ORPIMENT
montagnes, des forêts, des sujets d'histoire ou de mythologie, etc. Dans les temples, on exécutait des peintures dont les sujets étaient des combats, des prises de villes, des triomphes, les actions des dieux et des héros, enfin des événements dont le souvenir fût précieux pour le peuple.
L'architecture romaine , considérée dans l'ensemble de sa décoration, se caractérise par l'emploi presque exclusif de l'acanthe. Les ornements sculptés sont toujours des modifications de l'acanthe, qui forme aussi le fond sur lequel, dans les décorations peintes, sont jetées les représentations de plantes et de fleurs naturelles.
Tout d'abord, après la conquête de la Grèce, les Romains n'ayant pas chez eux d'artistes capables d'orner les murailles de peintures aussi belles que celles qu'ils avaient vues, transportèrent à Rome un grand nombre de peintures murales enlevées dans les villes tombées en leur pouvoir, pour en orner leurs maisons de ville et de campagne.
D'ailleurs des peintres grecs furent appelés par eux pour exécuter leurs décorations intérieures et à leur école se formèrent des artistes romains.
Sous le règne d'Auguste, la peinture du paysage fut en vogue, et, dans la suite, le goût s'en répandit de plus en plus parmi les particuliers, comme on a pu en juger par les peintures trouvées dans les ruines d'Herculanum et de Pompéi. On a également découvert dans ces villes beaucoup de peintures murales représentant des vues et des sujets d'architecture. On y voit aussi des motifs empruntés à la mythologie ou à l'histoire.
Nous avons dit plus haut quel rôle jouait l'acanthe dans Tornementation romaine ; l'emploi en était borné par cette règle que chaque feuille d'acanthe naissait d'une autre.
Au moyen âge et particulièrement dans l'ornementation du xm"* siècle, on remarque un petit nombre de formes
typiques, telles que le trèfle et le quintefeuille , dont la répétition produit une innombrable variété de combinaisons de feuillages s'éloignant plus ou moins de la plante naturelle.
Les artistes de la Renaissance revinrent à l'emploi de l'acanthe et, comme les Romains, adoptèrent le principe des ornements naissant les uns des autres.
On appelle :
Ornements courants, ceux qui se répètent dans une frise ou dans une moulure, comme les entrelacs, les rinceaux, les oves, etc.;
Ornements de coins, ceux qui occupent les angles des chambranles autour des portes et des fenêtres ;
Ornements de relief, ceux qui sont sculptés sur le contour des moulures, comme les feuilles d'eau et de refend, les coquilles, etc.;
Ornements en creux, ceux qui, comme les oves, les rais de cœur, sont refouillés dans les moulures.
Ornementation, s. f.
Décoration, Ornement.
— Vov
Orpiment ou Orpin, s. m. — Sulfure jaune d'arsenic que l'on trouve dans la nature en masses lamelleuses d'un jaune vif éclatant et qui, réduites en poudre, prennent un ton plus clair.
On s'en sert en peinture. Son mélange avec du bleu de Prusse donne une belle couleur verte.
On fait aussi d^Y orpiment artificiel en faisant fondre ensemble du soufre et de Tarsenic.
L'orpin ou réalgal naturel est la plus estimée des deux variétés de cette couleur ; il doit être choisi en beaux morceaux laqueux, d'un jaune doré, luisant et resplendissant comme l'or, se divisant facilement par écailles ou lames minces. Vorpin artificiel doit être d'un beau rouge. L'un et l'autre se broient à l'essence, pour être employés au vernis ; ils peuvent aussi l'être à l'huile. Le jaune qu'ils donnent est de la couleur du