PALESTRE
époque que Ion peut signaler, dans les inscriptions murales, Tabandon fréquent des majuscules pour les minuscules ou lettres anguleuses employées dans les manuscrits.
Les édifices du xv- siècle présentent des inscriptions dont la lecture devient plus difficile ; l'écriture manuscrite est
Fig. 24o0.
constamment usitée ; mais les caractères sont plus serrés qu'au XIV^ La figure 2450 donne l'alphabet usité à cette épofjue.
Dès le siècle suivant, les écritures murales gravées sur les édifices construits dans le style de la Renaissance sont composées de lettres capitales romaines et cet usage s'est conservé jusqu'à nos jours. Toutefois, le caractère gothique se retrouve encore sur certains monuments funéraires du xvr et du xvn^ siècles.
Palestre, s. f. — Vaste édifice qui servait, chez les Grecs et chez les Romains, à l'enseignement et à la pratique de la gymnastique.
Les mots palœstra et gymnasium étaient généralement appliqués dans le même sens ; si l'on peut toutefois noter entre ces deux termes quelque différence, c'est, qu'à proprement parler, le premier désignait, à l'origine, l'endroit où les athlètes qui luttaient dans les jeux publics étaient dressés à l'art du pugilat et de la lutte, tandis que le gymna siwïf éi^'it un établissement où la jeunesse grecque se livrait à tous les jeux de son âge et à des exercices gymnastiques. La palœstra devait donc être, dans \e gymnasmm, le lieu réservé aux exer-
cices du corps. Quoi qu'il en soit, nous prendrons ici, d'accord avec Yitruve, le mot palestre dans son acception générale.
Ces édifices servaient également de lieux de réunion pour les philosophes et pour les rhéteurs, dont on venait écouter les conversations. Ils se composaient d'une première cour quadrangulaire entourée de portiques et de bâtiments dans lesquels étaient les salles d'exercices, les salles pour les philosophes et des bains complets. Les portiques étaient destinés aux promeneurs. Une seconde
Fig. 2451.
tour, entourée aussi de colonnades, mais sur trois côtés seulement, était plantée d'allées de platanes et d'autres arbres avec des bancs de pierre. Les portiques latéraux servaient de xystes (voy. ce mot). Un stade occupait le quatrième côté, ou était adossé à l'une des faces latérales de l'établissement, selon la disposition adoptée par Vilruve et que nous reproduisons ici (fig. 2451) :
1 , portique simple du péristyle-.
2, portique double regardant le midi.
3, exèdres ou salles de conférences pour les philosophes. 4, ephebeum, pièce
PALIER
PALIKRE.
dans laquelle les jeunes gens faisaient leurs exercices en présence de leurs maîtres, o, coryceum, jeu de paume.
6, bain d'eau froide. 7, conistei'ium, lieu où l'on conservait la poussière.
8, ela^othesium. chambre où l'on gardait les huiles. 9, lieu frais appelé apodyterium. De celte dernière pièce, on pénètre par un coi'ridor dans les bains chauds. Sur le jardin placé en arrière de ces bâtiments s'ouvrent un portique double regardant le nord et deux autres portiques latéraux appelés xystes et dans lesquels les athlètes s'exerçaient à couvert. 10, stade, contigu à l'édifice sur toute sa longueur.
Athènes possédait trois grands étabhssements de ce genre : le Lycée, le Cynosarges et l'Académie.
Les Romains ne construisirent de palestres qu'à l'époque où ils édifièrent de vastes thermes, au temps de Néron ; ces gymnases faisaient alors partie des thermes (voy. ce mot).
Palette, s. f. — [" Palette à forer : pièce de bois ou de fer que l'ouvrier applique contre son estomac pour manœuvrer le foret et qu'il appelle aussi conscience (voy. ce mot).
2° Palette à dorer : pinceau plat fait de poils de blaireau ou d'un bout de queue de petit-gris, auxquels on fait faire l'éventail et qu'on a disposés dans une carte maintenue par un manche en ho'is.h^ palette sevl à prendre les feuilles d'or sur le coussinet.
3° Planchette de bois mince et dur sur laquelle les peintres en décor font le mélange de leurs couleurs. On tient celte palette à la main gauche en passant le pouce dans un trou pratiqué près du bord.
4° Architectlre hydraulique. On donne ce nom aux ais ou planchettes qui garnissent la circonférence de certaines roues hydrauhques, dites roues à palettes.
m Palier, s. m. — 1° Plate-forme mé-
nagée. de distance en distance, et particulièrement à chaque étage, dans le parcours d'un escalier.
Les paliers qui donnent accès aux appartements avec lesquels ils sont de plain-pied sont les paliers principaux ; les paliers intermédiaires sont appelés paliers de repos.
Dans les escaliers à cage rectangulaire, les paliers principaux sont des rectangles dont le plus grand côté est égal à la largeur de la cage et le plus petit à l'emmarchement. Dans les escaliers à rampe droite, on place très sou-
, vent un palier vers le milieu de Y escalier
1 (voy. ce mot).
I Les escaliers à repos sont ceux dont les rampes droites et parallèles, formant entre elles des angles droits, sont ter-
: minées par des paliers carrés.
I Les paliers des escaliers en charpente
! sont des planchers dont les soliveaux reposent, d'un côté, sur le mur de la cage, et, de l'autre, sur une solive palière encastrée également dans les murs de la cage par ses deux extrémités. Le dessus du palier est dallé, carrelé ou planchéié ; le dessous est plafonné. La marche d'arcivée sur un palier est dite marche palière (voy. ce mot).
On appelle demi-palier, un palier carré de la longueur des marches et situé à demi-étage.
2° Forte pièce de métal de la forme indiquée par la figure 2452 et qui sert.
Fig. 2432.
dans les machines, à portei' un arbre destiné à recevoir un mouvement de rotation.
Palière, adj. — Marche palière :