‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 293 sur 349 · OPUS · texte numérisé non relu

OPUS

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cirque. L'oppidum comprenait les loges (carceres) où se rangeaient les chevaux et les chars, les rangs de sièges placés au-dessus pour les musiciens et spectateurs, la porte qui était au miUeu et par laquelle la procession du cirque entrait dans Tarène, et les tours placées aux deux extrémités. Cet ensemble oflVait l'aspect d'une ville forliliéc, ce qui lui lit donner le nom d'oppidum.

Opiis. — Mot latin qui signifie ouvrage et qui s'applique, avec diverses qualifications, à certaines parties d'architecture (voy. Appareil, Mosaïque).

Opus quadratum. Dans son ouvrage intitulé : Archéologie de Rome, M. Parker, étudiant les divers modes de construction antique que Ton trouve dans cette ville, applique cette désignation à certains appareils qu'il classe chronologiquement.

Lopus quadratum, le plus ancien et qui est certainement d'origine étrusque, est formé de pierres équarries, de dimensions considérables et disposées

Fig. 2422.

comme le représente hi figure 2422. Les plus anciens murs de Rome étaient ainsi ronsli-iiils soit en tuf, sans liaison de mortier et avec joints verticaux très lai'ges.

Dans Vopus quadratum de la seconde période, les blocs sont plus petits, le pépérin commence à être employé ainsi que la i)iei"re de Gabies. Ce mode de construction se continue incidemment dans les premiers temps de la République, après avoir été particulièrement appliqué sous les rois. D'ailleurs, les

plus anciens temples de Rome sont en pierre et di^^'dve'ûlésenopusquadratiwi; tels sont le temple de l'Espérance et celui de Faustine.

Or, s. m. — Métal jaune très brillant, susceptible de prendre un beau poh et dont le poids spécifique est d9,o0.

C'est le plus malléable et le plus ductile de tous les métaux ; on peut le réduire en feuilles d'une très faible épaisseur , jusqu'à un dix - millième de millimètre; on s'en sert alors pour recouvrir les objets. Les doreurs font usage de livrets ou cahiers composés de vingt-six feuilles de papier mince fabriqué exprès , ayant 0°^q,009o et entre lesquelles on interpose vingt-cinq feuilles d'or de même dimension. Le millier d'or du commerce est composé de quarante de ces cahiers , appelés quarterons d'or.

L'or en coquilles, que l'on emploie pour certaines dorures, est préparé au moyen de Vor en feuilles broyé avec du miel ou bien en délayant de l'or en poudre dans une solution concentrée de gomme arabique.

Ce métal, se rencontrant dans la nature à l'état natif et n'ayant besoin que d'être fondu, a dû être employé par les hommes dès les origines de la civilisation. Les peuples de l'Asie, Chaldéens, Babyloniens, Lydiens, travaillaient Vor, et c'est par eux sans doute que les Grecs en connurent l'usage. Toutefois, ce métal ne fut abondant en Grèce qu'al)rès les victoires d'Alexandre. Les Égyptiens, les Étrusques, travaillaient aussi l'or. Les mines aurifères de l'Asie, les neuves roulant des paillettes, avaient fait de cette partie du vieux monde la contrée la plus riche à cet égard. Les Grecs des colonies milésiennes recevaient l'or des Argippéens et des Issédons, peuples scythes habitant la Sibérie méridionale. Ces derniers tiraient ce précieux métal des gisements de l'Oural et de l'Altaï. La Colcliide passait pour

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le pays de l'or dans Tantiquité. L'Arménie possédait la mine d'or de Sambana.

La Grèce, qui était pauvre en or, en lirait cependant une grande quantité de l'île de Siphnos. La Thrace, FÉpire, la Macédoine, avaient des mines d'or dont l'ouverture, quelques siècles avant l'ère chrétienne, contribua surtout à rendre ce métal plus commun parmi les Grecs.

Dans l'Europe occidentale, les Phéniciens et , après eux , les Romains, liraient Vor des mines de l'Ibérie et, particulièrement, de la province appelée Turdélanie. En Gaule, le pays de Teclosages renfermait de nombreux gisements ; on en trouvait aussi sur les bords du golfe Galatique, chez les Tarbelli, dans la Gaule cisalpine, chez les Salasses, etc.

L'or étant la matière la plus précieuse, il était d'usage de le consacrer aux dieux, de le suspendre aux autels. Les palais des rois en étaient ornés. Homère représente le palais de Ménélas comme étincelant d'or et d'argent. Virgile parle de portes sculptées en or et en ivoire. Tite-Live cite un temple construit par Antiochus Épiphane et dont les murailles étaient revêtues de lames d'or. Pline rapporte que Catulus fit dorer les tuiles de bronze du temple de Jupiter au Capitole.

Les Grecs élevaient les statues colossales des dieux en or et en ivoire ; il y eut même des statues faites entièrement d'or. Au dire de Pline, la plus ancienne statue d'or massif qui existât était placée dans le temple d'Anaïtis, la Vénus arménienne. Hérodote et Diodore de Sicile parlent des statues d'or, travaillées au marteau, qui décoraient les temples de Babylone et qui pesaient jusqu'à 1,000 talents babyloniens. Toutefois, il faut noter que certaines statues, qui passaient pour être d'or massif, étaient simplement recouvertes d'or. De même les Grecs ont appelé statues d'or massif des statues creuses dont le métal était plus ou moins épais. Il y en avait qui étaient

faites de pièces travaillées au marteau. On sait aussi que les Grecs et les Romains doraient quelquefois les statues de bronze.

Au point de vue de la décoration architecturale proprement dite, on remarque que l'or a été employé de deux manières différentes, en raison des propriétés distinctes qu'il possède. Ainsi, les artistes byzantins, l'employant comme métal précieux, sans tenir compte de la couleur, en ont recouvert les fonds de leurs fresques et leurs mosaïques; les nimbes, les gloires et les ciels étaient dorés. Plus tard, au moyen âge, on employa l'or mêlé à des couleurs et l'on en fit alors usage comme d'une couleur nouvelle. L'or permet d'établir l'harmonie entre un grand nombre de teintes diverses, en s'alliant à toutes avec la plus grande facilité. Parlant du soin apporté par les architectes du moyen âge à marquer par une teinte prononcée et attirant la vue les nervures des voûtes, Prosper Mérimée ajoute : « Lorsque ces nervures sont couvertes de dessins et de teintes réussies, l'extrême division de leurs détails nuirait à l'effet général qu'il faut produire, si l'or, employé à propos, n'appelait forcément l'attention. Une ligne de dorure assez étroite sur laquelle la lumière se joue, suffit, en ce cas, pour rendre à la nervure toute sa valeur et pour dominer les teintes variées dentelle est couverte. »

Dans la décoration, on distingue :

L'or imi ou mat, qui est appliqué sur des moulures non sculptées ou sur des fonds unis, peints à la colle, et qui n'est pas bruni ;

L'or bruni, que l'on applique sur de la détrempe et que l'on polit avec un brunissoir (voy. Dorure) ;

L'or à rimile, qui est appliqué sur un fond imprimé d'huile, de teinte dure et d'or couleur; on s'en sert aux extérieurs comme aux intérieurs ;

L'or couleur, mixtion d'or jaune rougeàtre, que l'on fait avec le résidu de diverses couleurs, recuites et broyées,

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