PAUMELLE
lieu lie lenon prend le iioin(lV'>ai</(^???r/*/ portant un d'il, dans lequel doit entrer el reçoit un clou ou une chevillette pour j un gond à pointe (llg. 2537) ou à scellellxer Tasseniblage. A Lextrémitù A, la
surface du tenon est parallèle à l'arase-
ëMiI
Fig. 2535.
ment et la paume est alors dite carrée : lorsque cette surface est oblique à l'arasement, ainsi qu'on le voit en B, on dit que la paume est grasse.
Venture en paume est disposée suivant le même système ; seulement les pièces sont bout à bout ; ce joint porte généra-
Fig. 2536.
lemenl (fig. 2536) sur une pièce placée en croix sous les deux premières et est consolidé par une cheville en bois ou en fer.
Ce dernier système s'emploie, en charpente, pour allonger un chevron ou une paume, particulièrement la paume de faîte.
Paumelle, s-, f. — Ferrure de porte, de persienne ou de volet, qui est composée de deux branches formant le T et qui diffère dune penture en ce que la branche fixée sur le vantail mobile est posée verticalement.
On dislingue les paumelles simples et les paumelles doubles.
Les premières n'ont qu'une branche
Fig. 2537.
ment (fig. 2538). Il y a également les paumelles simples à équerre (fig. 2539),
dans lesquelles le gond, ainsi que le
Fig 2539.
montre le plan, est coudé, entaillé dans le bâti et fixé avec une vis.
Les paumelles doubles ont deux branches semblables et servent spécialement à la ferrure des portes, des croisées, des
PAVAGE
châssis, etc. La figure 2o40 représente
Fig. 2o40.
une paumelle double à boules, qui s'entaille en feuillure et se fixe avec des vis.
On distingue encore, parmi les paumelles doubles, celles qui sont dites à nœuds bouchés, à olive, laminées, à nœuds rabotés, boiteuses, etc.
Ces ferrures peuvent être munies de bagues en fer ou en cuivre (voy. Bague).
Les paumelles destinées aux menuiseries extérieures sont fixées avec des clous rivés.
Pavage, Pavement, s. m. — Revêtement du sol exécuté avec des matériaux choisis et disposés de manière à en égaliser la surface, à l'affermir et à la rendre imperméable.
On distingue les pavements intérieurs, établis dans les habitations et dans les édifices (voy. Aire, Carrelage, Dallage, Mosaïque), et les pavements extérieurs, tels que ceux des cours , voies publiques, etc.
Chez les Romains, le sol des voies publiques était revêtu de grandes dalles irrégulières et très épaisses (voy. Voie). Nous donnons (fig. 2541) un fragment de pavage antique d'une rue de Pompéi.
Les angles formés par la rencontre des joints sont occupés par ditîérentes matières : A caillou, B gravier, G clous en fer, D ciment.
Les pavages intérieurs des édifices, temples, monuments divers, habitations, etc., étaient de plusieurs sortes. Les cours intérieures des maisons ,
- PAVAGE
ainsi qu'on peut le constater par les
Fig. 2o41.
ruines découvertes à Pompéi et à Herculanum, étaient pavées au moyen de briques posées à plat ou de dalles minces de pierres dures ou de marbres diversement colorés (voy. Mosaïque).
Le pavage en dalles de marbre formant de grands compartiments et connu sous le noin iïopus tessellatum, était usité depuis les temps les plus reculés et encore employé dans les premières basiliques chrétiennes des m" et iv*' siècles.
Ces derniers édifices présentaient aussi le pavage en marbre incrusté de marbres de couleurs variées, de porpliyre, etc. Ce genre de marqueterie, appelé opus sectile ou alexandrinum , provenait de fOrient et fut introduit à Rome à l'époque de Sylla; on l'appelle aujourd'hui, en Italie, lavoro di composta.
Enfin, il y avait le pavage en mosaïque, formé de petits cubes de marbre et appelé opus vermiculatum. On a trouvé de nombreux restes de pavages de ce genre dans les thermes de Caracalla, dans les ruines de Pompéi et d'Herculanum, de Préneste, etc.
PAVAC.i:.
PAVAGE
Les cliivliens imilèrcnl aussi celte sorte de purement dans les premières éi^lises. Plus laid, les parat/es de mar- (juelerie et de mosaïque furent accompagnés irornements de tous genres, lleurs, animaux, personnages, sujets tirés des livres saints.
Celle imitation des procédés anliipies dans le rcvétemenl du sol des édilices dura jusciu'au xu" siècle. A cette épo(jue apparurent les pierres tombales mêlées aux dallages et recouvertes de traits gravés en creux, que Ton rem|)lissait de mastics de couleur ou de plomb. En même temps fut adopté l'usage des carreaux en terre cuite vernissée ou émaillée. Ce dernier genre de pavements fut appliquédepuislc xin" jusqu'au xvpsiècle (voy. Carre laije).
C'est à partir du xu'= siècle, autant que Ton peut en juger par les débris retrouvés, que certaines places ou voies fi-équentées reçurent un revêtement de pavés. Sur les pentes raides, on établissait des pierres dures posées de cliamp.
Aujourd'lmi, ces pavages se font en pavés de grès, de granit, de porphyre, de schiste, en cailloux roulés et en briques disposées à bâtons rompus; mais la matière la plus habituellement employée est le grès (voy. Pavé).
Tout pavage doit s'établir sur un fond suflisamment résistant; si l'on est obligé de paver sur des terres rapportées, il faut les pilonner préalablement.
D'ordinaire, on pose les pavés sur une aire de sable, de 0™,10 à O^'jlo d'épaisseur, appelée forme, après avoir d'abord calculé la profondeur de l'encaissement nécessaire , d'après cette épaisseur et celle des blocs de revêtement. On place ensuite les pavés par rangées perpendiculaires à l'axe de la voie ; toutefois, la disposition par rangées obli(jues à cette direction présente plus de résistance.
Il faut avoir soin que les joints longitudinaux d'une rangée correspondent, autant que possible, aux milieux
des pavés des rangs voisins. Ces joints ont de 0'",0:20 à O'",0-2o d'épaisseur ; on les garnit de sable, de mortier, de ciment ou de bitume ; ces derniers matériaux sont em|)loyés pour les parties exposées à une humidité continuelle, comme les ruisseaux.
Un encaissement en gros pavés doit limiter les parties remplies en pavés de plus petit échantillon.
Avant de livrer une rue à la circulalion, on affermit le pavage en frappant chaque bloc avec une demoiselle et en l'enfonçant dans son alvéole de sable, jusqu'à ce qu'il soit au niveau convenable ; après (pioi, on recouvre le tout d'un(î couche de sable de 0°',02, alin d'achever de remplir les joints.
Dans les pavages en cailloux roules, employés fi-équemment dans le midi de la France, on pose les blocs le gros bout en bas, pour qu'ils ne s'enfoncent pas sous les charges qu'ils ont à supporter. Ces revêtements exigent plus de sable ou de mortier que les précédents.
Avant de commencer un pavage, il faut déterminer les pentes à donner au terrain qui forme le fond du revêtement, ainsi qu'aux ruisseaux et aux surfaces mêmes du pavé; on doit combiner ces pentes de manière à rejeter les eaux pluviales vers les points où elles ne peuvent nuire aux constructions.
On distingue deux sortes d'entretien des pavés qui forment le revêtement des chaussées de roules : celui qui se fait par relevés à bout et ï entretien simple.
Le relevé à bout s'exécute de la manière suivante : on enlève tous les pavés pour découvrir complètement une certaine étendue de la forme ; on pioche cette forme pour lui rendre son élasticité ; on enlève le sable qui est devenu terreux; on le remplace par du nouveau et l'on reconstruit la chaussée, comme si elle était neuve, en mettant au rebut les pavés de mauvaise qualité et ceux qui sont déformés par l'usure. Au point où commence le travail, on a soin de