PATÈRE
ches jointives reposant sur des longrines supportées elles-mêmes par des entretoises en fer à double T, sur lesquelles elles sont maintenues par des équerres boulonnées. Les garde-fous sont composés de deux sablières haute et basse, formées chacune d'une lame de tôle et de deux cornières reliées par des plaques d'assemblage. Ces sablières sont réunies par de doubles montants verticaux en fer cornières, percés de trous dans lesquels passent des fils de fer, qui forment une clôture à claire-voie.
Des cornières, disposées en croix de Saint-André, complètent la liaison des sablières et la rigidité de Pensemble.
Les entretoises du tablier reposent, par leurs extrémités, sur la sablière basse et sont reliées aux montants des garde-fous par des équerres boulonnées. Cet ouvrage, très simplement et très judicieusement construit, a uneportéedelSmètres.
Passilloiî {Pierre de). — Craie dure, jaunâtre, un peu noduleuse, qui provient de la carrière de Passillon, commune de Villers-Carbonnel, près de Péronne.
Cette pierre porte de 0°',7o à 1 mètre de hauteur d'assise ; elle pèse de 2,060 à 2,180 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 440 à 670 kilogr.
par centimètre carré.
Pastoplioria. — Mot latin par lequel les anciens chrétiens désignaient les deux petites absides, qui flanquaient souvent l'abside principale dans les basiliques et où Ton renfermait les restes du pain consacré.
Pastouriaux, s.
pi. — On
donne quelquefois ce nom aux pièces cubiques formant le petit appareil dans les monuments antérieurs au xi*" siècle.
Pâte, s. f.
Carton).
— Carton-pâte (voy
plâtre, de forme convexe, que Ton emploie pour la construction des voûtes.
Serrurerie. Paquet de menus fers que Ton soude ensemble en les corroyant ; on obtient ainsi du fer doux.
Terrasse. Butte de terre qu'on laisse dans une fouille pour servir de témoin.
Pâté de maisons : assemblage de maisons formant un tout isolé.
Patenôtres, s. f. pi. — Ornements, en forme de grains ronds ou ovales, que Ton place au-dessous des oves.
Patère, s. f. — 1° Les anciens donnaient le nom de paiera à des vases employés dans les cérémonies religieuses, soit pour les libations, soit pour recevoir le sang des victimes.
Ces vases différaient par la forme, la grandeur et l'ornementation. D'autres étaient circulaires et présentaient, à peu près, l'aspect de ce que nous appelons une soucoupe. Il y en avait qui n'étaient que des vases votifs que l'on ornait de toutes sortes de figures.
2° Il est probable que c'est l'usage de ces patères votives, suspendues dans les temples comme objets purement décoratifs, qui tit naître l'idée d'en imiter les formes dans rarchilecture et d'en faire un ornement de sculpture de forme circulaire fréquemment employé sur les cippes, sur les autels, dans les frises, etc.
On emploie particulièrement les patères pour la décoration des métopes de
ÈmmcM
Pâté, s. m. — Maçoxxerie. Masse de
Fig. 2:J30.
la frise doi'ique, comme le montre la fio-ure 2530.
PATINOT.
PATTi:.
3" Sorte de rosette pleine en cuivr»'.
lourné»' et diversement prolilée.
On rapporte \c?^ pati'rrs, comme ornements, sur (les croisillons, dans une rampe, dans un l»alcon, etc.
4° Morceau de bois encadré dans la maçonnerie et sur letpiel on fixe les apitareils d'éclairaoie à lïaz.
Patience, s. f. — Nom ((ue Ton donnait autrefois, concurremment à celui de wisiniconlc. aux i)arlies mobiles des stalles (voy. Miséricorde ,
Patin, v. ///. — Charpente. Pièce de bois posée borizontalement au départ d'un escalier en cbarpente et sur laquelle repose le limon (voy. ce mot).
Serhlrefue. Cale en fer qui reçoit la portée d'un poitrail ou sur laqueHe repose une colonne.
On dit également semelle.
Architectire hydraii.ique. On donne ce nom à des pièces de bois que l'on attacbe sur la tête des pilots d'une fondation ou que l'on place sur un terrain peu solide et au-dessus desquelles on pose les plates-formes.
Patine, s. f. — On donne la dénomination de patine antique à cette belle couleur verte que prend le bronze avec le temps.
Celte couleur est due à la rouille qui, loin de ronger l'alliage formé par le l'iiivre et l'étain. ne le pénètre que peu profondément et le préserve, au conti'aire, de l'action de l'air et de l'bumidité.
Les Romains donnaient !•' nom (Wrrugo à cet oxyde vert de bronze formé par le fer. le zinc et le plomb, ipii entrent dans l'alliage, altérés, paraît-il . en proportion des quantités relatives par les(iuelles ils y sont représentés.
Patinot. s. m. — Nom que l'on donne aux poteries appelées aussi ua-
ijons et que l'on place dans l'épaisseur des murs poui' former les tuyaux de cheminée.
Patron, s. m. — 1" Les ouvriers donnent ce nom à des tables sur le.s- (pielles les vitriers tracent et dessinent, à la pierre noire, les divers compartiments de panneaux, d'après lesquels on coupe les pièces.
'i" Nom que les ouvriers donnent au maître, au chef d'atelier.
Patte, s. f. — 1° Partie mobile d'un sergent (voy. ce mot).
2° Nom que l'on donne à des morceaux de fer servant à fixer des menuiseries, des dalles, des glaces, des chambranles de cheminées, etc.
Suivant la forme que ces objets reçoivent, on dislingue :
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Les pattes à pointe, qui se divisent ainsi (fig. 2531) :
A, patte percée servant à fixer des pièces de bois les unes contre les autres ou contre des murs; la pointe est chassée dans le corps auquel on veut attacher la pièce ; la patte s'applique sur la pièce attachée et s'y fixe par un clou; un talon reçoit, par l'intermédiaire d'un ciseau, les coups de marteau que la patte ne pourrait supporter;
B, clou à patte, servant à maintenir ou à supporter une pièce de bois, lorsqu'il ne s'agit pas de la fixer; un talon, placé en ariière de la patte, reçoit, comme dans la pièce précédente, l'action du marteau, qui, si l'on frappait sur le bout de la jfatte. l'écraserait et forme-