le grès bigarré, que l'on rencontre très fréquemment sur les Lords de la Moselle, et qui a servi à l'édification des monuments anciens et modernes de Trêves et des environs ;
5° Le grès de Luxembourg et le grès de Kœnigstein ou Guader-Standstein, ce dernier pouvant se diviser en carreaux plus ou moins parfaits ;
6" Le grès de Fontainebleau , dit aussi grès blanc ou grès commun, et qui sert à la fabrication des pavés ;
7° Les grès verts on molasses à ciment calcaire ou argileux, qui se taillent facilement, et durcissent à l'air, mais dont quelques-uns s'égrènent à la gelée ;
8° Le grès tendre, qui s'écrase très facilement et ne peut servir qu'à affûter des outils ou à faire du sablon ;
9° Le macigno, psammite de Toscane, très recherché en ItaUe pour les constructions et les dallages.
Outre les différents emplois du grès que nous venons de citer, il faut encore signaler :
[° L'application à la couverture de certaines de ces pierres, telles que le
grès bigarré de Voisvre (Vosges), qui se débite en plaques minces propres à cet
usage
2° Les revêtements que l'on fait à l'intérieur des hauts -fourneaux avec quelques grès très réfractaires , par exemple ceux de Wurtemberg ;
^6" L'emploi du grès en poudre pour user les pierres par le frottement, les dresser et commencer le polissage.
On appelle grisard (voy. ce mot) le grès le plus dur que fournissent les carrières (voy. Grésière).
Les ouvriers ont donné aux grès de différentes densités des noms particuliers : ils appellent grès pif le grisard, que sa dureté leur fait rejeter; grèspaf, celui dont la densité est convenable pour l'emploi ; et grès pouf, celui qui se réduit en sablon au choc du couperet.
Grès vernissé. Sous cette forme, le grès trouve aujourd'hui un nouvel emploi pour la confection des conduites d'égout, de fosses d'aisances, d'alimentation ou de décharge.
Le grès vernissé offre, pour ces divers travaux, cet avantage sur la fonte qu'il ne s'oxyde pas, qu'il résiste mieux à l'action des gaz délétères et cju'il est beaucoup plus économique.
Nous citerons, comme exemple de ce produit, les égouts en grès vernissé fabricjués par la maison Doulton et G^
Fiff. 1887.
La figure 1887 représente une brandie d'une de ces conduites, formée de cla-
GRÉSON,