‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 328 sur 349 · PÊNE · texte numérisé non relu

PÊNE

PEXXON.

d'une queue, extrémilé opposée à la première, et du corps, ou partie moyenne entre la tête et la queue.

Dans les becs-de-cane, le pêne, dont la tête A (fig. 2oo4) est fréquemment en chanfrein, et quelquefois plate, est mû, au moyen d'un foliot B, par un bouton

double (voy. Bec-de-cane). On voit en C, le ressort à boudin qui agit sur la tête du pêne pour le tenir fermé et en D, le plan de la pièce.

Le pêne d'un bec-de-cane peut être

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Fig. 2553.

évidé, comme le montre la figure 2555.

Les serrures de sûreté ont un pêne

tour et demi (fig. 2556) qui est retenu

dans la position où la clef l'a placé, par

Fig. 2556.

Pennon, s. m. — Sorte de girouette, garnie, à sa partie supérieure, de petites un ressort entrant dans des encoches A, plaques de liège minces sur lesquelles pratiquées sur le dos de cette pièce ; il ! sont plantées des plumes servant à indiest poussé par un ressort à boudin que I quer la direction du vent.

la clef repousse à son tour pour ouvrir, en faisant un demi-tour. La clef agit ainsi en accrochant de petites barbes dont le pêne est garni en-dessous ; mais il faut, en même temps, qu'elle soulève le ressort qui retient le pêne (voy. Serrure).

Dans la serrure à foliot, ce pêne agit au moyen du foliot par le bouton double.

Le pêne dormant n'a de mouvement que celui qu'il reçoit de la clef; il porte à cet effet des barbes ; sa tête est méplate et sa tige élégie ; il est guidé par un arrêt à coulisse.

Le pêîie fourchu est celui qui a deux têtes sur la même tige.

Le pêne à verrou de nuit, que l'on peut placer dans une serrure quelconque, est à tête méplate, se meut au moyen d'un bouton de coulisse et est maintenu et guidé par un picolet.

Le pêne à pignon est celui qui est mis en mouvement à l'aide d'un pignon (voy. ce mot).

Les verrous, les targettes, les loqueteaux ont des pênes plats, carrés, ronds, à mentonnet, etc., qui agissent au moyen de boutons ou de tirages.

Pénétration, s. f. — Mot par lequel on désigne la courbe passant par les points d'intersection de deux surfaces qui se rencontrent.

Telle est la pénétration d'une lunette dans un berceau, ou de deux berceaux l'un dans l'autre.

Penne, s. f. — 1° Terme que l'on employait au moyen âge pour désigner les créneaux d'une muraille de château et le château lui-même.

2° Dans l'art héraldique, les mots penne ou pennage s'appliquent aux plumes adaptées à un chapeau ou à un écu.

PENTURE

— OiO —

PENTURE

Pentagone, s. m.

cinq côtés.

Polygone de |

Pente, s. f. — Inclinaison d'un terrain, d'un mur, d'une gouttière, d'une couverture, d'un chemin, d'un pavage, d'un glacis, etc.

Suivant que la pente d'un comble est plus ou moins forte, on dit que ce comble est plus ou moins raide (voy. Comble).

Ls. pente d'un chemin, prise d'un point à un autre de ce chemin, se mesure par le rapport de la différence de niveau de ces deux points à la distance qui les sépare. Par exemple, la différence de niveau entre les deux points choisis étant de 3 mètres et la distance qui les sépare de 6,000 mètres, on dit alors que le chemin a une pente de 3/6,000 ou 0",00o.

Les paveurs distinguent deux pentes dans un chemin : la pente courante, qui suit la longueur de la voie, et la pente latérale, qui tombe sur sa largeur.

Les menuisiers donnent le nom de pente à l'inclinaison qu'ils ménagent sur le fer d'un outil.

Pente de plâtre : enduit de plâtre fait sur lattes ou voliges, ou bien, massif de plâtras et plâtre, dont la surface est dressée de manière à recevoir les chéneaux ou gouttières et à faciliter par son inclinaison l'écoulement de l'eau (voy.

Chéneau, Gouttière).

Contre-pente : pente en sens inverse d'une direction indiquée.

Pente d'échaudoir : pièce de bois ou de fer placée dans un écliaiidoir (voy. ce mot), et qui sert à suspendre les animaux que l'on vient d'abattre. Tantôt les pentes sont scellées des deux bouts dans les murs opposés; tantôt elles portent par une extrémité dans un mur et, par l'autre, sur un chevêtre.

Penture, s. f. — Pièce de fer qui compte parmi les ferrements d'une porte et qui se compose d'une branche ou bande de fer méplat et d'un œil ou nœud pivotant sur un gond ; cet œil est rap-

porté et soudé ou simplement formé par la branche repliée à son extrémité ; la barre plate est percée de trous destinés à recevoir des vis ou des clous qui la lixent sur la porte.

Cette ferrure sert en même temps à faire mouvoir le vantail, et à consolider la jonction des planches qui forment le vantail.

On distingue :

La penture ordinaire A (fig. 2557), qui sert pour les portes de cave ;

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Fig. 2557.

La penture à collet élargi B, qui n'est pas brute, comme la précédente, mais qui est ordinairement dressée, limée et entaillée dans le bois; ces deux sortes de pentures s'appliquent à l'extérieur de la porte ;

La penture à entailler C, coudée intérieurement ;

La penture à équerre à T, avec gond (lig. 2558), qui est employée, ainsi que

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Fig. 2558.

les suivanles, comme ferrement des portes charretières ;

PENTURE

PENTURE

La penture à équerre double inférieure (fig. 2559) ;

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Fig. 2359.

La penture à équerre double supérieure (fig. 2560) ;

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Fig. 2560.

La penture à équerre double , avec gond à patte, pour le guichet (lig. 2561).

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Fig. 2561.

Nous donnons (fig. 2562) un autre système de penture , en forme de fourclie, dont les deux branches embrassent le montant du bâti de la porte et sont réunies entre elles par un bou-

Fig. 2562.

Ion ; la poi'te est munie de deux pentures de ce genre, Tune supérieure, Tautre inférieure et dont les nœuds ne sont pas placés sur la même verticale ; ce système donne plus d'assiette et de solidité à rattache du vantail.

On appelle improprement pentures à charnière, pentures à pivot, des ferrures peu employées qui sont de véritables charnières onpivots (voy. ces mots) avec branches de penture.

On fait encore des pentures fleuronnées (lig. 2563), des pentures à enroule-

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Fig. 2563.

ments (fig. 2564) ; quelquefois, comme dans les portes des églises du moyen âge, les dessins de ces ferrements sont très compliqués et couvrent presque en-

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iN. :

Fig. 2564.

tièrementles bois des battants, auxquels ils sont fixés par des clous à têtes saillantes.

PEXTURE.

PÉPIMÈRE,

Outre les penturcs en fer méplat, il existe des ouvrages de ce genre où le ter forgé se présente sous des sections différentes. Le premier spécimen que

Fi}ç. 2565.

nous en donnons , représenté par la figure 2o6o, est du xvn° siècle et appartient à riiôtel de ville de Lvon; les fers qui forment les enroulements sont ar-

Fig 2560.

rondis. L'autre pentiire représentée par la figure 2566 est de la même époque et du même édifice ; elle est plus plate que la précédente et se rapproche un peu trop, quoiqu'elle soit également en fer

forgé, de la tôle découpée ; mais elle n'est pas moins curieuse par le dessin.

Pépérin, s. m. — Tuf volcanique fournissant une pierre moins dure , moins belle, moins homogène et plus poreuse que le travertin, mais plus difficile à tailler à cause des cailloux siliceux qu'elle renferme.

Cette pierre est d'une couleur grise, avec des taches brunes et des points brillants. Quoique tendre lorsqu'on l'exploite, elle durcit avec le temps et résiste aux effets du feu. On l'extrait de plusieurs endroits : des environs de Rome, où on lui donne le nom de peperino, mais surtout de Castel-Marana, sur la route de Naples. Les anciens la tiraient principalement de Gabies ou d'Albano et la nommaient, pour cette raison, lapis gabinus ou albanus. Une partie de l'ager de Servius Tullius et le grand mur à l'est du forum d'Auguste sont construits en pépérin.

Pépinière, s. f. — Dans l'art des jardins, la pépinière est un lieu ordinairement clos de murs ou de haies, qui sert à élever des plants d'arbres, d'arbrisseaux et de fleurs sur plusieurs lignes en les séparant, selon leurs espèces , par des sentiers ou des rigoles.

Les murs sont le mode de clôture le plus convenable pour les pépinières, mais ils occasionnent une dépense considérable ; il faut, pour que le pépiniériste y ait recours, qu'il soit propriétaire du terrain ou qu'il l'ait affermé pour un temps assez long et que le propriétaire consente à supporter une grande partie de la dépense. Les haies vives présentent l'inconvénient de n'être terminées qu'après huit ou dix ans et entraînent une perte de terrain notable, car la culture ne peut s'avancer jusqu'à leur pied. On a quelquefois recours aux fossés; mais ce genre de clôture n'est convenable que dans les terrains humides où il sert cà l'assainissement.

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